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Reboisement : l’efficacité d’une solution prometteuse démontrée à l’UQAT


11 mars 2020
Par UQAT

Sujets

D’importantes activités de récolte et d’aménagement forestier se déroulent dans la forêt boréale de l’Est canadien, notamment en Abitibi-Témiscamingue. Pourtant, certaines zones de cette vaste forêt offrent une très faible productivité. La régénération de ces zones est compromise par l’accumulation au sol de matières organiques pauvres en éléments nutritifs qui font obstacle à l’enracinement et à la croissance de jeunes plants. Bien que naturel, ce phénomène appelé l’entourbement (ou paludification) est problématique.

Peut-on planifier les activités de reboisement de façon à remettre en production ces zones et, ultimement, améliorer le rendement forestier de la forêt boréale? C’est la question à la base de l’étude menée par le doctorant en sciences de l’environnement à l’Institut de recherche sur les forêts (IRF) de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Mohammed Henneb.

Afin de mieux comprendre les conditions d’établissement de la régénération en forêt boréale de l’Est canadien, le candidat au doctorat a procédé à l’analyse des facteurs environnementaux qui déterminent la survie et la croissance de jeunes plants ainsi que la façon dont ces facteurs interagissent à trois échelles différentes, soit à l’échelle de la région, du peuplement et du microsite.

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Ses conclusions permettent de confirmer l’efficacité d’une solution prometteuse pour créer des conditions favorables à l’établissement de plantations préalablement au reboisement, soit la préparation mécanique du sol (PMS). La PMS est donc un traitement sylvicole que les aménagistes forestiers pourraient considérer dans l’aménagement des sites boréaux, notamment dans les sites paludifiés.

L’étude de Mohammed Henneb démontre aussi que le choix des microsites où se déroulent les opérations de plantation est déterminant. Pour améliorer la survie et assurer une meilleure croissance des plants, les microsites argileux et organo-argileux sont à privilégier, puisqu’ils garantissent une disponibilité suffisante en eau et en nutriments. Lorsque ces conditions sont rassemblées, on observe une augmentation en hauteur et en diamètre des plants d’épinette noire. Globalement, les résultats de l’étude permettront aux praticiens d’adapter les pratiques de reboisement pour améliorer la productivité de la forêt.

Mohammed Henneb a soutenu sa thèse intitulée Évaluation des impacts des perturbations sylvicoles sur la qualité des microsites et les facteurs affectant la croissance des plantations en forêt boréale le 28 février dernier au campus de l’UQAT de Rouyn-Noranda. Le doctorant a mené son projet sous la direction du professeur à l’IRF, Osvaldo Valeria, Ph. D. ainsi que sous la codirection du chercheur au Centre canadien sur la fibre de bois de Ressources naturelles Canada, Nelson Thiffault, ing. f., Ph. D.