Scierie
« C’est ici que la magie s’opère », lance Pierre-Luc Turcotte, surintendant de l’usine de sciage de Produits Forestiers D&G de Sainte-Aurélie, en Beauce. Devant nous, le curriculum vitae de chacune des 10 000 billes de bois long analysées lors de chaque quart de travail défile à l’écran.
« C’est seulement la troisième du genre au monde », lance Guillaume Bédard Blanchette, ingénieur du bois pour Art Massif.
Depuis 2014, Foroogh Abasian a complété un doctorat de génie industriel de l’Université Laval, prenant la responsabilité de gestion d’un vaste projet industriel impliquant le gouvernement, des scieries, une grande papetière ainsi que FPInnovations dans le cadre du développement de systèmes d’aide à la décision pour la transformation de l’industrie canadienne via la chaine d’approvisionnement de la biomasse forestière. 
« Notre ligne de sciage, qui datait de 1995, commençait à être désuète, lance d’emblée Yannick Caron, le directeur de l’usine Price, qui appartient au Groupe Lebel depuis 2008. On voulait améliorer l’optimisation et le contrôle. Pour y arriver, on a changé des équipements et on en a modifié d’autres, dont la motorisation, de l’hydraulique vers l’électrique, et on va ajouté des optimiseurs Autolog de nouvelle génération. »
Alors que son premier investissement est complété – l’acquisition d’une nouvelle ligne de débitage primaire de conception hybride USNR – le plus récent projet est l’installation d’une seconde unité de débitage. Une nouvelle scie à ruban jumelle et une sortie à trois zones redéfinissent le flux et la flexibilité de son processus. La réduction de la main-d’œuvre et l’amélioration apportée à la sécurité s’avèrent des bénéfices supplémentaires.
Damabois se lance dans la fabrication de palettes en bois moulé à partir des résidus du sciage. Pour ce faire, l’entreprise de Saint-Damase dans la Matapédia importera une technologie européenne. 
Au-delà de la vente de ses produits, l’entreprise se plaît à dire qu’elle « ne fait pas comme le reste de l’industrie », tant par sa relation avec ses employés, que par ses projets d’innovation.
La forestière Boisaco modernise ses installations de Sacré-Cœur. La direction a dévoilé jeudi le résultat d'investissement de 20 millions de dollars.
Kruger a officiellement lancé lundi le « plus gros chantier de l’histoire de Sherbrooke », selon le maire Steve Lussier. La nouvelle usine, qui utilisera la technologie de séchage à air traversant — la technologie la plus avancée du domaine du papier tissu – requiert un investissement de 575 millions de dollars. Cela créera 180 nouveaux emplois. 
La Scierie Girard de Shipshaw est parvenue, en l’espace de moins de deux ans, à adapter avec succès la nouvelle technologie de sciage finlandaise HewSaw aux particularités des approvisionnements de la forêt boréale québécoise, tout en conservant les marchés spécialisés qu’elle développe depuis plusieurs années.
Chaque entreprise dispose de sa propre recette pour innover. Lors du Carrefour Forêt 2019 présenté à Québec, cinq entreprises forestières sont venus présenter comment elles innovent en misant sur les partenariats, la gestion des ressources humaines, les processus de fabrication, le développement de nouveaux produits ou encore sur une meilleure gestion de l’approvisionnement.
Earle Fawcett savait qu’il avait tiré le maximum de ces vieilles chargeuses à bois. Le moment était venu de passer à autre chose. « Lorsque vous venez d’effectuer des mises à jour de votre usine et que vous investissez dans vos opérations, mais que vous essayez d’alimenter le tout avec de vieux équipements pour lesquels il est désormais pratiquement impossible de trouver des pièces de remplacement, vous devez vous rendre à l’évidence et admettre que vous ne pouvez plus continuer à fonctionner de cette façon! »
Assis dans sa cabine de travail, l’opérateur d’une des cinq lignes de sciage, Laurent Boutin regarde attentivement chaque bille qui passe dans la machine unique au Québec. « On roule à 35 ou 36 billes par minutes », lance l’homme qui compte 44 ans d’expérience à l’usine Barrette-Chapais. Par moment, la vitesse a déjà atteint plus de 40 billes par minutes, mais c’était trop dur pour la machinerie.
Le Québec forestier est-il un cancre en 2e et 3e transformation du bois (meubles, portes, boîtes en carton…) ? Autrement dit, est-il incapable de produire autre chose que des 2×4 et du papier journal ? On serait tenté de le penser alors qu’immanquablement les commentateurs nous rappellent que nous devrions cesser de nous concentrer sur ces produits pour nous tourner vers de la valeur ajoutée. Si ce jugement m’est toujours apparu quelque peu excessif, mes explorations des Rapports annuels du Ministère des Terres et Forêts (MTF) pré-Révolution tranquille m’ont permis d’appuyer mes impressions avec des chiffres.
Produits forestiers Temrex, l’un des principaux producteurs de bois de sciage de la Gaspésie, complète actuellement l’implantation d’un nouveau complexe de séchage à bois, un investissement de 8 M$ qui lui permettra de sécher la totalité de sa production et de soutenir 450 emplois directs et indirects dans la région, en plus de générer d’importantes retombées économiques locales.
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