Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Une entente encore possible?


27 avril 2017
Par La Presse

Trois ministres, le négociateur du Québec et une brochette de porte-parole de l’industrie, des municipalités et syndicaux : le gouvernement Couillard avait prévu une démonstration de force politique en réaction à la décision du département américain du Commerce.

RAYMOND CHRÉTIEN, ex-ambassadeur à Washington, négociateur du Québec

« J’ai passé sept ans de ma vie à Washington, j’y ai appris que les Américains sont durs en affaire et ne nous font jamais de cadeau. Je pense que l’administration américaine cherche des succès ces jours-ci. Pour elle, une bonne entente sur le bois d’œuvre serait très profitable. Le Canada a fait ses preuves en négociation, et j’ai bon espoir qu’on pourra en arriver à une entente. M. Trump est un dealmaker, M. Rusk aussi, il y a une possibilité de faire un deal avant la fin de l’année. » Avec des problèmes dans sa stratégie en santé, en matière fiscale et en commerce international, l’administration Trump a besoin d’une réussite dans un dossier, a résumé M. Chrétien.

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DOMINIQUE ANGLADE,

ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation

« Cette décision est à la fois injustifiable et parfaitement déraisonnable », a-t-elle soutenu lors d’une conférence de presse réunissant une dizaine d’intervenants dans ce secteur. Québec « aura un programme accessible pour soutenir les 178 entreprises touchées par la décision du gouvernement américain. Une garantie de prêt qui pourra donner de l’oxygène à nos entreprises, les aider pour leurs liquidités pour les prochains mois. Une trentaine d’entreprises ont déjà pris contact avec le Ministère ». « Depuis 1982, jamais le Québec n’a perdu de litige devant les tribunaux. Nous avions dit que nous serions avec l’industrie dès le jour un. Nous y sommes. » Le gouvernement a réservé jusqu’à 300 millions pour fournir des garanties de prêt aux entreprises.

LUC BLANCHETTE,

ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

« Cette décision est déraisonnable et questionnable. Des entreprises touchées, beaucoup le seront de façon indirecte, mais le programme permettra de maintenir les camionneurs, l’industrie forestière, les équipementiers qui sont autour. C’est plus de 60 000 familles qui sont touchées par l’industrie forestière. »

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