Nouvelles
La fin du marché du 4 pieds de sapin-épinette pour la Beauce est bel et bien arrivée.  C’est en ce 29 novembre 2018 que le dernier voyage de pitoune a été livré à l’usine Kruger Wayagamack à Trois-Rivières.   
Un homme de 68 ans de Saint-Claude a subi une mort tragique cette fin de semaine en abattant un arbre.
La Nouvelle-Écosse s'engage à réduire les coupes à blanc et accepte les recommandations d'un rapport qui lui a été remis en août, lui demandant de revoir ses pratiques forestières pour faire de la protection des écosystèmes et de la biodiversité une priorité.
La carte interactive et le service de cartographie Web (WMS) présentant les données écoforestières du Québec sont maintenant accessibles à tous!
Lorsque l’immobilier va, tout va pour l’économie nord-américaine. Bois d’œuvre, ciment, matériel électrique, électroménagers, crédit bancaire… la liste des industries qui dépendent de la construction et de la vente de maisons est longue.
Même si le thème de la culture forestière avait plutôt une saveur philosophique, la réalité terrain a vite teinté les interventions lors du congrès 2018 de l’Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice tenu jeudi à Trois-Rivières. Et la question de la main-d’oeuvre a inévitablement été abordée dans les diverses présentations.
Le gouvernement du Canada s'est engagé à promouvoir l'égalité entre les sexes et comprend l'importance d'offrir plus de possibilités aux femmes dans toutes les sphères de la vie au Canada pour renforcer leur autonomie. Par nos investissements dans des projets qui améliorent la sécurité économique des femmes, nous contribuons à créer des conditions propices à leur réussite, de même qu'à celle de leur famille et de leur collectivité.

Terry Duguid, secrétaire parlementaire de la ministre de la Condition féminine, a annoncé aujourd'hui, au nom de l'honorable Maryam Monsef, ministre de la Condition féminine, que le gouvernement du Canada appuiera financièrement un projet visant à accroitre la sécurité économique des femmes en Ontario et dans l'ensemble du Canada.

L'Institut forestier du Canada recevra 467 000 $ pour un projet de 36 mois intitulé « Plan d'action pour l'égalité entre les sexes dans l'industrie forestière ». Ce projet vise à éliminer les obstacles systémiques empêchant les femmes de faire carrière et d'obtenir les emplois bien rémunérés de la classe moyenne dans ce secteur. Au nombre de ces obstacles, il y'a l'iniquité salariale et les problèmes de garde d'enfants, l'accès inégal à la formation et aux métiers, aux postes de gestion, ainsi qu'une méconnaissance du secteur en général.

Dans le secteur forestier, les femmes sont sous-représentées à tous les niveaux. Le projet réunira des femmes travaillant déjà dans ce secteur et des parties prenantes de l'industrie, des ONG, des groupes autochtones, des associations professionnelles et des femmes désirant travailler dans ce secteur, afin d'élaborer et de mettre en œuvre un plan stratégique national visant à multiplier les débouchés pour les femmes dans cette industrie.

La semaine dernière, le gouvernement du Canada a déposé son Énoncé économique de l'automne 2018, qui vise la croissance de l'économie au moyen d'une série d'investissements dans la création d'emplois bien rémunérés pour la classe moyenne. Il est notamment proposé d'affecter 800 millions de dollars additionnels sur cinq ans au Fonds stratégique pour l'innovation, afin d'appuyer l'innovation dans tous les secteurs de l'économie canadienne. De ce montant, 100 millions de dollars seront consacrés au soutien du secteur forestier.

Citations

« Notre gouvernement sait que nos investissements dans les femmes profitent à toute la population puisqu'ils renforcent l'ensemble de l'économie. D'où l'importance de ces projets, qui créeront des conditions propices à l'épanouissement professionnel et personnel des femmes. En finançant des organismes comme l'Institut forestier du Canada, dont le travail vise à éliminer les obstacles limitant le pouvoir d'action des femmes, nous donnons à l'ensemble des Canadiennes et Canadiens une chance réelle et équitable de réussir, indépendamment de leur sexe et de leur identité de genre. »
L'honorable Maryam Monsef, P.C., députée
Ministre de la Condition féminine

« L'institut forestier du Canada a fait ses preuves quant à sa capacité de soutenir et de faire croitre l'industrie forestière canadienne grâce à l'excellence de sa recherche et sa longue expérience des partenariats collaboratifs. Encore une fois, l'Institut ouvre la voie et innove en lançant un plan d'action visant à recruter, maintenir en poste et promouvoir les femmes dans l'industrie forestière. Ainsi, les femmes auront un accès égal à des emplois valorisants de la classe moyenne dans cette industrie. Notre gouvernement est heureux d'appuyer ces efforts importants. »
Terry Duguid
Secrétaire parlementaire de la ministre de la Condition féminine
Député de Winnipeg-Sud

