Opérations Forestières

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Résolu mise sur le recrutement international


3 mars 2022
Par Guillaume Roy. Initiative de journalisme local

Produits forestiers Résolu (PFR) mise sur le recrutement international pour combler une partie des départs à la retraite et ainsi assurer la pérennité de ses opérations. L’entreprise accueillera 133 travailleurs étrangers dans ses installations du Québec, dont 43 au Lac-Saint-Jean, en 2022.

PFR a commencé à recruter à l’international, au cours des dernières années, et l’entreprise compte pour l’instant une dizaine de travailleurs étrangers temporaires. Et c’est en 2022 qu’elle donnera un grand coup en accueillant 133 nouveaux arrivants. De ce nombre, 43 travailleurs viendront au Lac-Saint-Jean, dans les scieries de Girardville (10), de Saint-Thomas-Didyme (8), de La Doré (20) et de Saint-Prime (5). D’autres travailleurs étrangers iront à Senneterre, à Maniwaki, à Comtois, à La Tuque et à Baie-Comeau.

«On veut vraiment que ces employés s’intègrent dans leur communauté et qu’ils s’installent au Québec à long terme», remarque Janic Gaudreault, le responsable des ressources humaines chez Produits forestiers Résolu.

Pour faciliter l’intégration de ces nouveaux arrivants, PFR a travaillé avec Portes ouvertes sur le Lac, qui a diffusé des recherches de logements dans les communautés visées. «Selon les meilleures pratiques en intégration, l’idéal est de demeurer dans les communautés et d’être le plus en contact possible avec les locaux, pour se faire des amis et pour faire des activités et s’intégrer à moyen ou long terme», ajoute Janic Gaudreault.

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Faute de trouver des logements chez des locaux à Girardville, un promoteur a converti des maisons pour en faire la location.

Jerry Bilo et Fermin Battad, deux travailleurs des Philippines ont été recrutés pour l’usine de Senneterre.

D’ici la fin mars, dix nouveaux travailleurs viendront s’installer à Girardville et huit autres à Saint-Thomas-Didyme, tous en provenance du Maroc.

À Saint-Prime, cinq travailleurs marocains sont attendus vers le mois de mai ou juin.

L’usine de La Doré accueillera pour sa part 10 travailleurs philippins et 10 autres de la Côte-d’Ivoire et du Maroc, vers le mois de septembre.

Pour PFR, il est important de miser sur la diversité des employés, en incluant davantage de femmes et de minorités visibles, mais aussi en misant sur une diversité de provenances des travailleurs étrangers. «On voulait s’assurer d’avoir des histoires à succès même s’il y a des problèmes dans un pays», lance Janic Gaudreault, en notant que le Maroc a fermé ses frontières pendant quelques mois, pendant la pandémie.

«Chacun amène une plus-value en fonction de sa culture. On croit beaucoup en la diversité à tous les niveaux», avance-t-il. PFR a travaillé avec des firmes spécialisées, qui «répondent à des normes de classe mondiale», dans le cadre du processus de recrutement international.

«Le recrutement s’est fait l’an dernier et le processus dure environ une dizaine de mois», précise ce dernier, en soulignant que la majorité des nouveaux arrivants occuperont des postes d’opérateurs dans les usines de sciage.

Malgré l’embauche de plus d’une centaine de travailleurs étrangers, les besoins de main-d’œuvre demeurent importants chez PFR, qui recherche encore 200 employés pour combler tous ses besoins. En tout et partout, PFR emploie 3800 personnes au Québec.

«On a encore plusieurs dizaines de postes à combler localement, mais on devait faire un bout de chemin pour assurer la pérennité des opérations», précise M. Gaudreault.

«Comme une très large proportion d’entreprises au Québec, nous nous tournons vers le recrutement international pour combler nos besoins criants de main-d’œuvre», souligne pour sa part Louis Bouchard, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales chez PFR.


« Chacun amène une plus-value en fonction de sa culture. On croit beaucoup en la diversité à tous les niveaux. […] Le recrutement s’est fait l’an dernier et le processus dure environ une dizaine de mois. »
 Janic Gaudreault

Des électromécaniciens français formés au Québec

En plus de nouveaux travailleurs étrangers temporaires, Janic Gaudreault souligne le succès de recrutement de travailleurs français, formés avec le Cégep de Saint-Félicien avec l’attestation d’études collégiales en Instrumentation, automatisation et robotique. «On a réussi à garder 15 des 29 finissants pour nos opérations», note-t-il avant d’ajouter que ce type de métier est en forte demande dans l’industrie.

Pour maximiser les chances de réussite à l’intégration, les travailleurs philippins recevront 200 heures de cours de français avant leur arrivée au pays et au moins une centaine d’heures de plus à leur arrivée.

Miser sur l’intégration

Pour maximiser les chances de réussite à l’intégration, les travailleurs philippins recevront 200 heures de cours de français avant leur arrivée au pays et au moins une centaine d’heures de plus à leur arrivée.

Des formations sur la culture québécoise et sur la santé et sécurité au travail ont été offertes à tous les nouveaux arrivants. De plus, six capsules de 20 minutes sur l’industrie forestière québécoise ont été produites, en partenariat avec le Cégep de Saint-Félicien, pour les familiariser avec l’industrie locale.

«Les gestionnaires de chaque secteur ont reçu ou vont recevoir des formations sur la dualité des valeurs afin d’assurer une meilleure intégration», mentionne Janic Gaudreault. Les municipalités d’accueil sont aussi impliquées pour optimiser les chances de rétention à long terme, pour assurer la vitalité des milieux et les opérations dans les usines, conclut-il.