Opérations Forestières

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Bois d’oeuvre: «si nous avons à nous battre, nous nous battrons»


15 septembre 2016
Par lapresse.ca

À un mois de la date butoir, le Canada et les États-Unis ont toujours des divergences « substantielles » et « fondamentales » à propos d’une nouvelle entente sur le bois d’oeuvre. Si bien que le gouvernement Trudeau durcit le ton et se prépare à un débat devant les tribunaux. « Nous préférons la paix, mais si nous avons à nous battre, nous nous battrons », a dit la ministre fédérale du Commerce international, Chrystia Freeland.

La ministre Freeland, qui a passé la journée d’hier à négocier à Washington, admet qu’il reste « beaucoup de différences » entre les deux pays, notamment « sur ce que devrait être l’approche fondamentale de l’entente ». Qualifiant les discussions d’hier de « très positives », la ministre Freeland souligne la « bonne foi » des deux pays dans cette négociation « très compliquée » du bois d’oeuvre.

Malgré l’opposition de l’industrie américaine, Ottawa garde espoir de pouvoir négocier un régime de libre-échange ou de quotas plus souple pour le Québec, qui a modifié son régime forestier pour le rendre plus concurrentiel. Selon l’ambassadeur du Canada à Washington, l’industrie américaine – qui doit approuver l’entente pour qu’elle soit valide aux États-Unis – ne fait pas la distinction entre l’ancien et le nouveau régime forestier du Québec, maintenant basé sur un système d’enchères. « Le système [au Québec] est différent du leur, ils ne font pas la distinction entre les enchères, ou si le [régime québécois] est moins subventionné ou non. Ils n’ont pas fait les nuances avec le système du Québec », a précisé l’ambassadeur David MacNaughton.

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