La biophilie, ou les effets bénéfiques du bois

Le Devoir
Février 21, 2019
Écrit par Le Devoir
La notion de biophilie est de plus en plus présente dans la conception des maisons, des bureaux et des commerces. Formée à partir de la racine grecque « bio » (vie) et du suffixe « phile » (qui aime), la biophilie consiste à aimer ce qui est vivant. En 1984, Edward O. Wilson a été le premier à avancer l’idée que les êtres humains avaient une propension innée à s’entourer de ce qui est naturel. En architecture, la biophilie consiste à concevoir ce qui se rapproche ou qui ressemble à un environnement naturel.  

Les professionnels du domaine de l’architecture comprennent l’utilisation que font les gens de leurs bâtiments, la manière dont ils s’y déplacent et comment ils s’y sentent. François Cantin, chargé de projet chez Coarchitecture de Québec, est l’un de ceux-là. « Pour moi, le confort a toujours été très important en architecture, souligne-t-il. La biophilie, c’est un prolongement du concept de confort et de la manière dont l’architecture est capable de nous mettre en contact le plus possible avec le monde extérieur et celui qui nous entoure. C’est la satisfaction d’un besoin inné qu’on a en tant qu’êtres humains. »

Pour François Cantin, cela passe, entre autres, par l’utilisation du bois. « La majorité des gens aiment être en contact avec le bois, estime-t-il. Si on leur demande pourquoi, ils vont nous dire que c’est parce que c’est chaleureux et naturel. La biophilie, c’est ça. C’est le besoin inné d’être en contact avec la nature. »

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