Abattage
L’Abitibi roule sur l’or depuis les dernières années. Les minières emploient beaucoup de travailleurs et les paient bien. L’industrie forestière a de la place pour la relève, mais peine à la conserver. Les institutions d’enseignement professionnel et collégial font donc des pieds et des mains pour attirer la formation des forestiers de demain. Leurs efforts séduisent d’ailleurs de plus en plus d’étudiants de l’étranger.
Rémabec, Produits forestiers Résolu (PFR), le gouvernement du Québec et quelques autres entreprises privées ont investi 4,7 millions de dollars pour la création du Centre spécialisé en entrepreneuriat multiressources (CSEMR), à Dolbeau-Mistassini.
Pas besoin de bucher d’énormes quantités de bois pour faire de bons profits quand on contrôle les activités de récolte, de transport et de vente de bois.
Sur un vaste terrain sablonneux près de l’aéroport d’Amos, en Abitibi, plus de 50 exposants du milieu forestier se sont rassemblés, le 12 mai dernier, pour les « Portes ouvertes sur nos forêts ».
Chercheur affilié à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Miguel Montoro Girona démontre l’efficacité d’alternatives à la coupe totale en forêt boréale, dont une particulièrement prometteuse pour la régénération de l’épinette noire, dans un article publié en août dans la revue Frontiers in Plant Science. « L’industrie forestière n’a pas le choix d’adopter de nouveaux traitements sylvicoles si elle veut exploiter la ressource de façon durable », résume-t-il au Quotidien.
Devant nous, l’abatteuse multifonctionnelle sur chenilles Neuson Forest 103HVT pilotée par Gabriel Leblond, 22 ans, découpe les uns après les autres les jeunes arbres d’une forêt privée de Saint-Damien-de-Buckland, dans les hauteurs de Bellechasse. Avec sa nouvelle tête d’abattage AFM 35 à guillotine, la machine parvient à tenir une cadence impressionnante. 
L'industrie forestière ressent déjà les impacts des changements climatiques en raison des hivers qui raccourcissent, ce qui réduit le temps disponible pour les coupes d'hiver. Pour les opérations de récolte, c'est l'orniérage excessif qui pose le plus grand risque et qui force souvent le déplacement vers un autre bloc ou carrément l'arrêt des opérations.
En regardant Francis Brulotte assis au volant de sa toute nouvelle abatteuse Komatsu 931CX, on voit ses yeux s’illuminer comme un petit garçon qui vient de recevoir un nouveau jouet dont il rêve depuis des années. « J’ai toujours tripé sur Komatsu et particulièrement sur les moteurs Isuzu, parce qu’ils sont durables et ils ont une faible consommation d’essence », souligne l’homme de 27 ans.
Bien que l’industrie québécoise du bois soit en souffrance, La Forestière JFS Gagnon inc. de Saint-François-de-Sales est en pleine expansion et déborde de projets. Les trois actionnaires souhaitent éventuellement opérer douze mois par année, en plus de mettre en place une stratégie d’affaires pour acquérir encore plus de territoire. 
Puisque le coût du carburant est un facteur important dans l'utilisation de l'équipement hors route, il est à l'avantage de tout propriétaire de machine de tirer le maximum de cette dépense nécessaire. Certaines habitudes de travail et facteurs opérationnels ont une influence sur la consommation de carburant. De récents essais menés par les chercheurs de FPInnovations ont permis d'explorer certaines pistes d'amélioration de l'intensité énergétique (litre de carburant consommé pour produire un mètre cube de bois) et de mesurer les économies.
Depuis 11 ans, Forestiers JC Lefebvre, qui a commencé par récolter du bois pour Domtar, a diversifié ses activités dans l’épandage de boues papetières et dans construction de chemins, en misant sur des machines neuves et performantes.
Les entrepreneurs forestiers de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le centre du Québec, ont beaucoup de difficultés : des conditions météorologiques extrêmes, des sites isolés, la baisse des prix du bois et des exigences...
Dans la réserve faunique Rouge-Matawin, une équipe de jeunes forestiers est à l’œuvre dans un secteur principalement résineux à près d’une heure de route de Saint-Michel-desSaints. Dans une nouvelle débardeuse à six roues Tigercat 635G livrée à peine quelques semaines auparavant, l’opérateur tire une lourde charge de bois en longueur dans un terrain marécageux avec de fortes pentes.
Le MFFP invite les intéressés à présenter une soumission pour l’achat de 240 mètres cubes de bois coupés empilés ayant fait l’objet d’une saisie, dans l’arrondissement de La Baie à Ville Saguenay. Les personnes intéressées ont jusqu'au 17 août pour présenter une soumission.
Les propriétaires de lots boisés affirment qu’ils ne reçoivent pas un prix équitable pour le bois qu’ils livrent aux scieries, ce qui compromet la rentabilité de leurs opérations.
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