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Protéger la biodiversité pour mieux lutter contre le réchauffement


15 juillet 2021
Par La Presse

Tout comme l’urgence climatique, la crise mondiale de biodiversité nécessitera des choix difficiles d’ici la fin de la décennie. La Convention de l’ONU sur la diversité biologique (CDB) a mis la table, lundi, en vue d’un grand sommet qui doit se tenir en Chine en octobre prochain. Un programme costaud qui prévoit de réduire considérablement l’utilisation des pesticides, d’enrayer la pollution par le plastique, d’augmenter la superficie des aires protégées et de mieux protéger les espèces menacées.

De quel programme est-il question ?

Ce programme, c’est celui de la 15conférence sur la diversité biologique qui doit se tenir en principe en Chine, du 11 au 24 octobre prochain. Cette rencontre est en quelque sorte l’équivalent de la COP26, la conférence sur le climat, prévue en novembre à Glasgow, en Écosse. Tout comme la COP26, qui est conseillée par le GIEC ou le groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, la Convention sur la diversité biologique, dont le Canada est membre, compte aussi sur un groupe de spécialistes, soit la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, mieux connue sous l’acronyme IPBES. Celui-ci dresse l’état des lieux en matière de biodiversité, qui a été présenté pour la première fois à Paris en 2019. Les conclusions faisaient alors état d’un « effondrement » pour les écosystèmes et la diversité biologique un peu partout sur la planète.

Des objectifs ambitieux

D’ici 2030, les États membres devront avoir protégé au moins 30 % de leur superficie terrestre et marine. Le document prévoit aussi une réduction de l’utilisation des pesticides d’au moins 60 % et l’élimination de la pollution par le plastique. D’ici 2050, l’objectif est de renverser la tendance et de restaurer au moins 20 % des écosystèmes déjà endommagés en plus de ceux qui seront protégés. Des gestes qui devraient permettre de réduire d’au moins 10 % le risque de voir des espèces disparaître à tout jamais. Des objectifs ambitieux, dont certains sont jugés irréalistes cependant, du moins tant que les gouvernements ne mettront pas en place les cadres législatifs requis, reconnaît le président de l’IPBES, le Britannique Robert Watson, en entrevue avec le quotidien The Guardian.

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