Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
L’avenir du bois passe-t-il par le plastique?

Pour les compagnies forestières, il s’agit d’une filière « prometteuse pour l’avenir » puisqu’elle permet de rentabiliser les copeaux et les sciures issus de la transformation du bois d’oeuvre, mais également l’écorce et les résidus générés lors du recyclage du papier.


14 mai 2014
Par Le Devoir

Mise à mal au cours des dernières années, l’industrie forestière québécoise pourrait bien avoir trouvé sa planche de salut… dans le plastique. Les composites unissant des fibres de bois et des polymères représentent un marché prometteur et potentiellement profitable pour les entreprises forestières, qui attendent pour l’instant que la science leur offre davantage de garanties.

« Il y a des gains substantiels à faire dans tous les marchés du plastique. Si on est capables de mettre de la fibre de bois dans un produit, on réduit son coût, d’où son potentiel très important », souligne Ahmed Koubaa, professeur à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la valorisation, la caractérisation et la transformation du bois. Il a supervisé plusieurs étudiants aux cycles supérieurs qui se sont intéressés aux composites bois-plastique et dont les travaux ont été présentés mardi à Montréal dans le cadre du congrès de l’Acfas.

Il affirme qu’une tonne de plastique coûte entre 1000 et 2000 $, tandis que la même quantité de fibres de bois peut être payée 400 $, souvent moins. Puisque la proportion de fibres de bois comprise dans un composite avoisine généralement les 50 %, cette avenue fait miroiter d’importantes économies d’argent pour plusieurs industries, y compris celles de l’automobile et de l’aéronautique.

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