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De la moto à l’usine

Une nouvelle génération de chaînes de transmission plus durables.


25 mars 2013
Par Gino Levasseur

Sujets

Nos scieries se sont optimisées, passant à des vitesses supérieures. Elles sont composées en grande partie de chaînes de transmission et de roues dentées afin de transmettre les forces et les vitesses de motorisation des différentes unités des lignes de sciage ou de rabotage. Ces chaînes et les roues dentées subissent des contraintes de plus en plus élevées et sont souvent associées à des arrêts de production et à des délais d’entretien coûteux.

Les roues dentées s’usent généralement quand la chaîne a dépassée 2 % d’élongation. Dès lors, la chaîne commence à exercer une force sur les dents qui accentue l’usure prématurée de ces dernières. Il faut donc essayer de diminuer l’usure des chaînes de transmission afin d’augmenter les délais entre les remplacements.

La lubrification est le point majeur pour permettre de résoudre l’effet d’élongation des chaînes. Elle diminue la friction, réduisant le contact direct métal sur métal entre les axes et les douilles, et protège également contre l’oxydation. La tâche de lubrification est toutefois rendue plus difficile car les intervalles entre les lubrifications peuvent dépendre de plusieurs facteurs, tels la vitesse, la pression de contact, l’environnement et le type de lubrifiant.

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Plusieurs fabricants ont développés des chaînes avec axes cémentés, un durcissement de surface supérieur pour essayer de freiner l’usure des pièces en frottement. Cette spécification, qui augmente en fait le niveau de la charge de rupture des chaînes, a permis d’étirer la durée de vie des chaînes, mais de façon peu significative car le frottement persiste.

Il faut bien comprendre les problématiques reliées au manque d’huile ou à la corrosion créé entre les axes et douille, et celle due à la surcharge appliquée à la chaîne. Elles doivent être traitées de façon différente et, plus souvent qu’autrement, les chaînes de type «heavy duty» avec plaques plus larges et axes durcis, sont installées là ou elles ne devraient pas l’être.

Les fabricants ont aussi mis sur le marché, des chaînes spécifiques pour essayer de résoudre les problèmes liés à l’augmentation des vitesses, la lubrification, l’environnement, la corrosion et l’introduction des particules abrasives. Ces chaînes de spécialités ont répondu avec plus ou moins de succès à chacune des difficultés observées séparément. Elles ont donné de bons résultats dans certaines applications mais devenaient catastrophiques dans d`autres, car elles répondaient à un critère unique, alors que nous savons pertinemment que la plupart des applications avec chaînes font face à plusieurs facteurs en même temps.

De plus, le contremaître de la mécanique était aux prises avec un sérieux problème de logistique. Il devait gérer différents types de chaînes selon les applications, et pourvoir son inventaire en conséquence.

Le joint torique
Depuis peu, Gidal Industriel propose une chaîne avec une meilleure durée de vie : la chaîne o-ring de Regina. Regina est un fabricant d’origine italienne qui possède un réseau international de distribution, dont des antennes en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Pour sa part, Gidal Industriel, à titre de grossiste, est le nouveau et le seul fournisseur des produits Regina au Canada. Cette firme québécoise se spécialise dans la vente de produits d’automatisation tels les chaînes de transmission et de convoyeur ainsi que dans la consultation, l’installation et le soutien technique quant aux équipements de transmission de puissance de système hydraulique et  pneumatique.

Le principe retenu par le fabricant Regina est simple – un joint torique – et les gens associés au monde de la moto reconnaissent sa durabilité depuis plusieurs années. En transposant ce dispositif à des applications industrielles requérant chaînes de transmission et motorisation, on dispose d’une nouvelle génération de chaîne.

Les joints toriques enferment hermétiquement le lubrifiant mis au préa-lable entre l’axe et la douille et ils isolent les parties en mouvement de leur environnement. Ce type de chaîne peut donc résister à la corrosion et à l’abrasion générée entre l’axe et la douille. Dans des conditions d’insuffisance d’huile, le fabricant garantit une durée de vie 5 fois supérieure à celle de la chaîne standard. Les bagues sont de dimension supérieure à la chaîne standard, offrant un épaulement au joint torique et une plus grande surface de travail pour l’axe. Les joints toriques en viton sont disponibles pour les températures dépassant les 100 °C (212 °F). Les chaînes o-ring de Regina sont offertes dans des grosseurs allant de 60 à 120.

Ces chaînes sont «sans entretien», nous disons donc adieu aux lubrifiants et aux systèmes coûteux installés pour se plier à des vitesses linéaires de plus en plus rapide Il en résultera des économies importantes générées par des intervalles de remplacement plus longs, et moins d’entretien préventif.

Pour plus d’info : www.gidalindustriel.com; 418-999-1144.