Aménagement forestier
Le Québec dispose maintenant d’une nouvelle règlementation pour encadrer la pratique des activités d’aménagement forestier en forêt publique. Depuis son entrée en vigueur le 1er avril 2018, le Règlement sur l’aménagement durable des forêts du domaine de l’État (RADF) remplace le Règlement sur les normes d’intervention dans les forêts du domaine de l’État (RNI).
Ces deux dernières années, le laboratoire de la pépinière gouvernementale de Saint-Modeste, dans le Bas-Saint-Laurent, a livré 1,7 million de clones d’épinettes blanches qui sont plantés dans les forêts québécoises.
Pour améliorer l’efficacité de leurs opérations et pour plonger dans le monde de la foresterie 4.0, les grandes entreprises forestières comme Produits forestiers Résolu veulent développer leur propre réseau cellulaire, donnant accès à internet en forêt. Certaines parcelles de forêts pourraient ainsi être connectées au réseau 5G bien avant la majorité des villages du Québec.
Peut-on imaginer le Québec sans érables à sucre ni épinettes ? Difficile de croire que ces arbres omniprésents puissent un jour disparaître du paysage ! La menace est pourtant bien réelle, selon Christian Messier, qui étudie l’aménagement forestier depuis plus de 30 ans.
Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a confirmé pour les trois prochaines années le Programme d’aide à la mise en valeur de la forêt privée avec un budget annuel d’aide financière et technique de l’ordre de 28,5 M $ destiné aux activités d’aménagement forestier durable.
En 2019, la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) dépensera 37 millions de dollars pour traiter 447 000 hectares de forêts dans le but de lutter contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE), soit le plus gros montant de son histoire. Le but : diminuer les populations de l’insecte avec un insecticide biologique afin de protéger la valeur marchande des arbres.
Alors que l’on utilise qu’une seule recette pour protéger les arbres de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) depuis près de 30 ans, les nouvelles connaissances scientifiques laissent présager des traitements plus efficaces en offrant une nouvelle gamme d’outils sylvicoles qui seront utilisés notamment pour protéger l’habitat du caribou forestier. Par exemple, la SOPFIM aurait pu intervenir pour diminuer l’impact de la TBE et ainsi éviter la coupe forestière prévue au lac Kénogami, qui cause un tollé auprès des résidants.
La sécheresse qui a sévi l’an dernier a induit la production de fleurs dans les sapins et les épinettes, faisant en sorte que ces arbres produiront plus de cônes et de semences cette année. Ainsi, les tordeuses des bourgeons de l’épinette auront accès à plus de pollen, un superaliment qui est disponible avant que les bourgeons ne débourrent et les experts s’attendent à voir des dommages importants dans les zones qui ne seront pas traités.
D’un point de vue scientifique, le rétablissement du caribou forestier viendrait retrancher 4 % de la possibilité forestière au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui représente environ 220 000 mètres cubes de bois. Pour tenir compte des impacts sociaux et économiques, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFPQ), Pierre Dufour, a conclu sa tournée des régions, mercredi, à Roberval, en soulignant que la stratégie peut encore être modulée pour minimiser les impacts sur l’industrie forestière.
Le programme de pulvérisation aérienne pour limiter les impacts de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) sera plus important qu’en 2018. Sur une période de quatre à six semaines entre la fin mai et le début du mois de juin, environ 456 000 hectares de forêt seront traités dans les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, comparativement à 337 150 hectares l’an dernier.
Le Forest Stewardship Council® a annoncé l'adoption d'une nouvelle norme complète en matière d'aménagement forestier responsable au Canada. Après cinq années de consultations rigoureuses auprès d'intervenants industriels, environnementaux et sociaux et de groupes autochtones, la nouvelle norme cible les enjeux les plus pressants qui touchent actuellement les forêts canadiennes, y compris la crise du caribou des bois, les droits des peuples autochtones, les droits des travailleurs (notamment l'équité des genres), la conservation et l'aménagement des paysages.
Ce n’est pas un, ni deux, mais bien trois millions d’arbres qui vont bientôt être plantés en Abitibi. De quoi créer un gigantesque puits de carbone capable de stocker des tonnes et des tonnes de CO2 lorsque les forêts seront arrivées à maturité.
La forêt reprend ses droits en Mauricie. C'est du moins ce que laissent transparaître des données obtenues par Radio-Canada auprès du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.
Québec souhaite protéger 80 % de l’habitat préférentiel du caribou forestier sans avoir d’impact pour l’industrie forestière. Pour y parvenir, le ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs (MFFP) compte notamment sur l’intensification forestière pour augmenter la possibilité forestière de quatre millions de mètres cubes au cours des cinq prochaines années.
Québec souhaite protéger 80 % de l’habitat préférentiel du caribou forestier sans avoir d’impact pour l’industrie forestière. Pour y parvenir, le ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs (MFFP) compte notamment sur l’intensification forestière pour augmenter la possibilité forestière de quatre millions de mètres cubes au cours des cinq prochaines années.
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