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Partenariat transpacifique : un avantage pour l’industrie forestière canadienne


8 octobre 2015
Par Guillaume Roy

Plusieurs organisations comme l‘Association des produits forestiers du Canada (APFC), le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et le Conseil du Patronat du Québec (CPQ) se réjouissent de la signature du Partenariat transpacifique (PTP), car il pourrait préparer le terrain pour une diversification des marchés et un accroissement des exportations de l’industrie.

Cette entente commerciale globale avec 12 pays a été announcé à Atlanta ce lundi.

« L’industrie canadienne des produits forestiers a toujours été l’un des principaux exportateurs du pays et cette entente est une occasion historique d’améliorer l’accès aux marchés en croissance rapide de l’Asie Pacifique », explique David Lindsay, président et chef de la direction de l’APFC.

« Fortement tournée vers les marchés extérieurs, l’industrie forestière a toujours été en faveur de la libéralisation des échanges. L’entente conclue aujourd’hui nous procurera un accès plus libre à un marché qui représente 40 % de l’économie mondiale et nous donnera un avantage concurrentiel par rapport à d’autres pays exportateurs de bois qui ne sont pas membre du PTP. D’ailleurs, notre industrie des pâtes et papiers exporte près de 300 M$ en papier journal vers le continent asiatique. Le PTP représente une opportunité supplémentaire pour nos industriels », note André Tremblay, président-directeur général du CIFQ. 

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« Au Canada, presque 80 % des exportations sont toujours destinées aux États-Unis. Face à cette réalité, nous nous devons de diversifier nos marchés d’exportation et d’en faciliter l’accès », selon Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ. « Le Canada ne pouvait donc pas rater l’occasion de faire partie de l’entente du PTP, car, à l’inverse, il se serait retrouvé dans une situation où les exportateurs des États-Unis et les compétiteurs d’autres pays bénéficieraient d’un avantage concurrentiel au détriment de ceux du Canada. »

Il y a encore des tarifs douaniers importants sur les produits forestiers dans plusieurs marchés du Pacifique, notamment des tarifs allant jusqu’à 10 % sur le bois et les autres produits forestiers au Japon, jusqu’à 31 % au Vietnam, jusqu’à 40 % en Malaisie, jusqu’à 5 % en Australie et en Nouvelle-Zélande et jusqu’à 20 % au Brunei.

Le Canada exporte pour plus de 22.6 milliards de dollars par année dans les pays du PTP et ce chiffre est appelé à augmenter grâce à la nouvelle entente.

« L’industrie des produits forestiers réussit déjà très bien sur le marché asiatique. Par exemple, nos exportations de bois d’œuvre en Chine ont augmenté de plus de 1000 % depuis 10 ans et notre secteur est maintenant le principal exportateur canadien en Asie », ajoute M. Lindsay.  « Le PTP ne peut que nous aider à améliorer notre avantage et à être plus concurrentiels sur ces marchés émergents, pour le plus grand bien des emplois et de la prospérité du Canada. »

Selon M. Lindsay, le partenariat aidera aussi le secteur forestier à atteindre l’ambitieux objectif de sa Vision2020 de générer 20 milliards de dollars supplémentaires en activité économique par de nouveaux produits et marchés.

L’APFC offre une voix, au Canada et à l’étranger, aux producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie des produits forestiers, dont le chiffre d’affaires atteint 58 milliards de dollars par année et qui représente 2 % du PIB du Canada, est l’un des plus gros employeurs du pays, a des activités dans des centaines de collectivités et procure 230 000 emplois directs d’un océan à l’autre.