Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Perte de 6 M$ pour Résolu


29 octobre 2015
Par Produits forestiers Résolu

 

Produits forestiers Résolu a annoncé un bénéfice net, avant éléments hors gestion courante, de 14 M$, soit 0,15 $ par action, pour le trimestre clos le 30 septembre 2015, contre un bénéfice net, avant éléments hors gestion courante, de 15 M$, soit 0,16 $ par action, pour la période correspondante de 2014. Les ventes du trimestre ont atteint 905 M$, en baisse de 191 M$, soit 17 %, par rapport au troisième trimestre de 2014. La perte nette selon les PCGR a été de 6 M$, soit 0,07 $ par action, contre 116 M$, soit 1,23 $ par action, pour le troisième trimestre de 2014.

« Nous exécutons la stratégie qui nous permet de garder le cap sur l’avenir. Forts de l’intégration de deux scieries cette année, nous nous concentrons sur l’achèvement du projet de lessiveur en continu de Calhouna déclaré Richard Garneau, président et chef de la direction. Le lessiveur demeure en bonne voie d’être mis en service à la fin de décembre. Lorsqu’il sera pleinement fonctionnel, nous nous attendons à ce qu’il accroisse notre capacité de pâte commerciale de 100 000 tonnes métriques et diminue nos coûts à l’échelle de l’usine. Il fournira aussi une capacité de pâte suffisante pour satisfaire à tous nos besoins en fibre au cours de la prochaine phase de notre transformation : l’intégration de nos actifs de pâte pour produire des papiers tissus et des essuie-to! ut de qualité supérieure. Nous serons ainsi l’un des seuls producteurs intégrés de ce marché et utiliserons la toute dernière technologie. Ce repositionnement est un élément crucial de notre réaction aux enjeux auxquels fait face l’industrie du papier, où nous continuons d’ajouter de la valeur grâce à l’importance que nous accordons aux coûts et à l’excellence opérationnelle. »

  • BAIIA ajusté de 82 M$ pour le troisième trimestre
  • Exécution de notre stratégie de croissance avec le démarrage du projet de lessiveur en continu d’ici la fin de l’année
  • Bénéfice de 0,15 $ par action, avant éléments hors gestion courante /perte nette de 0,07 $ par action selon les PCGR pour le troisième trimestre

La définition des mesures financières non conformes aux PCGR, notamment les ajustements liés aux éléments hors gestion courante et le BAIIA ajusté, ainsi que leur rapprochement avec les mesures financières conformes aux PCGR sont présentés ci-dessous.

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Variation du résultat d’exploitation du trimestre par rapport à celui du trimestre précédent

Résultats consolidés

La Société a dégagé un bénéfice d’exploitation de 6 M$ pour le trimestre, contre 16 M$ pour le deuxième trimestre. La variation de 10 M$ reflète la baisse des prix de vente (25 M$), surtout ceux des secteurs Papier journal et Pâte commerciale, et la hausse de 4 M$ des coûts de fabrication, neutralisées par l’incidence favorable de l’affaiblissement du dollar canadien (12 M$) et le repli des frais généraux et des frais de vente et d’administration (6 M$). La variation des coûts de fabrication s’explique par la hausse des activités de maintenance prévue, l’augmentation des coûts des produits chimiques et la hausse saisonnière des coûts de l’électricité, facteurs neutralisés en partie par la baisse des coûts de la fibre, un ajustement d’impôt foncier et la comptabilisation de crédits d’impôt additionnels liés a! ux investissements en infrastructure.

