Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Signe de prospérité économique

Tout a commencé avec une image. Une voiture. Biofore est une voiture finlandaise fabriquée complètement de bois et de dérivés de bois, alimentée au biocarburant.


4 août 2014
Par Mariève Paradis
La voiture finlandaise Biofore fabriquée complètement de bois et de dérivés de bois, alimentée au biocarburant.

Le Conseil de l’industrie forestière a organisé son congrès annuel au centre-ville de Québec «comme dans le temps» mentionne son président-directeur-général, André Tremblay. Un signe que l’industrie forestière est dans de meilleures grâces de l’économique que les dernières années.

Les produits forestiers participent à l’économie verte
Paola Deda, chef, UNECE FAO pour la section Forêt et produits du bois à la Commision économique des Nations Unies est venue au congrès du CIFQ pour présenter l’apport important des produits forestiers dans la nouvelle économie verte. Résumé de cette présentation.

Tout a commencé avec une image. Une voiture. Biofore est une voiture finlandaise fabriquée complètement de bois et de dérivés de bois, alimentée au biocarburant. « Les forêts ne sont pas seulement des arbres. Il faut aller plus loin. Il faut regarder ce qui peut être produit par les arbres », dit-elle.

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Après l’industrie automobile, elle nomme également une autre grande industrie intéressée par les nouveaux produits du bois… la mode. « Plusieurs grands magasins internationaux ont commencé à utiliser des fibres de bois dans la confection de leurs vêtements. Les produits de la forêt sont les plus durables, et les consommateurs demandent de la durabilité. »

La construction reste plus proche de la vision traditionnelle de l’industrie forestière. Mais Mme Deda affirme qu’il y a aussi révolution des produits du bois dans cette industrie. Il y a, selon elle, un changement de perception chez les architectes. « En Europe, ça devient à la mode de construire en bois. Chez les jeunes, c’est de plus en plus en vogue d’avoir une maison en bois. Ce n’est pas seulement parce que c’est durable, mais parce que c’est beau aussi. » Elle ajoute que la demande en bois de construction pour l’apparence prendra de plus en plus d’ampleur pour ses qualités vertes, mais aussi pour la beauté du paysage urbain.

Elle mentionne également tous les autres produits faits de bois, les nouveaux produits d’innovation qui contribueront à l’économie verte. Elle donne l’exemple de la Finlande qui utilise maintenant dans tous ses hôpitaux une technologie de matériau bois-plastique pour fabriquer les plâtres pour immobiliser les membres lors d’une fracture. « Si on découvrait le bois aujourd’hui, on dirait que c’est le meilleur produit au monde. Mais l’industrie a une histoire… Et il y a beaucoup de pression sur les forêts, parce qu’elles captent le carbone, sont utiles pour l’approvisionnement en eau, sont source d’énergie et de produits, mais aussi parce que la population les fréquente pour leurs loisirs », précise-t-elle, ajoutant que l’enjeu est de savoir comment développer les forêts de façon durable.

Plan d’action Rovaniemi
Adopté en 2013, ce plan d’action définit le secteur forestier comme contribuant « à l’économie verte en améliorant les conditions de vie de la population et l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques pour l’environnement et la pénurie de ressources ». Le rapport décrit également l’industrie forestière comme une industrie de développement durable qui « limite ses émissions de carbone, utilise efficacement ses ressources et favorise l’intégration sociale ».

L’objectif de ce plan d’action est de démontrer comment le secteur forestier peut contribuer à une économie verte. L’enjeu le plus important, selon Mme Deda, c’est de trouver un équilibre entre toutes les fonctions des industries reliées à la forêt. Mais elle rappelle qu’il faut aussi améliorer, inventer des produits pour développer les marchés. Pour s’assurer que ces marchés seront ouverts aux nouveaux produits, « il faut aussi redorer l’image de l’industrie auprès des consommateurs, des décideurs, pense-t-elle. C’est dehors qu’il faut communiquer. Entre nous, on se sent plus fort, mais il ne faut pas juste prêcher aux convertis », dit-elle.

« Ce plan d’action n’est pas seulement un plan des Nations Unies, c’est un plan d’action pour tous les acteurs du secteur forestier. Il faut innover, c’est l’avenir du secteur. Non seulement pour la santé de l’industrie, mais aussi pour la santé des forêts », conclut-elle.