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Transformer les écorces en paillis


17 octobre 2014
Par Guillaume Roy


Sujets
Six personnes travaillent aujourd’hui pour Transfobec. À terme, 20 personnes pourraient y travailler.

Pour diversifier ses activités, Transfobec se lance dans la production de paillis destiné au marché de l’horticulture.

Depuis quelques années, Transfobec s’est bâti une expertise dans la récupération de bois brulé. Il y a trois ans, l’entreprise a récupéré 45 000 m3 au Lac-Saint-Jean. L’an dernier, 10 000 m3 de bois de feu ont été récoltés sur la route 10, près du lac Charlebois. Ce bois est par la suite écorcé, broyé et vendu aux papetières. L’entreprise effectue également des contrats de déchiquetage pour des papetières et pour des contrats de biomasse. Lancée en 2005, Transfobec compte transformer 35 000 tonnes de copeaux cette année.

À la recherche d’un nouveau marché pour les produits dérivés, les propriétaires Claude Bronsard, Nicolas Potvin et Anthony Bronsard ont décidé de donner une valeur ajoutée aux écorces. « On cherchait à valoriser les écorces. Il y a une bonne demande des usines de cogénération en hiver, mais l’été la demande est moins forte. On a donc décidé de faire du paillis de jardin », explique Claude Bronsard.

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Transfobec est équipé d’un broyeur mobile Morback pour aller déchiqueter le bois directement dans les forêts brulées. Cet été, cette machine est au Lac-Saint-Jean pour transformer en copeaux 25 000 m3 de bois brulé. Les billes de bois sont d’abord écorcées en longueur puis déchiquetées. Cet équipement qui fonctionne au mazout avec deux moteurs V12 et V8 est plutôt énergivore selon Claude Bronsard.

Pour compléter cet équipement, les entrepreneurs ont fabriqué un nouvel équipement  électrique en mesure d’écorcer et broyer les billes de bois pour lui donner un maximum de valeur, car les billes doivent être parfaitement écorcée pour être en mesure de vendre les copeaux aux usines de pâte. Un broyeur Morback a entre autre été intégré à cet équipement.

« Donner de la valeur ajoutée a toujours fait partie de notre philosophie»,  explique M. Bronsard. Seules les écorces de sapin, trop gommantes, ne seront pas transformées en paillis. À la sortie du broyeur, les écorces seront teintées de couleur noires ou rouges. Des tests de marchés seront aussi effectués sans teintures.

Pour ensacher le paillis, Transfobec a fait l’acquisition d’une ensacheuse Premier Tech qui est en mesure d’atteindre une vitesse de pointe de 30 sacs par minutes. « C’est une machine très fiable. Pour l’entretien, il suffit de changer une languette après deux millions de sacs », note M. Bronsard. Étant donné que près de 75 % du marché du paillis se détaille dans un format de 2 pieds cubes, Transfobec a également opté pour ce format cette année.

À terme, Transfobec souhaite utiliser son ensacheuse douze mois par année pour maximiser son investissement de 300 000 $. « On regarde pour faire autre chose. On a planifié les opérations pour être en mesure d’ensacher de la granule aussi », explique Claude Bronsard.

Six employés polyvalents travaillent aujourd’hui pour Transfobec, dont Anthony Bronsard, 26 ans, le fils de Claude, qui est devenu actionnaire de l’entreprise l’an dernier. « J’avais le goût d’en faire plus. Je suis bien entouré pour apprendre », dit-il.

M. Bronsard est conscient que la saison pour le paillis est très courte et que les restrictions ont retardé le démarrage des opérations. « Nous avons probablement raté la saison cette année, mais on se prépare pour la prochaine saison. Sans équipements, personne ne nous aurait pris au sérieux. Maintenant, on a envoyé plusieurs échantillons à des vendeurs. Ils savent qu’on est sérieux », conclut-il.


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