« C'est avec joie que nous accueillons le soutien du gouvernement fédéral pour nous aider à éliminer les obstacles qui empêchent les femmes qui le désirent de travailler dans l'industrie forestière. Munis d'un plan élaboré à l'aide de l'analyse comparative entre les sexes, nous allons pouvoir créer des milieux de travail qui encourageront plus de femmes à rechercher de l'emploi dans le secteur sylvicole et de la bioéconomie, où l'expertise en STEGMA est très recherchée. »
Dana Collins
Directrice générale, Institut forestier du Canada

Les faits en bref
  • Les femmes sont sous-représentées dans les métiers spécialisés et dans d'autres professions traditionnellement occupées par des hommes. Par exemple, en 2016, 83 % de la main-d'œuvre dans le secteur forestier était composée d'hommes comparé à seulement 17 % de femmes. Ce ratio est semblable à celui que l'on peut voir dans les autres sous-secteurs des ressources naturelles. 
  • Le McKinsey Global Institute estime que l'adoption de mesures pour faire progresser l'égalité des sexes, notamment pour augmenter la participation des femmes au marché du travail et leur assurer une meilleure représentation dans le secteur des technologies, renforcerait l'économie du Canada, qui pourrait y gagner 150 milliards de dollars d'ici 2026. 
  • L'insécurité économique continue de toucher un nombre disproportionné de femmes. En 2015, les Canadiennes ont gagné seulement 87 cents pour chaque dollar gagné par les Canadiens. Elles sont beaucoup plus susceptibles d'occuper un emploi à temps partiel (les femmes représentent 76 % de la main-d'œuvre à temps partiel), et 25 % d'entre elles affirment travailler à temps partiel en raison de leurs responsabilités en matière de garde d'enfants. 
  • La sécurité économique comprend la sécurité sociale de base, c'est-à-dire de pouvoir satisfaire des besoins essentiels comme la santé, l'éducation et le logement. 
  • En octobre 2017, Condition féminine Canada a invité des organismes à proposer des projets pour promouvoir la sécurité économique des femmes au Canada en tâchant de remédier à certaines des causes fondamentales de l'inégalité, dont, notamment, des obstacles comme l'accès aux services de garderie, les salaires inégaux et l'écart salarial entre les femmes et les hommes. À la suite d'appel de propositions intitulées Promouvoir la sécurité économique des femmes et Améliorer la sécurité et la prospérité économiques des femmes autochtones, plus de 45 projets d'une durée de trois ans ont été approuvés. Ces projets recevront un financement totalisant 15 millions de dollars qui s'inscrit dans nos efforts continus pour renforcer l'autonomie économique des femmes et faire avancer l'égalité entre les sexes au Canada.
Avec de plus petites opérations et des coûts d’opération moins élevés, les entrepreneurs forestiers québécois ont généré de meilleurs profits que dans le reste du Canada. Résultat : plus de jeunes se lancent en affaires. 

Il y a deux ans, les magazines Opérations forestièreset Canadian Forest Industriesont réalisé un important sondage pour en savoir plus sur la réalité des opérateurs forestiers au pays. À l’époque, les résultats démontraient que les entrepreneurs québécois travaillaient moins et faisaient moins d’argent que dans le reste du pays, mais ils étaient aussi beaucoup plus jeunes. Nous avons refait le sondage cette année et les résultats sont encore plus positifs. 

Tarifs et profits

Les entrepreneurs québécois sont de bons négociateurs ou ils sont chanceux, car 34 % des entrepreneurs ont vu leur tarif croitre au cours de cinq dernières années. En 2016, seulement 17 % de ces derniers avaient connu une hausse de tarif. Les tarifs en hausse font en sorte que le Québec n’est plus au bas de l’échelle en ce qui a trait aux négociations de tarifs, car ce titre peu enviable appartient désormais aux entrepreneurs de l’Atlantique, avec 28 %. N’empêche que 34 % d’augmentation est encore loin du 64 % d’augmentation chez nos voisins ontariens.

