Aménagement forestier
Lorsque la grève des carrés rouges a frappé, Véronique Delisle s’est remise en question et elle a décidé de réorienter sa carrière. Native de Repentigny, elle décide alors de se rapprocher de la nature. En tapant le mot «forêt» sur le moteur de recherche du gouvernement québécois, elle découvre le métier de technicienne forestière et elle décide de s’inscrire au programme de technologie forestière québécois au Cégep de Sainte-Foy. 
Surveiller l’immense forêt boréale canadienne pour y détecter les incendies est un défi de taille. Au cours des prochaines années, ce défi sera encore plus grand, puisque le réchauffement climatique prolongera les périodes de temps chaud et sec et, avec elles, la saison des feux de forêt.
Si aucun aménagement n’était fait, la possibilité forestière du Québec serait amputée de 759 800 mètres cubes, dont 184 000 m3 au Saguenay–Lac-Saint-Jean, pour protéger l’habitat du caribou forestier. Pour éviter les pertes de possibilité forestière, Québec a mis sur pied les Groupes opérationnels régionaux (GOR) pour trouver des mesures d’atténuation afin de maintenir le niveau de récolte actuel. Pour les industriels, il reste à voir si les mètres cubes à trouver pourront être récoltés de manière rentable.
Au 17e siècle, nombreux étaient les scientifiques et les fins observateurs, alliant crédibilité perceptuelle et rhétorique, qui discréditaient les tenants de l’idée que la Terre était ronde. À leur décharge, ces partisans d’une vérité confortable, qui avait toujours prévalu, suivaient le courant et s’appuyaient sur des références bien ancrées.
Ottawa versera 10,3 millions $ sur quatre ans au Québec pour financer diverses études menant à la mise en place de la stratégie québécoise de rétablissement du caribou forestier. Aucune restriction de coupe supplémentaire n’est imposée dans le cadre de cette entente pluriannuelle et Québec demeure le maître d’œuvre de la stratégie qui sera flexible au fil du temps.
Plus de 43 millions de plants d’arbres seront mis en terre avant l’hiver au Saguenay–Lac-Saint-Jean pour reboiser 40 % des superficies récoltées. Pour la balance, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFPQ) s’assure que la forêt se régénère naturellement. Et la grande aventure des petits semis qui peupleront la forêt boréale commence dans les pépinières, notamment à Normandin.
Alors que les plantations de bouleaux sont à peu près inexistantes au Québec, un producteur forestier et chercheur à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) fait pousser, depuis 10 ans, 10 000 bouleaux à papier sur cinq  anciennes terres agricoles. Par son projet de recherche, Philippe Duval compte faire valoir le potentiel commercial et environnemental de cette essence.
Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFPQ) va conclure avec le gouvernement fédéral une entente d’une durée de quatre ans imposant des restrictions à l’exploitation forestière dans le cadre du rétablissement de l’habitat du caribou forestier, bien qu’il demeure impossible de connaître les impacts précis sur l’emploi et l’activité économique des régions, dont le Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Le Québec dispose maintenant d’une nouvelle règlementation pour encadrer la pratique des activités d’aménagement forestier en forêt publique. Depuis son entrée en vigueur le 1er avril 2018, le Règlement sur l’aménagement durable des forêts du domaine de l’État (RADF) remplace le Règlement sur les normes d’intervention dans les forêts du domaine de l’État (RNI).
Ces deux dernières années, le laboratoire de la pépinière gouvernementale de Saint-Modeste, dans le Bas-Saint-Laurent, a livré 1,7 million de clones d’épinettes blanches qui sont plantés dans les forêts québécoises.
Pour améliorer l’efficacité de leurs opérations et pour plonger dans le monde de la foresterie 4.0, les grandes entreprises forestières comme Produits forestiers Résolu veulent développer leur propre réseau cellulaire, donnant accès à internet en forêt. Certaines parcelles de forêts pourraient ainsi être connectées au réseau 5G bien avant la majorité des villages du Québec.
Peut-on imaginer le Québec sans érables à sucre ni épinettes ? Difficile de croire que ces arbres omniprésents puissent un jour disparaître du paysage ! La menace est pourtant bien réelle, selon Christian Messier, qui étudie l’aménagement forestier depuis plus de 30 ans.
Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a confirmé pour les trois prochaines années le Programme d’aide à la mise en valeur de la forêt privée avec un budget annuel d’aide financière et technique de l’ordre de 28,5 M $ destiné aux activités d’aménagement forestier durable.
En 2019, la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) dépensera 37 millions de dollars pour traiter 447 000 hectares de forêts dans le but de lutter contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE), soit le plus gros montant de son histoire. Le but : diminuer les populations de l’insecte avec un insecticide biologique afin de protéger la valeur marchande des arbres.
Alors que l’on utilise qu’une seule recette pour protéger les arbres de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) depuis près de 30 ans, les nouvelles connaissances scientifiques laissent présager des traitements plus efficaces en offrant une nouvelle gamme d’outils sylvicoles qui seront utilisés notamment pour protéger l’habitat du caribou forestier. Par exemple, la SOPFIM aurait pu intervenir pour diminuer l’impact de la TBE et ainsi éviter la coupe forestière prévue au lac Kénogami, qui cause un tollé auprès des résidants.
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