Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Perte nette de 52 M$ pour Résolu au 4e trimestre


4 février 2021
Par Guillaume Roy
  • Selon les PCGR, perte nette de 52 M$ pour le quatrième trimestre de 2020 et bénéfice net de 10 M$ pour l’exercice 2020
  • BAIIA ajusté de 129 M$ pour le trimestre et de 338 M$ pour l’exercice
  • Dette nette de 448 M$, en baisse de 93 M$, et liquidités de 693 M$ à la fin de l’exercice
  • Rachat de 2,1 millions d’actions au quatrième trimestre et de 6,9 millions d’actions (8 %) en 2020
  • Clôture d’un placement privé visant des billets de premier rang non assortis d’une sûreté à 4,875 % de 300 M$

Produits forestiers Résolu a annoncé une perte nette de 52 M$, soit 0,63 $ par action, pour le trimestre clos le 31 décembre 2020, contre une perte nette de 71 M$, soit 0,79 $ par action, pour la période correspondante de 2019. Les ventes du trimestre ont atteint 769 M$, en hausse de 101 M$ par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent. Avant les éléments hors gestion courante, la Société a enregistré un bénéfice net de 45 M$, soit 0,55 $ par action, après dilution, contre une perte nette de 53 M$, soit 0,59 $ par action, pour le quatrième trimestre de 2019.

Pour l’exercice, la Société a enregistré un bénéfice net selon les PCGR de 10 M$, soit 0,12 $ par action, après dilution, contre une perte nette de 47 M$, soit 0,51 $ par action, en 2019. Les ventes ont atteint 2,8 G$, en baisse de 4 % par rapport à l’exercice précédent. Avant les éléments hors gestion courante, la Société a enregistré un bénéfice net de 56 M$, soit 0,65 $ par action, après dilution, contre une perte nette de 46 M$, soit 0,50 $ par action, en 2019.

« Nous sommes satisfaits de la performance de notre secteur Produits du bois et de sa capacité à contribuer aux résultats grâce à une forte demande comme celle que nous avons connue au second semestre de 2020 avec le rebond des mises en chantier aux États-Unis et des activités de réparation et de rénovation, a déclaré Yves Laflamme, président et chef de la direction. Le prix élevé du bois d’œuvre et l’amélioration du fonds de roulement nous ont permis de générer des entrées nettes de trésorerie d’environ 160 M$ liées à nos activités d’exploitation au cours du trimestre et ont contribué à compenser les conditions difficiles dans nos secteurs de la pâte et du papier, qui se remettent encore des répercussions économiques de la pandémie. Au cours du quatrième trimestre, nous avons profité de nos bons résultats financiers pour racheter 2,1 millions d’actions ordinaires supplémentaires, pour un total de 8 % cette année, et nous avons récemment remboursé nos billets à 5,875 % en circulation échéant en 2023 de 375 M$ au moyen d’un refinancement par de nouveaux billets à 4,875 % échéant en 2026 de 300 M$, à des conditions très favorables. »

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La définition des mesures financières non conformes aux PCGR, notamment les ajustements liés aux éléments hors gestion courante et le BAIIA ajusté, ainsi que leur rapprochement avec les mesures financières conformes aux PCGR sont présentés ci-dessous.

Variation du résultat d’exploitation par rapport à celui de la période précédente

Résultats consolidés

La Société a dégagé un bénéfice d’exploitation de 4 M$ pour le trimestre, contre 97 M$ pour le troisième trimestre. Les résultats trimestriels reflètent une hausse séquentielle des volumes expédiés (14 M$), surtout pour le secteur Papier, contrebalancée par une augmentation des coûts (23 M$) attribuable à la hausse des coûts de maintenance et du coût des billes, de même qu’à la réduction de la production interne d’électricité, et par l’incidence du raffermissement du dollar canadien (8 M$). Le recul du bénéfice d’exploitation reflète des charges hors trésorerie liées à la fermeture temporaire des usines de papier journal de Baie-Comeau et d’Amos, au Québec, (80 M$) dans la foulée de la pandémie. Le bénéfice d’exploitation tient également compte d’un crédit de 10 M$ en vertu du programme de Subvention salariale d’urgence du Canada (« SSUC »), fondé sur l’effondrement des produits tirés des secteurs de la pâte et du papier de la Société jusqu’à la fin d’octobre. L’aide en vertu de la SSUC a compensé en partie les coûts associés de maintenance et de chauffage des deux usines.

