Aménagement forestier
’été a été chaud. Des feux violents ont détruit des milliers de kilomètres carrés de forêt boréale surtout dans l’ouest, mais aussi en Ontario et au Québec. Nous vivons aussi une importante épidémie de tordeuses de bourgeons de l’épinette. Ces phénomènes combinés sont beaucoup plus destructeurs que l’exploitation forestière. Mais ce sont des phénomènes naturels. En revanche, le rôle des changements climatiques induits par les humains dans l’intensité de ces perturbations est difficile à quantifier, mais apparaît de plus en plus déterminant.
L'Association des produits forestiers du Canada (APFC) vient de déposer un rapport exhaustif présentant les efforts entrepris à l'échelle du pays en appui au rétablissement du caribou, ainsi qu'une liste de recommandations au gouvernement fédéral qui l'aideront à apporter des solutions pour préserver et bonifier davantage l'habitat de cette espèce, et des autres espèces sylvestres du Canada.
La prévisibilité fait partie de notre quotidien. Vous prévoyez le souper, l’entretien de votre voiture, les prochaines vacances, et autres. La prévisibilité c’est prévoir, planifier, anticiper afin de réduire l’incertitude. Pour une vaste majorité d’homo sapiens, la présence de l’incertitude constitue un arrêt de plaisirs. Le concept est donc simple; la prévisibilité a pour objectif de réduire l’incertitude.
De grands industriels s'apprêtent à réaliser des coupes massives d'arbres dans ce qui est considéré comme la dernière grande forêt vierge au sud du Québec, et ce, avec la bénédiction du gouvernement.
Un article du Journal de Montréal sur des coupes à blanc effectuées dans les Chic-Chocs a soulevé un branle-bas de combat chez les élus locaux et régionaux de la Gaspésie.
Au-delà de deux degrés, les gains de productivité que le réchauffement climatique devrait entraîner dans l'exploitation de la forêt boréale pourraient se transformer en un déclin accéléré. C'est la principale conclusion d'un article qui vient d'être publié dans Nature Communications et dont l'auteur principal est Loïc D'Orangeville, post-doctorant et chercheur au Centre d'étude de la forêt. Selon cet article, intitulé Beneficial effects of climate warming on boreal tree growth may be transitory, une augmentation de la température de deux degrés pourrait donner lieu à un gain de productivité d'environ 13% sur l'ensemble de la forêt boréale de l'Est du Canada, mais un réchauffement plus intense pourrait renverser cette tendance et conduire à des baisses importantes, exacerbées par la sécheresse qui en résulterait.
Trois groupes voués à la défense de l'environnement s'inquiètent de la volonté gouvernementale de consacrer 25 % des forêts publiques à la création d'Aires d'intensification de la production ligneuse.
Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) est sur le point de soustraire 300 000 hectares (3000 km2) à la récolte forestière dans la région. Cette opération pourrait se traduire à court et moyen terme par la disparition de 900 emplois directs, indirects et induits.
Une équipe de Ressources naturelles Canada mène actuellement une étude à Saint-Fabien, au Bas-Saint-Laurent, pour récolter des données sur la tordeuse des bourgeons de l'épinette et ainsi comprendre l'épidémie de cet insecte destructeur.
Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs entend surtout proposer de nouvelles aires protégées au nord du Québec afin de réduire l'impact sur les activités économiques au sud, selon un document interne dont La Société pour la nature et les parcs (SNPA) a obtenu copie.
Le gouvernement du Québec va amputer 35 000 kilomètres carrés de territoire à la récolte forestière pour réaliser son plan de rétablissement du caribou forestier.
Le caribou forestier va devenir un enjeu constitutionnel. Le gouvernement du Québec entend plaider sa juridiction sur les espèces menacées pour barrer la route à Environnement Canada, qui a l’intention d’imposer un plan de rétablissement de cet ongulé, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour l’industrie forestière.
Je crois que les forêts font partie de la solution pour l’avenir de la planète. Je suis aussi un adepte du bois, notamment car c’est le seul matériau qui permet de produire un bilan carbone négatif. En d’autres termes, le bois ne permet pas seulement de réduire notre impact sur la planète, mais il a un impact positif en captant le carbone de l’atmosphère. Sans compter que c’est un matériau recyclable.
La phrase que retiendront les 150 participants du 49e Congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, tenu à Beaupré le 31 mai dernier, est sans contredit celle du ministre des Forêts. « Seulement 5 % des forêts privées seront touchées. Quatre-vingt-quinze pour cent seront exclues et ce n’est pas une opération du Saint-Esprit », a promis Luc Blanchette.
Pour une troisième année d’affilée, et ce, même si les superficies affectées continuent de s’accroître, il n’y aura pas d’épandage aérien d’insecticide contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette au-dessus des forêts de l’Abitibi-Témiscamingue.
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