Investir pour accroitre la part du bois

Guillaume Roy
Mars 21, 2019
Écrit par
À travers Softwood Lumber Board (SLB) (Conseil du bois d’œuvre résineux), les producteurs de bois investissent 14 millions de dollars par année pour faire croitre la part du bois dans la construction aux États-Unis en travaillant notamment sur les codes du bâtiment, sur la formation de professionnels, sur la communication publique et sur la recherche. 

« Si on n’arrive pas à accroitre la part du bois, quelqu’un d’autre va venir prendre les parts de marchés », a remarqué Hughes Simon, président de BarretteWood, lors d’une conférence tenue pendant le Congrès de Montréal sur le bois.

L’homme qui siège au SLB, estime donc que l’industrie doit travailler pour augmenter la part du bois sur le marché. D’emblée, l’organisation a pu bénéficier du milliard de dollars laissé sur la table par les producteurs canadiens à la suite du dernier conflit sur le bois d’œuvre, a-t-il expliqué. Plusieurs personnes se demandes pourquoi les producteurs canadiens devraient payer plus après avoir payé un si grand montant, a-t-il soulevé, mais à la fin de la journée, tous les producteurs profitent de la croissance du marché.

C’est ainsi que les producteurs de bois doivent payer 0,35 dollar américain pour chaque million de pmp vendu sur le marché américain. Ces sommes financent ensuite quatre organisations qui font la promotion du bois, auprès du grand public et des travailleurs de l’industrie. Les plus importantes avancées sont toutefois au niveau du nouveau code du bâtiment qui permettra désormais la construction d’édifices de 18 étages en bois, si elles sont recouvertes d’un matériau ignifuge. De plus, les édifices de 9 étages construits en bois pourront être complètement exposés alors que les bâtiments de 12 étages pourront être partiellement exposés.

Ce nouveau est une excellente nouvelle pour l’industrie selon ce dernier, mais plus particulièrement pour les bâtiments de 8 étages et moins, qui représentent un potentiel de 8 milliards de pmp aux États-Unis. Toutefois, il reste encore beaucoup de travail à faire pou convaincre les élus partout au pays, car chaque État et plusieurs villes peuvent imposer leur propre code.

La hausse de la consommation ne peut être bénéfique pour l’industrie, car elle crée une pression à la hausse sur les prix.

En 2018, 157 projets d’utilisation du bois massif ont été réalisés, ce qui crée un engouement pour les produits du bois, estime le président de BarretteWood. « Les compétiteurs de l’acier et du béton commencent à nous attaquer, ce qui veut dire que l’on fait du bon travail », a-t-il lancé en souriant.

Pour continuer cette croissance, davantage de travail devra être fait auprès des professionnels du milieu, qui connaissent encore mal le bois pour la construction non résidentielle.

Selon les régions, un bâtiment en bois coute jusqu’à 15% de plus qu’un bâtiment similaire en acier ou en béton, mais le cout est parfois le même, ajoute l’homme. « On ne peut pas dire que c’est moins cher encore, mais il faut aussi regarder du côté des revenus, car un bâtiment en bois peut souvent être loué à un meilleur prix », a-t-il soulevé.

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