Pour l’exercice 2020, la Société a dégagé un bénéfice d’exploitation de 99 M$, en hausse de 82 M$ par rapport à 2019. Celui-ci s’explique par l’incidence favorable de la hausse des prix de marché dans les secteurs Produits du bois (239 M$) et Papier tissu (10 M$), l’apport des scieries américaines acquises en 2020 (45 M$), la réduction généralisée des coûts de fabrication (84 M$), y compris la baisse des coûts de maintenance et des coûts de l’énergie, le crédit en vertu de la SSUC au quatrième trimestre, le règlement de certains litiges et d’autres éléments, ainsi que l’incidence favorable de l’affaiblissement du dollar canadien (15 M$). La variation du bénéfice d’exploitation s’explique également par l’incidence défavorable des prix de la pâte et du papier (219 M$), la baisse des volumes expédiés du secteur Papier (75 M$) et l’incidence défavorable nette des charges et des gains à la cession d’actifs liés aux initiatives de réduction de la capacité de papier journal (26 M$).    

Variation du résultat d’exploitation sectoriel

À compter du deuxième trimestre de 2020, les résultats des secteurs Papier journal et Papiers pour usages spéciaux de la Société ont été regroupés dans un seul secteur, soit le secteur Papier. L’information comparative, y compris l’information présentée dans le présent communiqué de presse, a été modifiée aux fins de conformité avec la nouvelle présentation sectorielle.

Pâte commerciale

Le secteur Pâte commerciale a enregistré une perte d’exploitation de 4 M$ pour le quatrième trimestre, ce qui est inchangé par rapport au trimestre précédent. Le prix de vente moyen s’est accru de 3 $ par tonne métrique seulement, mais les volumes expédiés ont augmenté de 11 000 tonnes métriques. Le coût d’exploitation unitaire (ou le « coût livré ») a augmenté de 2 $ par tonne métrique et les stocks de produits finis ont diminué à 53 000 tonnes métriques à la fin de l’exercice, un creux historique. Le BAIIA sectoriel est demeuré stable, s’établissant à 2 M$.

Pour l’exercice 2020, le secteur Pâte commerciale a enregistré une perte d’exploitation de 1 M$, comparativement à un bénéfice d’exploitation de 39 M$ en 2019. La variation reflète la baisse généralisée du prix de la pâte, qui a fléchi en moyenne de 92 $ par tonne métrique, et la réduction de 38 000 tonnes métriques des volumes expédiés, essentiellement en raison de l’interruption de production de pâte kraft blanchie à base de fibres recyclées du fait de la pandémie. Cependant, le coût livré a diminué de 57 $ par tonne métrique sous l’impulsion de la baisse des coûts de maintenance et des dépenses. Le BAIIA sectoriel s’est établi à 23 M$ pour l’exercice.

Papier tissu

Le secteur Papier tissu a enregistré une perte d’exploitation de 3 M$ pour le trimestre, contre un bénéfice d’exploitation de 2 M$ pour le troisième trimestre. Le prix de vente moyen a diminué de 77 $ par tonne courte, soit 4 %, ce qui s’explique par l’accroissement du pourcentage de ventes de bobines mères faisant suite à un effort de déstockage à l’usine de Calhoun (Tennessee). Le coût livré a augmenté de 112 $ par tonne courte, soit 6 %. Les volumes expédiés ont augmenté de 1 000 tonnes courtes, tandis que les stocks de produits finis sont demeurés inchangés à 6 000 tonnes courtes. D’un trimestre à l’autre, le BAIIA sectoriel a reculé de 4 M$ pour atteindre 2 M$.

En décembre, la Société a acquis une installation de transformation de papier tissu à Hagerstown (Maryland) comportant trois chaînes de transformation de papier hygiénique et d’essuie-tout. Les actifs de Hagerstown amélioreront la capacité de transformation, étendront la gamme de produits de la Société et élargiront son territoire commercial sur l’attrayant marché du nord-est.

Pour l’exercice, le secteur Papier tissu a enregistré une perte d’exploitation de 1 M$, contre une perte de 16 M$ en 2019. Le prix de vente moyen s’est accru de 107 $ par tonne courte pour l’exercice du fait des efforts de la Société visant à améliorer la combinaison de produits et de clients, alors que le coût livré a diminué de 51 $ par tonne courte. Les volumes expédiés sont demeurés essentiellement inchangés, les gains de productivité associés aux produits de consommation fabriqués à Calhoun ayant compensé la baisse de la demande de produits hors foyer touchant les installations en Floride du fait de la pandémie. Le BAIIA sectoriel s’est amélioré de 15 M$, atteignant 17 M$ pour l’exercice.

