Opérations Forestières

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Prix du bois – Le ministre Pierre Dufour réagit avec étonnement à la position du CIFQ


31 mars 2021
Par Cabinet du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

C’est avec étonnement que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Pierre Dufour, a pris connaissance de la position du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) rapportée dans les médias qui demande au gouvernement d’augmenter la possibilité forestière.

« Lors de nos échanges, le CIFQ a toujours reconnu que le déséquilibre de l’offre n’est pas lié à l’approvisionnement », note d’abord le ministre Pierre Dufour. « L’industrie n’a d’ailleurs jamais formulé de demandes de volumes additionnels en lien avec la situation qui a cours actuellement. »

Le ministre demeure toutefois ouvert à répondre à des demandes de volumes additionnels puisqu’il y a une marge de manœuvre à l’intérieur de la possibilité forestière, qui respecte les principes fondamentaux de l’aménagement durable des forêts comme le prescrit la loi.

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Conscient de la situation, M. Dufour a demandé récemment au CIFQ de devancer la tenue du forum stratégique qui réunit chaque année les acteurs de l’industrie. « Il est important d’entendre les parties prenantes au sujet des différents enjeux, afin de trouver des pistes de solutions », soutient le ministre.

Par ailleurs, il tient à rappeler que la possibilité forestière en forêt publique sous aménagement est déterminée par le Forestier en chef tous les cinq ans. Celle-ci correspond au volume maximum des récoltes annuelles que l’on peut prélever sans mettre en péril le renouvellement et l’évolution de la forêt.

Le ministre précise aussi que des volumes importants sont disponibles en forêt privée, ce qui représente une solution pour répondre à une augmentation de la demande.

Exportations
Concernant la demande de limiter les exportations, le MFFP rappelle que le Québec a exporté 47 % de sa production vers les États-Unis en 2020, une proportion égale à la moyenne des cinq dernières années. Rappelons également que les exportations de bois d’œuvre résineux canadien vers les États-Unis sont actuellement taxées, ce qui constitue une barrière au commerce pour les producteurs québécois. Le gouvernement du Québec est favorable à un commerce ouvert et libre et attend la même chose de ses partenaires commerciaux.

Faits saillants :

Les enjeux quant à la disponibilité de bois rond résineux et de peupliers demeurent les mêmes que ceux d’avant la pandémie.

Les usines disposent généralement d’un approvisionnement suffisant en provenance des forêts privées et publiques, et des volumes de bois ponctuels en provenance de la forêt publique sont attribués chaque année pour suppléer des besoins non comblés.

Les organismes responsables de la mise en marché des bois indiquent que des volumes supplémentaires seraient disponibles chez les producteurs privés si les industriels consentaient à augmenter les prix d’achat. Il semble, selon ces derniers, que les prix offerts par les usines de sciage n’aient pas été ajustés à la situation que l’on connaît.

Rappel des cibles inscrites dans la Stratégie nationale de production de bois :

  • À court terme : optimiser les conditions opérationnelles de façon à augmenter la récolte de bois d’au moins 4 Mm3 par année à partir de 2025, et ce, parmi les volumes déjà disponibles;
  • À moyen terme : augmenter le volume de bois récolté de 13,9 Mm³ par rapport à la valeur de référence et générer un PIB additionnel pour le secteur forestier de 3,0 G$ d’ici 2050;
  • À long terme : augmenter le volume de bois récolté de 23,9 Mm³ par rapport à la valeur de référence et générer un PIB additionnel pour le secteur forestier de 6,0 G$ d’ici 2080.

Liens connexes :

En novembre 2020, Québec annonçait une révision ciblée du régime forestier.

La Stratégie nationale de production de bois peut être consultée sur le site Web du MFFP.