Pâte commerciale

Le secteur Pâte commerciale a dégagé un bénéfice d’exploitation de 22 M$ pour le troisième trimestre, soit 4 M$ de moins qu’au deuxième trimestre. Le fléchissement reflète un recul de 3 %, soit 19 $ par tonne métrique, du prix de vente moyen, surtout en raison de la combinaison de clients, ainsi que l’incidence défavorable de la hausse des coûts de la maintenance et la baisse de l’apport des centrales de cogénération en raison d’un arrêt prévu aux fins de maintenance. Ces éléments défavorables pour le bénéfice d’exploitation ont cependant été neutralisés en partie par la hausse de 9 000 tonnes métriques des volumes expédiés, qui se sont chiffrés à 360 000 tonnes métriques, l’affaiblissement du dollar canadien et un ajustement d’impôt foncier favorable. Le BAIIA ajusté s’est ! 3;tabli à 100 $ par tonne métrique, ce qui correspond à une marge de 16 %, contre 108 $ pour le trimestre précédent et une moyenne de 90 $ par tonne métrique pour les 12 derniers mois. À la clôture du trimestre, les niveaux des stocks de produits finis avaient diminué pour s’établir à 77 000 tonnes métriques, ce qui représente une chute de 11 000 tonnes métriques.

Produits du bois

Le bénéfice d’exploitation du secteur Produits du bois s’est établi à 9 M$ pour le trimestre, par rapport à une perte d’exploitation de 4 M$ pour le deuxième trimestre. Cette progression reflète d’abord et avant tout l’amélioration de 10 % du coût d’exploitation unitaire (le « coût livré »), soit 33 $ par millier de pieds mesure de planche (pmp), en raison de l’incidence favorable de l’affaiblissement du dollar canadien, du repli des coûts de la fibre et de la comptabilisation de crédits d’impôt additionnels liés aux investissements en infrastructure. Les volumes expédiés se sont accrus en conséquence, compte tenu de la production supplémentaire provenant des scieries d’Atikokan et d’Ignace, dans le nord-ouest de l’Ontario, mais la Sociét&#! 233; a également enregistré des arrêts au Québec en raison d’une pénurie de fibre. Après un recul de 9 % au deuxième trimestre, le prix de vente moyen a diminué de 2 % supplémentaires au cours du trimestre, soit 6 $ par millier de pmp. Le BAIIA ajusté du secteur s’est chiffré à 18 M$ pour le trimestre, malgré la faiblesse des prix du bois d’œuvre, reflétant une marge de 43 $ par millier de pmp, soit 14 %, par rapport à 12 $ pour le trimestre précédent et à une moyenne de 39 $ par millier de pmp pour les 12 derniers mois.

Papier journal

Le secteur Papier journal a enregistré une perte d’exploitation de 10 M$ pour le trimestre, contre un bénéfice d’exploitation de 3 M$ pour le deuxième trimestre. Le prix de vente moyen a poursuivi sa chute au cours du trimestre, affichant une baisse additionnelle de 6 %, soit 30 $ par tonne métrique, pour s’établir à 498 $ par tonne métrique. Les prix de vente ont diminué de plus de 90 $ par tonne métrique par rapport au trimestre correspondant de 2014, en raison des défis continus auxquels font face les producteurs nord-américains dans le marché mondial du papier journal. Le coût livré du papier journal est demeuré essentiellement stable, reflétant l’incidence de l’affaiblissement du dollar canadien, un ajustement d’impôt foncier favorable et l’apport accru de la centrale de cogénération de Thunder Bay, ces facteu! rs ayant été annulés par l’augmentation des coûts de la maintenance et la hausse saisonnière des coûts de l’électricité. Les volumes expédiés ont diminué de 6 %, soit 31 000 tonnes métriques, essentiellement en raison d’arrêts stratégiques d’usines en Ontario pour éviter les pointes coïncidentes aux termes des règles sur l’électricité de cette province, ce qui nous permet d’économiser des millions de dollars sur notre facture annuelle d’électricité en Ontario. La baisse des prix a ramené la marge du BAIIA à 12 $ par tonne métrique, par rapport à 35 $ par tonne métrique pour le trimestre précédent et à une moyenne de 31 $ par tonne métrique pour les 12 derniers mois.

