Opérations Forestières

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TBE: Québec investira 55 M$ pour protéger les forêts du Québec


20 mai 2021
Par Guillaume Roy

Devant l’importance de protéger les forêts québécoises contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE), le gouvernement du Québec, par l’entremise du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), investira en 2021 quelque 55 M$ en pulvérisations aériennes. Ce plan de lutte contre la TBE, le plus important déployé à ce jour, permettra la protection de 747 000 hectares (ha) de forêts vulnérables.

Grâce au printemps hâtif, les opérations devraient s’amorcer aux alentours du 20 mai 2021 et s’échelonner sur une durée variant de 4 à 5 semaines. Des zones dans les régions de la Capitale-Nationale, de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine seront arrosées, selon les superficies suivantes :

  • Capitale-Nationale : 650 ha;
  • Côte-Nord : 88 000 ha;
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean : 156 600 ha;
  • Bas-Saint-Laurent : 242 400 ha;
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : 259 300 ha.

Les arrosages aériens, sous la forme de quatre programmes (protection des peuplements vulnérables en forêt publique, protection des investissements sylvicoles en forêt publique, protection de la petite forêt privée et protection de l’habitat du caribou montagnard de la Gaspésie), seront exécutés par la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM). Ils permettront de préserver au moins la moitié du feuillage annuel des essences vulnérables, soit le sapin baumier et l’épinette blanche, dans des secteurs ciblés.

Advertisment

L’insecticide biologique Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Btk) sera utilisé dans le cadre de ces opérations. Le Btk est homologué par Santé Canada et son utilisation a été jugée sans risque pour la santé humaine, la faune et la flore.

Faits saillants :

  • Les programmes de lutte ministériels font partie d’un plan d’action global qui a pour but de réduire la vulnérabilité des forêts et les conséquences économiques négatives du passage d’une épidémie de la TBE.
  • Outre les arrosages, le Ministère a aussi mis en place des mesures telles que la récolte préventive des peuplements vulnérables, l’utilisation de traitements sylvicoles adaptés et la récupération de peuplements ayant une proportion variable d’arbres morts.
  • Rappelons que la TBE se trouve en permanence dans les forêts québécoises, même en l’absence d’épidémie. La densité des populations augmente graduellement pour atteindre un stade épidémique environ tous les 30 ans.