Produits du bois

Le secteur Produits du bois a dégagé un bénéfice d’exploitation de 128 M$ pour le trimestre, ce qui est inchangé par rapport au trimestre précédent. Le prix de vente moyen s’est amélioré de 8 $ par millier de pieds mesure de planche (ou « pmp ») pour s’établir à 608 $, et le coût livré a augmenté de 12 $ par millier de pmp, soit 3 %, en raison de la hausse des droits de coupe associés à nos établissements canadiens, qui sont généralement liés au prix du bois d’œuvre, et de l’augmentation des coûts de maintenance. Les volumes expédiés ont augmenté de 5 millions de pmp par rapport au trimestre précédent, la solidité du marché s’étant maintenue tout au long du trimestre en raison de la vigueur des mises en chantier aux États-Unis et de l’activité de réparation et de rénovation. Les stocks de produits finis ont été ramenés à 97 millions de pmp, un creux historique. Le BAIIA est demeuré inchangé, s’établissant à 139 M$.

Pour l’exercice 2020, le secteur Produits du bois a dégagé un bénéfice d’exploitation de 276 M$, contre une perte d’exploitation de 6 M$ pour 2019. L’amélioration reflète une hausse de 146 $ par millier de pmp, soit 41 %, du prix de vente moyen, ainsi qu’une augmentation de 312 millions de pmp des volumes expédiés. L’augmentation des volumes expédiés reflète le volume provenant des scieries américaines acquises et une meilleure productivité des scieries canadiennes. Le coût livré a affiché une légère hausse d’un exercice à l’autre, surtout en raison de l’accroissement des droits de coupe associés à nos établissements canadiens. Le BAIIA sectoriel s’est établi à 319 M$, les scieries américaines ayant contribué au BAIIA sectoriel annuel à hauteur de 55 M$.

Papier

Le secteur Papier a enregistré une perte d’exploitation de 19 M$ pour le trimestre, contre une perte de 12 M$ pour le troisième trimestre. Le prix de vente moyen a fléchi de 11 $ par tonne métrique, soit 2 %, et le coût livré est demeuré inchangé, malgré l’accroissement des coûts de maintenance et la réduction de la production interne d’électricité. Les volumes expédiés se sont toutefois améliorés de 43 000 tonnes métriques, et les stocks ont été ramenés à 96 000 tonnes métriques, car la demande, surtout dans le secteur Papier journal, a commencé à se remettre de la forte contraction liée à la pandémie. Le BAIIA sectoriel s’est établi à un montant négatif de 1 M$ pour le trimestre.

En 2020, la Société a réduit son empreinte opérationnelle en fermant temporairement des machines à papier représentant au total 28 % de la capacité annualisée de production en réaction au ralentissement spectaculaire de l’activité économique, surtout pour les produits qui dépendent des programmes de marketing, comme les journaux, les encarts, les circulaires et les papiers pour usages commerciaux. Pour l’exercice, le secteur a enregistré une perte d’exploitation de 46 M$, contre un bénéfice d’exploitation de 82 M$ en 2019, reflétant une baisse de 75 $ par tonne métrique du prix de vente moyen et une réduction de 440 000 tonnes métriques des volumes expédiés. Néanmoins, le coût livré s’est amélioré de 5 $ par tonne métrique, et le BAIIA sectoriel s’est établi à 23 M$ pour l’exercice 2020.

Variation du résultat d’exploitation consolidé du trimestre par rapport à celui de la période correspondante de l’exercice précédent

La Société a dégagé un bénéfice d’exploitation de 4 M$ pour le quatrième trimestre, contre une perte d’exploitation de 69 M$ pour le trimestre correspondant de 2019. L’amélioration de 73 M$ reflète l’incidence favorable de la hausse des prix de vente et des volumes dans le secteur Produits du bois (137 M$), y compris le volume additionnel provenant des scieries américaines, la baisse du coût des intrants de la pâte et du papier et le crédit en vertu de la SSUC (10 M$), facteurs neutralisés en partie par la diminution des prix de vente et des volumes dans le secteur Papier (28 M$), la hausse des coûts du bois – surtout les droits de coupe associés à nos établissements canadiens – et l’incidence défavorable nette des charges et des crédits liés aux initiatives de réduction de la capacité de papier journal (37 M$). Le BAIIA ajusté s’est établi à 129 M$, en hausse de 125 M$ par rapport à celui du quatrième trimestre de 2019.