Papiers pour usages spéciaux

Le secteur Papiers pour usages spéciaux a dégagé un bénéfice d’exploitation de 9 M$ pour le troisième trimestre, en baisse de 17 M$ par rapport à celui du deuxième trimestre. Les volumes expédiés ont augmenté de 23 000 tonnes courtes, soit 6 %, en raison de facteurs saisonniers et de la hausse des volumes expédiés de papier fin non couché Connect de la Société. Le prix de vente moyen des papiers pour usages spéciaux a diminué de 8 $ par tonne courte, soit 1 %, surtout en raison de la baisse des prix de vente des papiers couchés de pâte mécanique. L’augmentation des coûts des produits chimiques et la hausse saisonnière des coûts de l’électricité ont donné lieu à une hausse de 2 %, soit 13 $ par tonne courte, du coût livré. Les niveaux des stocks de produits finis ont reculé de 12!  000 tonnes courtes, soit 11 %. Le BAIIA ajusté s’est établi à 66 $ par tonne courte, ce qui correspond à une marge de 9 %, contre 93 $ pour le trimestre précédent et une moyenne de 66 $ par tonne courte pour les 12 derniers mois.

Variation du résultat d’exploitation consolidé du trimestre par rapport à celui du trimestre correspondant de l’exercice précédent

La Société a enregistré un bénéfice d’exploitation de 6 M$ pour le trimestre, comparativement à une perte d’exploitation de 40 M$ pour la période correspondante de l’exercice précédent. Dans l’ensemble, les prix ont eu une variation défavorable de 103 M$, reflétant la diminution du prix de vente moyen de 20 % pour le secteur Produits du bois, de 16 % pour le secteur Papier journal, de 9 % pour le secteur Pâte commerciale et de 3 % pour le secteur Papiers pour usages spéciaux. Les volumes expédiés des secteurs Papier journal et Papiers pour usages spéciaux ont également diminué en raison de l’incidence des mesures de rationalisation de la capacité de production que la Société a prises en 2014, entre autres, afin de s’adapter aux conditions du marché. L’affaiblissement du dollar canadien a eu une incidence favorable de 55 M$ sur ! le bénéfice d’exploitation.

Au total, les charges au titre des prestations des régimes de retraite et d’avantages complémentaires de retraite ont augmenté de 14 M$ pour le trimestre écoulé, ce qui s’explique par la hausse de 330 M$ des obligations au titre des prestations des régimes de retraite et d’avantages complémentaires de retraite inscrites au bilan en 20141. Compte non tenu de cette hausse, les coûts de fabrication ont diminué de 42 M$ par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent, ce qui reflète l’incidence favorable des mesures d’optimisation des actifs, la production d’électricité accrue des centrales de cogénération, l’amélioration de l’efficacité et de la productivité des usines, un ajustement d’impôt foncier, la comptabilisation de crédits d’impôt additionnels liés aux investissements en infrastructure et l’absence de pert! es de valeur des stocks.

La Société a inscrit des frais de fermeture de 2 M$ pour le trimestre, alors qu’au troisième trimestre de l’exercice précédent, elle avait enregistré une charge de 85 M$ au titre de l’amortissement accéléré et d’autres frais de fermeture, dont la quasi-totalité représentait des coûts liés à la fermeture permanente de l’usine Laurentide.

Siège social et données financières

La Société a racheté 2,3 millions d’actions ordinaires au cours du trimestre, soit 2,5 % des actions ordinaires en circulation, pour une contrepartie totale de 22 M$. La trésorerie de la Société avait diminué de 68 M$ à la fin du trimestre, reflétant le rachat d’actions, une augmentation de 5 M$ des dépenses en immobilisations, qui sont passées à 44 M$, et la hausse déjà annoncée de 21 M$ des cotisations en vue de satisfaire aux obligations au titre des prestations des régimes de retraite pour le trimestre écoulé, lesquelles ont été portées à 55 M$, ce qui découle du calendrier. Les liquidités de la Société totalisent 683 M$, ce qui demeure très élevé, et sa dette nette est basse, s’établissant à 362 M$.

