ALENA 2.0 : un gros gain et une astuce pour le Canada

L'Actualité
Octobre 02, 2018
Écrit par L'Actualité
Le Canada aura négocié jusqu’à la dernière minute avec le fusil de l’imprévisible Donald Trump pointé sur sa tempe. Le Mexique, pressé de conclure avant l’entrée en scène de son nouveau président, avait déserté les négociations et laissé le Canada seul avec son bully de voisin. C’était inévitable, des concessions allaient devoir être faites. Mais dans le tumulte d’une nouvelle entente de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, on commence à comprendre que le Canada a probablement sauvé sa peau.

C’est dans ce contexte tendu que le Canada a cédé sur quelques points, dont il sera beaucoup question dans les prochaines heures, notamment dans le secteur de la gestion de l’offre en agriculture. Le puissant lobby des producteurs laitiers va occuper le devant de la scène, insatisfait des concessions accordées par le Canada. Ottawa a d’ailleurs déjà annoncé qu’il y aura des compensations financières importantes pour eux.

Mais le Québec n’est pas une grosse ferme laitière. Tous les autres secteurs économiques qui ont besoin de l’accès au marché américain poussent un soupir de soulagement. En 2017, le Québec a exporté pour plus de 76 milliards de dollars sur les marchés internationaux, dont 71% vers les États-Unis. C’est entre 20 et 30 % de notre économie qui en dépend (selon la méthode de calcul utilisée). Les salaires sont aussi plus élevés dans les entreprises qui exportent leurs produits ou services hors de nos frontières.

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