Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Signe de prospérité économique

Comme les cotisations au CIFQ varient selon le chiffre d'affaires des entreprises, on peut en conclure que l'industrie va de mieux en mieux. Cette année, le CIFQ a


15 mai 2014
Par Mariève Paradis

Le Conseil de l’industrie forestière a organisé son congrès annuel au centre-ville de Québec « comme dans le temps » mentionne son président-directeur-général, André Tremblay. Un signe que l’industrie forestière est dans de meilleures grâces de l’économique que les dernières années.

Comme les cotisations au CIFQ varient selon le chiffre d’affaires des entreprises, on peut en conclure que l’industrie va de mieux en mieux. Cette année, le CIFQ a « mis le paquet » dans l’organisation de ce congrès. La participation est aussi plus importante cette année, même si les chiffres officiels ne sont pas encore connus.

On constate une meilleure humeur générale (et ce n’est pas uniquement par la victoire des Canadiens contre les Bruins de Boston en 7 matchs). Mais une ombre reste sombre au tableau de l’industrie: le nouveau régime.
« Le nouveau régime forestier est loin d’avoir rempli ses promesses, soit d’améliorer la compétitivité de notre industrie. Nous avions mis en garde le gouvernement à ne nombreuses reprises contre les répercussions négatives que nous appréhendions à la suite de cette réforme majeure. Après un an d’application, le bilan est plus qu’inquiétant », mentionne André Tremblay.

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« Il n’est pas normal que nous utilisions pas le plein potentiel de la forêt pour assurer l’approvisionnement de nos usines. Cet environnement économique défavorable nous empêche de profiter pleinement de la reprise, contrairement à ce qui se passe dans les autres provinces canadiennes », déplore le président-directeur-général du CIFQ lors du déjeuner du président jeudi matin.

Le nouveau président du conseil d’administration du CIFQ, Éric Bouchard, vice-président, financement et développement corportif chez Rémabec, a, pour sa part, souligné le travail de priorisation des enjeux, notamment lors du Rendez-vous de la Forêt l’automne dernier. « C’est parce que nous avons parlé d’une seule voix que le message de l’industrie a été entendu. Il est important de marteler encore et encore ces enjeux pour lesquels nous sommes tous d’accord. »
Éric Bouchard mentionne toutefois que la mauvaise réputation de l’industrie auprès du grand public reste un défi de taille. « Il faut arrêter de penser que couper un arbre est un crime. Je peux comprendre que la forêt soit importante aux yeux de la population et qu’elle se soucie de ce qu’on en fait. Il est important de faire connaître nos pratiques pour que la population comprenne enfin ce qui se passe vraiment en forêt et que les fausses idées reçues cessent d’être véhiculées à tord et à travers », mentionne-t-il. Il ajoute aussi que la « forêt est une ressource renouvelable et doit être vue comme un jardin que l’on cultive ». C’est d’ailleurs un des défis que se donne Éric Bouchard dans son mandat de président du conseil d’administration, « trouver un moyen que les Québécois découvrent ce que l’on fait réellement ».