Siège social et données financières

La Société a généré des entrées de trésorerie liées à ses activités d’exploitation de 158 M$ pour le trimestre et de 334 M$ pour l’exercice. Elle a investi un montant net de 78 M$ en immobilisations corporelles pour l’exercice, dont 25 M$ au quatrième trimestre. La Société a racheté 6,9 millions d’actions ordinaires en 2020, soit 8 %, pour 30 M$, dont 2,1 millions d’actions au quatrième trimestre.

La dette nette a reculé de 93 M$ pour s’établir à 448 M$ à la fin du trimestre, et les liquidités de la Société s’étaient améliorées de 216 M$ pour atteindre 693 M$, ce qui s’explique en partie par une nouvelle facilité d’emprunt à terme avec déboursés différés garantie d’une durée de 10 ans pour un montant d’au plus 173 M$ (220 M$ CA), laquelle demeure inutilisée.

À la fin du trimestre, la Société avait inscrit à son bilan des dépôts pour droits sur le bois d’œuvre résineux d’un montant cumulatif de 243 M$, y compris un montant de 29 M$ versé au cours du trimestre.

Le passif à long terme au titre des prestations des régimes de retraite et d’avantages complémentaires de retraite inscrit au bilan de fin d’exercice s’était accru de 102 M$ par rapport au 31 décembre 2019 pour s’établir à 1,562 G$, presque entièrement en raison de la baisse des taux d’actualisation applicables du fait de la faiblesse des taux d’intérêt.

Le 2 février, la Société a conclu un placement privé portant sur 300 M$ de billets de premier rang non assortis d’une sûreté, à un taux de coupon de 4,875 %, venant à échéance en 2026, émis à 100 % de la valeur nominale. Le produit, ainsi qu’une somme provenant de la trésorerie, ont été affectés au rachat, à la valeur nominale, de la totalité du solde du capital restant de 375 M$ sur les billets de premier rang à 5,875 % venant à échéance en 2023. Parallèlement à ce refinancement, Moody’s et S&P ont révisé leurs notations de crédit en attribuant à la Société une perspective stable cette fois-ci, contrairement à négative précédemment.

Perspectives

« Nous affrontons la tempête de la COVID-19 avec une force remarquable, et je suis fier de notre engagement envers la santé et la sécurité et de notre soutien aux collectivités dans lesquelles nous travaillons et vivons. Nous continuons à renforcer les relations déjà excellentes que nous entretenons au sein des collectivités où nous exerçons des activités. À l’aube de ma retraite, j’ai pleinement confiance en Résolu. Ensemble, nous avons franchi des étapes importantes dans notre transformation et construit une organisation plus durable et plus concurrentielle », a expliqué Yves Laflamme.

Rémi G. Lalonde, premier vice-président et chef des services financiers et prochain président et chef de la direction à compter du 1er mars, a ajouté : « Après l’incertitude de 2020 et les défis de la pandémie, notre entreprise a connu des développements clés qui lui permettront de poursuivre sur sa lancée en 2021. Certains signes indiquent une envolée des marchés du bois d’œuvre, avec des niveaux impressionnants de mises en chantier aux États-Unis et une saine activité de réparation et de rénovation. Nous constatons également ces derniers temps une nette reprise de la demande dans le secteur Pâte commerciale, face à des stocks mondiaux plus équilibrés, après une baisse prolongée. Compte tenu de la qualité de nos actifs papetiers restants, il est possible de s’appuyer sur les gains de volume du quatrième trimestre, les marchés finaux se rééquilibrant progressivement après l’effondrement de la demande provoquée par la pandémie en 2020. Nous continuerons à améliorer les performances du secteur Papier tissu grâce à une meilleure composition du portefeuille et à une efficacité opérationnelle accrue afin de tirer parti du BAIIA de 17 M$ généré en 2020. »

M. Lalonde a poursuivi en ces termes : « Je me réjouis de prendre la direction de la Société. Je me suis entretenu avec de nombreuses parties prenantes depuis ma nomination et je suis encouragé par leur réponse, par l’énergie qui entoure l’histoire de Résolu et par l’équipe talentueuse qui fera avancer nos activités en accélérant notre évolution de manière à générer de la valeur à long terme pour les actionnaires et à stimuler une activité économique durable dans les collectivités où nous exerçons des activités. »


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