Opérations Forestières

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Résolu fait la promotion du libre-échange


14 avril 2016
Par Produit forestiers Résolu

Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu s’est présenté aujourd’hui à Ottawa devant le Comité permanent du commerce international du Parlement canadien. Fort de plus de 40 ans d’expérience et de leadership au sein de l’industrie canadienne des produits forestiers, M. Garneau a officiellement exprimé son point de vue en déclarant qu’il était en faveur d’un accès libre et sans entrave pour le bois d’œuvre résineux provenant du centre du Canada (Québec et Ontario) sur le marché américain.  

Résolu est la plus grande entreprise de produits forestiers au Canada et c’est le premier producteur de bois d’œuvre résineux à l’est des Rocheuses. M. Garneau a réfuté les affirmations de certains selon lesquelles l’Accord du bois d’œuvre résineux de 2006 entre les États-Unis et le Canada avait favorisé la prévisibilité et la stabilité. Pendant son allocution et la période de questions qui l’a suivie, M. Garneau a fait remarquer que l’encadrement du commerce augmentait la volatilité en créant un contexte imprévisible et instable entre les deux grands partenaires.      

Pendant que les producteurs de bois d’œuvre résineux de l’ouest du Canada ont tiré profit du développement économique extraordinaire de la Chine, des restrictions logistiques ont empêché les producteurs du centre du pays d’avoir accès aux marchés asiatiques. De plus, comme les producteurs de bois d’œuvre résineux de l’Ouest ont acquis une quarantaine de scieries aux États-Unis, ils disposent maintenant d’une capacité de production de quelque cinq milliards de pieds-planche, ce qui leur procure une protection importante contre les mesures de restriction futures. « Cette capacité de production représente plus de 150 % de la capacité totale des scieries de l’Ontario. La demande canadienne n’est tout simplement pas assez forte pour absorber toute la production des scieries du centre du Canada, a déclaré Richard Garneau. Nous devons être en mesure de vendre librement sur les marchés américains. C’était d’ailleurs l’objectif principal de l’Accord du bois d’œuvre résineux Canada – États-Unis et de l’ALÉNA. Pratiquement tous les secteurs industriels profitent du libre-échange, sauf celui du bois d’œuvre résineux », a commenté M. Garneau.  

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M. Garneau a poursuivi en insistant sur la nature incroyablement destructrice de la dernière entente de commerce administré entre les États-Unis et le Canada sur le bois d’œuvre résineux, surtout pour le centre du Canada.

« Un accord ne doit pas viser simplement à servir de solution de rechange afin d’éviter d’avoir recours aux tribunaux. Il doit assurer un commerce juste et équitable », a ajouté M. Garneau. 

Les Canadiens ont remporté toutes les batailles juridiques contre les États-Unis au sujet du bois d’œuvre résineux. Le Canada a suivi les règles et démontré que selon la loi, son industrie n’est pas subventionnée et elle ne nuit aucunement à l’industrie américaine. Les producteurs de bois d’œuvre résineux du Québec et de l’Ontario ne méritent rien de moins que le libre-échange. « S’il doit y avoir une entente, il faut qu’elle soit guidée par un principe, soit que l’industrie canadienne du bois d’œuvre résineux mène une concurrence loyale en Amérique du Nord et paie un prix juste pour son bois, et que nos régimes forestiers sont basés sur des conditions de marchés. Le gouvernement du Canada ne doit pas négocier un accord qui ne reconnaît pas pleinement le droit du centre du Canada! de profiter du libre-échange », a conclu M. Garneau.