Le 15 octobre, la Société a appris que le département américain du Commerce exigerait des dépôts en espèces sur les droits estimatifs et projetés imposés à Résolu dans le cadre de son enquête sur l’importation de papier surcalandré canadien. Le taux de subvention de 17,87% imposé à Résolu représente une augmentation substantielle par rapport au taux préliminaire de 2,04 % calculé par le département du Commerce en juillet. La Société estime que le département du Commerce a déterminé l’importante augmentation du taux établi en refusant de tenir compte de toute l’information dont il disposait lors de son enquête, en s’appuyant sur une interprétation erronée de la loi et en appliquant déraisonnablement un taux de subvention établi dans le cadre d’une révision administrative qui avait été décid ! 3;e en 1997 par suite d’une enquête réalisée en 1988 au sujet de l’importation de magnésium pur et allié, sans lien avec Résolu ou le papier surcalandré. Malgré tout, la Société sera tenue de verser des dépôts en espèces de 17,87 % sur ses ventes de papier surcalandré exporté vers les États-Unis jusqu’à ce que la décision du département du Commerce soit corrigée ou finalisée, ce qui pourrait ne pas se produire avant décembre 2017. Si le taux final est inférieur à celui calculé par le département du Commerce, Résolu recouvrera les dépôts excédentaires plus les intérêts courus; si la décision est confirmée, les dépôts seront convertis en droits compensateurs.

M. Garneau a poursuivi en ces termes : « Nous continuerons de défendre notre position sur cette question avec vigueur. Nous avons toujours affirmé que les subventions directes ou indirectes sur notre production de papier surcalandré au Canada sont négligeables, voire nulles, et que cette production ne devrait pas être assujettie à des droits compensateurs. Nous sommes persuadés que les faits valident notre position et que le processus juridique traitera la question de manière équitable. Jusqu’à ce que la question soit réglée, nous serons néanmoins tenus de verser des dépôts en espèces au taux exorbitant établi par le département du Commerce sur l’importation de papier surcalandré aux États-Unis. Malheureusement, cette situation pourrait nuire considérablement à la position concurrentielle de nos usines de Dolbeau et de Kénogami. »

La décision du département du Commerce touche environ 250 000 tonnes métriques de papier surcalandré produit au Canada dans les usines de Dolbeau et de Kénogami, au Québec.

Perspectives

« Les prix obtenus pour le bois d’œuvre au troisième trimestre ont enregistré leurs plus bas niveaux depuis le premier trimestre de 2012, avant d’atteindre le creux de la vague en septembre et d’amorcer une reprise en octobre, a ajouté M. Garneau. Les marchés reflètent toujours la baisse des exportations nord-américaines de bois d’oeuvre vers l’Asie, mais la fin de l’Accord sur le bois d’œuvre résineux entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des États-Unis ne semble pas avoir d’incidence importante sur l’approvisionnement pour l’instant. L’accroissement et l’optimisation de la production de nos nouvelles scieries du nord-ouest de l’Ontario nous aideront à améliorer notre compétitivité à mesure que les mises en chantier aux États-Unis poursuivent leur reprise modérée et que l’offre de billes dans l’Ouest canadien se resserre.

« Nous prévoyons mettre en service le nouveau lessiveur de Calhoun d’ici la fin de décembre dans le but d’atteindre un fonctionnement opérationnel normal – et d’accroître la production de pâte commerciale – vers la fin du premier trimestre. Même si nous continuons de nous fier aux facteurs fondamentaux sous-jacents et aux perspectives de croissance de la pâte commerciale, nos perspectives à court terme pour les prix demeurent prudentes, compte tenu de l’incertitude entourant les facteurs macroéconomiques et les prix des matières premières dans le monde.

« Le rythme accéléré de baisse de la demande en Amérique du Nord et la hausse des importations liées aux devises continueront de jouer un rôle dans les marchés nord-américains des papiers pour usages spéciaux, facteurs auxquels s’ajoute l’incertitude supplémentaire découlant des obstacles à l’accès au marché imposés par le département du Commerce des États-Unis dans le cadre de son enquête sur l’importation de papier surcalandré canadien. La consommation de papier journal ne montre aucun signe d’amélioration, mais nous comptons toujours mettre à profit toutes nos machines à papier journal, puisque nous estimons que notre base d’actifs nous donne un avantage concurrentiel qui nous permettra de faire face au rythme accéléré de diminution nord-américaine et mondiale et à l’incidence des très bas taux d’exploitation hors Amériqu! e du Nord et Europe de l’Ouest. »


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