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Quand l’écorce coule dans les moteurs


11 août 2016
Par lapresse.ca

Sujets

La scierie Rémabec de Parent, à l’ouest de La Tuque, mettra en œuvre au début du mois d’août une unité de démonstration qui transformera de l’écorce en biocombustible. Jusqu’à présent, la scierie ne savait que faire de ce résidu, issu de ses activités de sciage. Si l’expérience est concluante, elle trouvera là un sous-produit convoité.

Alimentée directement en écorce par la scierie, l’unité de démonstration pourrait produire annuellement 9 millions de litres d’huile de pyrolyse et 800 tonnes de biocharbon. La première peut remplacer le mazout lourd dans les activités des cimenteries et dans les fours d’usines de pâtes et papiers. « Nos clients potentiels sont intéressés par les crédits de carbone qu’ils pourraient en tirer », explique Éric Bouchard, vice-président Opérations manufacturières et développement corporatif chez Gestion Rémabec. La firme se présente comme « le plus grand entrepreneur forestier privé et le deuxième scieur en importance au Québec ».

VALORISER (ENFIN) L’ÉCORCE

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L’écorce est jusqu’à présent le résidu le moins valorisé à la scierie de Parent. « Cela nous coûte de l’argent pour l’enlever de notre site », souligne M. Bouchard, qui précise que dans le passé, des scieries enfouissaient l’écorce, faute de demande pour ce résidu. Et l’enlèvement peut coûter cher, compte tenu de l’éloignement de la scierie dans la forêt mauricienne, à plus de quatre heures de La Tuque. La quantité d’écorce est telle que quatre unités de production de biocarburant pourraient être alimentées en permanence chaque année. Et la manutention est facilitée, puisque la scierie utilise déjà des chargeuses sur roues.