Scierie
La Scierie Girard de Shipshaw est parvenue, en l’espace de moins de deux ans, à adapter avec succès la nouvelle technologie de sciage finlandaise HewSaw aux particularités des approvisionnements de la forêt boréale québécoise, tout en conservant les marchés spécialisés qu’elle développe depuis plusieurs années.
Chaque entreprise dispose de sa propre recette pour innover. Lors du Carrefour Forêt 2019 présenté à Québec, cinq entreprises forestières sont venus présenter comment elles innovent en misant sur les partenariats, la gestion des ressources humaines, les processus de fabrication, le développement de nouveaux produits ou encore sur une meilleure gestion de l’approvisionnement.
Earle Fawcett savait qu’il avait tiré le maximum de ces vieilles chargeuses à bois. Le moment était venu de passer à autre chose. « Lorsque vous venez d’effectuer des mises à jour de votre usine et que vous investissez dans vos opérations, mais que vous essayez d’alimenter le tout avec de vieux équipements pour lesquels il est désormais pratiquement impossible de trouver des pièces de remplacement, vous devez vous rendre à l’évidence et admettre que vous ne pouvez plus continuer à fonctionner de cette façon! »
Assis dans sa cabine de travail, l’opérateur d’une des cinq lignes de sciage, Laurent Boutin regarde attentivement chaque bille qui passe dans la machine unique au Québec. « On roule à 35 ou 36 billes par minutes », lance l’homme qui compte 44 ans d’expérience à l’usine Barrette-Chapais. Par moment, la vitesse a déjà atteint plus de 40 billes par minutes, mais c’était trop dur pour la machinerie.
Le Québec forestier est-il un cancre en 2e et 3e transformation du bois (meubles, portes, boîtes en carton…) ? Autrement dit, est-il incapable de produire autre chose que des 2×4 et du papier journal ? On serait tenté de le penser alors qu’immanquablement les commentateurs nous rappellent que nous devrions cesser de nous concentrer sur ces produits pour nous tourner vers de la valeur ajoutée. Si ce jugement m’est toujours apparu quelque peu excessif, mes explorations des Rapports annuels du Ministère des Terres et Forêts (MTF) pré-Révolution tranquille m’ont permis d’appuyer mes impressions avec des chiffres.
Produits forestiers Temrex, l’un des principaux producteurs de bois de sciage de la Gaspésie, complète actuellement l’implantation d’un nouveau complexe de séchage à bois, un investissement de 8 M$ qui lui permettra de sécher la totalité de sa production et de soutenir 450 emplois directs et indirects dans la région, en plus de générer d’importantes retombées économiques locales.
La coopérative Boisaco de Sacré-Coeur doit s'adapter à une récolte de bois bien particulière cette année. Les 140 employés de la scierie traitent actuellement les tiges d'arbres abîmés par un grand feu de forêt.
Depuis plusieurs années, l’usine de Barrette-Chapais est reconnue comme étant une des plus performantes au Québec, avec un rendement matière sous la barre des 3,2 mètres cubes nécessaires pour produire 1000 pieds mesure de planche (pmp), alors que la moyenne québécoise avoisine 4 m3/1000 pmp. L’usine est si performante qu’elle n’a jamais fermé depuis 40 ans, même pendant les pires moments des dernières crises forestières, lance fièrement Benoit Barrette, président de l’entreprise située à Chapais. 
Un projet de relance de la scierie de Baie-Trinité est sur la glace depuis le printemps. Les promoteurs jugent insuffisant le volume de bois que leur a proposé le ministère des Forêts.
Avec la reprise économique dans le secteur de la construction au Canada et aux États-Unis, l’offre de copeaux générés par les scieries québécoises est supérieure à la demande, créant des surplus importants dans différentes régions du Québec.
La centaine d’employés de la scierie de Saint-Thomas-Didyme de Produits forestiers Résolu vont souligner un jalon important vendredi prochain, puisque cela fait près de cinq ans maintenant qu’aucun accident de travail ne s’est produit sur leur lieu de travail.
La compagnie Norbord maintient le suspense quant à la date d'une possible réouverture de son usine de panneaux de Chambord, fermée depuis 10 ans.
Produits forestiers Résolu a annoncé des investissements de 40 M$ dans ses établissements du nord-ouest de l'Ontario, un montant de 13,5 M$ consacré à des travaux de maintenance majeurs et la création de 25 nouveaux emplois. L'annonce a été faite pendant une conférence de presse tenue à Thunder Bay à laquelle assistaient le premier ministre ontarien, Doug Ford, et le ministre des Richesses naturelles et des Forêts de l'OntarioJeff Yurek, de même que de nombreux dignitaires et des employés de l'entreprise.
Avec la pénurie de main-d'oeuvre et les tensions commerciales qui persistent entre le Canada et les États-Unis, les défis sont nombreux pour les entreprises du secteur forestier. Pour se démarquer dans ce contexte, certaines d'entre elles, comme le Groupe Lebel, misent sur la technologie.
Avec ses 4 usines, plus de 250 employés en Beauce-Etchemins seulement et une capacité totale de production de 225 millions de PMP de bois par année, cette entreprise de Beauce-Etchemins a investi, de façon soutenue depuis sa création, des dizaines de millions de dollars en équipements de haute technologie d’optimisation pour devenir l’une des entreprises les plus sophistiquées et les plus performantes dans la production de bois d’œuvre dans l’est du Canada.
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