Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Ce qui a été fait de bien et de moche en foresterie ces dernières années


22 août 2019
Par La Terre de chez nous

+ Créer un réseau d’experts qui agit sur le terrain. Les intervenants en forêt privée ont travaillé fort afin de rendre l’offre de services-conseils plus diversifiée et accessible aux 134 000 propriétaires de lots boisés. Créer des habitats fauniques et récolter du bois intelligemment, voilà entre autres ce que propose la campagne Avez-vous votre forestier de famille? Celle-ci a été lancée en 2018 pour une centaine de firmes de consultants, de syndicats, de groupements forestiers et autres. « On est rendus avec d’excellentes connaissances sur le terrain. Il nous reste à promouvoir les travaux auprès des propriétaires, surtout qu’il y a des mesures de soutien qui les encouragent à le faire », dit Marc-André Côté, de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ).

+ Augmenter les investissements gouvernementaux. L’État québécois a injecté un total de 1,4 G$ en sylviculture de 2013 à 2018, dont 225 M$/an en forêt publique et environ 35 M$/an en forêt privée. Le gouvernement a d’ailleurs renouvelé le 9 juillet dernier le Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées avec une enveloppe annuelle de 28,5 M$ qui payera de 80 à 95 % des travaux admissibles chez les propriétaires. « La forêt privée était souvent perçue comme une foresterie de second ordre par le gouvernement, mais ce n’est plus le cas. Le ministère voit maintenant le potentiel et investit davantage », affirme Marc Beaudoin, du Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM).

+ Mettre de « l’ordre » en forêt publique. La foresterie en terres publiques a été modifiée afin de tenir compte non seulement de la dimension économique, mais aussi des enjeux sociaux, fauniques et régionaux. « Dans le documentaire L’erreur boréale, de Richard Desjardins, on posait une question très simple : “Est-ce qu’on coupe trop de bois?”. Sans y avoir répondu, disons que l’État a mis beaucoup d’ordre dans ce qui se passe en forêt publique. Le ministère se charge maintenant de la planification. Ça tourne assez bien, à part qu’actuellement, l’implication de l’État entraîne beaucoup de perte de temps et d’efficacité dans les opérations. Reste à voir si l’État réussira à livrer la marchandise », analyse Marc Beaudoin, du RESAM.

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