Opérations Forestières

Nouvelles de l’industrie
le dernier mot – Un levier de développement économique et social

Le bois. Ressource patrimoniale inestimable pour le Québec.


4 juin 2018
Par Denis Lebel

Aussi loin qu’on se souvienne, le bois a toujours occupé une place importante dans notre économie. On peut remonter au début de la colonisation française, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, pour constater que la forêt est depuis longtemps l’objet d’activité commerciale. Cette activité a également contribué à voir naître de nombreuses communautés qui sont, encore aujourd’hui, des municipalités fortes et fières.

Grâce à cet héritage imposant, mais aussi grâce à une profonde transformation du secteur, l’industrie forestière demeure véritablement un secteur d’avenir pour le Québec. L’industrie forestière, c’est 150 000 emplois, dont 60 000 d’entre eux sont des emplois directs, ce qui en fait le premier secteur ma-
nufacturier au Québec.

Présent dans toutes les régions du Québec, le secteur forestier est l’un des seuls qui contribue positivement à la balance commerciale du Québec. On estime d’ailleurs que la vitalité d’une municipalité sur cinq dépend de notre secteur d’activité. Ce sont des statistiques positives et intéressantes, mais malheureusement très peu connues. En effet, les communautés forestières connaissent peu l’apport de notre secteur pour leur développement économique et social, tant à l’échelle locale que nationale. C’est une situation que nous avons bien l’intention de renverser !

Advertisment

Ayant toujours eu à cœur le développement économique régional et l’occupation des territoires, j’ai débuté, en avril dernier une tournée des régions du Québec. Je vais à la rencontre des membres du Conseil, des partenaires, des travailleurs, mais aussi des gens qui forment ces communautés forestières.

Peut-être sommes-nous trop réservés sur nos résultats ? Peut-être ne mettons-nous pas assez en va-
leur notre apport positif à l’économie ainsi qu’à l’environnement ? Il est grand temps de mieux partager ces informations aux municipalités, travailleurs et lea-
ders économiques. Comment ? En ouvrant le dialogue et intensifier nos partenariats.En unissant nos forces et en joignant nos voix, nous allons redorer l’image de l’industrie forestière pour qu’on la voie enfin telle qu’est : forte, dynamique et verte.

Nous allons redonner un sentiment de fierté tant à nos travailleurs qu’à nos communautés, trop souvent malmenés par des campagnes négatives et non factuelles.

À ce propos, le Collectif pour une forêt durable entend promouvoir davantage notre message d’innovation. Plus que jamais tourné vers l’avenir, notre secteur peut contribuer positivement aux engagements du Québec dans la lutte aux changements climatiques dans les différentes régions du Québec.

Comment mieux rejoindre chacun de vous, dans vos foyers ? Comment davantage faire partie de vos discussions quotidiennes ? Comment mieux se faire voir sur la place publique ? Plusieurs moyens s’offrent à nous, notamment par des partenariats avec Groupes Capitales Médias (Le Soleil, La Tribune, Le Quotidien, La Voix de l’Est, le Nouvelliste et Le Droit) et différents hebdos du Québec, qui supporteront la campagne Une forêt de possibilités dont je vous invite à cons-
tater les retombées au uneforetdepossibilites.com.

De plus, nous travaillons actuellement à la conclusion d’un partenariat très prometteur avec l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT). Restez à l’affût , car plus que jamais, l’industrie forestière prend la place qui lui revient dans l’espace public !

Cet avenir prometteur est possible si nous nous donnons les moyens de nos ambitions. Parmi les ingrédients indispensables à notre essor, attirer une main-d’œuvre compétente, et surtout suffisante, en fait partie. Car avant de manquer de bois, l’industrie va manquer de travailleurs.

Pour assurer notre développement et notre pérennité, il faut des ressources. La campagne Une forêt de possibilités est l’un des outils pour attirer cette main-d’œuvre, pour donner le goût d’une carrière au sein de l’industrie forestière. Malgré tous nos efforts, nous courrons tout de même le risque de manquer de bras. L’accueil de nouveaux arrivants dans nos régions pourrait certainement nous être d’une aide précieuse. Comment ? Par un accueil pensé et conçu ensemble, en fonction des réalités régionales.

Ensemble, j’en suis convaincu, nous pourrons relever ce défi. Au bénéfice de nos communautés. Au bénéfice de notre industrie. Au bénéfice du Québec tout entier !