Étoile 2016 : Le forestier urbain

Guillaume Roy
Avril 12, 2017
Écrit par
Nom : Bruno Chicoine
Âge : 36  ans
Poste : Ingénieur forestier et président d’Antidote Arboriculture
Formation : Technique en milieu naturel au Cégep de St-Félicien, baccalauréat et maîtrise en génie forestier à l’université de Moncton

Saviez-vous que l’île de Montréal abrite plus de deux millions d’arbres ? Pour les villes, c’est tout un patrimoine à préserver. «Au fur et à mesure ou l’on perd notre canopée de frêne, qui représente près du tiers des arbres, la qualité de l’air se dégrade. Étant donné que 80 % de la population canadienne vie en ville, il faut en prendre soin», souligne Bruno Chicoine, ingénieur forestier et expert en foresterie urbaine.

Passionné des arbres, Bruno a d’abord réalisé une technique en milieu naturel au Cégep de Saint-Félicien avant de poursuivre ses études en génie forestier à l’Université de Moncton. Pendant ces étés, il participe aux inventaires des arbres municipaux de Longueuil et Laval et il monte une base de données des arbres municipaux à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Alors que la crise forestière fait rage, il décide de rester à l’école pour compléter une maitrise en foresterie. Impliqué dans sa communauté d’accueil, il propose alors à l’université d’accueillir le Conférence des étudiants de cycles supérieurs en foresterie et en sciences de l’environnement en 2007 (CONFOR 2007), une tâche qu’il réussira avec brio. Il part ensuite à Rome pour faire un stage sur la foresterie urbaine. Son mandat : définir les bénéfices des arbres en villes pour les Nations Unies !

À son retour au pays, il décroche un contrat pour Arbres Canada, ou il sera chargé de projet pendant 1,5 an. Puis, il obtient un poste d’ingénieur forestier pour la ville de Montréal (et oui, ce poste existe bel et bien !!!), ou il doit veiller au bien-être des arbres, qui sont de plus en plus menacés par les espèces envahissantes et les ravageurs. Le dernier en lice : l’agrile du frêne qui met en péril toute une population d’arbres nobles.



Bruno réalise rapidement la menace que représente l’agrile du frêne pour les arbres du Québec et il décide de démarrer sa propre entreprise, Antidote Arboriculture, en 2013, afin de contribuer aux efforts de lutte. En plus d’offrir des services de sensibilisation et de consultation, il développe maintenant un volet de récolte et transformation du bois urbain (bois.biz). Il s’implique aussi activement dans la création d’un atelier d’ébénisterie coopératif qui pourrait voir le jour à Montréal prochainement.



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