Alors que les profits diminuent pour l’entrepreneur canadien moyen – un inquiétant 28 % d’entre eux ne recense aucun profit – la situation est beaucoup plus positive au Québec. En fait, le Québec et l’Alberta sont les deux régions ou le plus d’entrepreneurs ont réalisé des profits, avec respectivement 22 et 21 % d’entrepreneurs présentant des marges de profits de 11 % ou plus. En tout et partout, 87 % des entrepreneurs forestiers québécois ont fait des profits d’au moins 1 % en 2017, alors que 39 % d’entre eux ont fait un profit de 6 % ou plus.

Les plus faibles coûts d’exploitation expliquent en partie les marges de profits plus élevées au Québec. Seulement 38 % des entrepreneurs soutiennent que le coût de la machinerie a augmenté significativement, comparativement à la moyenne nationale de 62 %. Au Québec, l’augmentation la plus notée était le coût du carburant.

Sans titre
 

Salaire des opérateurs

C’est sans surprise, avec les différences économiques régionales, que les opérateurs québécois ont un salaire plus bas que leurs comparses de l’Ouest canadien, mais ces salaires sont toutefois comparables à ce que l’on retrouve en Ontario. La paye diminue de manière significative dans les maritimes.

Au Québec, 44 % des entrepreneurs paient un salaire de 26 à 30 $ de l’heure, alors qu’un autre 30 % paie entre 21 et 25 $. Seulement 9 % d’entre eux octroient entre 16 et 20 $ de l’heure. À titre comparatif, 55 % des opérateurs des maritimes gagnent 20 $/h ou moins, et aucun entrepreneur ne paie plus de 25 $/h. N’empêche que la moyenne salariale québécoise, à 25 $/h, est plus faible que la moyenne nationale, à 29 $/h, ce qui fait en sorte que certains opérateurs qualifiés décident de migrer vers l’ouest, à la recherche de meilleurs salaires.


Operator rate
 

Les entrepreneurs québécois sont moins nombreux à offrir des avantages sociaux que dans le reste du Canada. Alors que 83 % des entrepreneurs ontariens en offrent, seulement 45 % des entreprises québécoises en font bénéficier leurs employés, une baisse de 5 % par rapport à 2016.

Charge de travail

Mais il n’y a pas que l’argent. Et les entrepreneurs québécois semblent comprendre que la balance entre le travail et la vie personnelle est un facteur important pour la satisfaction de leurs employés, tout comme le révélait notre sondage de 2016. En 2018, 39 % des travailleurs notent travailler 55 heures par semaine ou plus.

C’est aussi au Québec que l’on retrouve le plus grand nombre d’entreprises qui oeuvrent moins de 70 heures par semaine (69 %), ainsi que le plus grand nombre d’entreprises qui roulent moins de 20 semaines par année (17 %).

Taille de l’entreprise

Comparativement à leurs collègues canadiens, les entrepreneurs québécois forment des entreprises plus petites en termes de taille, de revenu et de volume, surtout lorsqu’on les compare aux entreprises de l’ouest.

Les forestiers québécois récoltent en moyenne 110 000 mètres cubes annuellement, et ils sont plutôt bien répartis dans chaque catégorie en deça de 750 000 m3.La plus forte proportion, 23 % d’entre eux récoltent entre 10 000 et 25 000 mètres cubes, alors que 14 % récoltent entre 250 000 et 500 000 m3. À titre comparatif, les entrepreneurs ontariens récoltent en moyenne 181 000 m3, et 66 % d’entre eux récoltent plus de 100 000 m3

Ainsi, les entreprises québécoises génèrent des revenus plus faibles qu’en Ontario, et légèrement plus que dans l’Atlantique. La moyenne des revenus au Québec se situe à 2,3 millions de dollars, alors qu’elle se chiffre à 6,2 millions de dollars en Ontario et à 2 millions de dollars dans les maritimes.

En ce qui a trait à la taille de flotte – toute les machines sauf les pick-up- , c’est au Québec que l’on retrouve le plus faible nombre de machines, alors que 52 % utilisent trois machines et moins. On retrouve ainsi 8 machines dans une opération moyenne dans la belle province. Même les producteurs de l’Atlantique ont une moyenne plus élevée avec neuf. Les forestiers ontariens utilisent le plus de machines avec une moyenne de 46. Sans surprise, les entreprises québécoises embauchent donc moins de personnel en moyenne, avec 44 % d’entre elles qui ont entre un et cinq employés lorsqu’elles roulent à plein régime. Seulement 12 % des entreprises ont plus de 20 employés. 

Ces chiffres peuvent représenter une bonne nouvelle à long terme, car la barrière à l’entrée est donc plus basse pour la relève.

L’âge des entrepreneurs

Les plus petites entreprises, moins de machines et d’employés, et moins de revenus font partie des signes expliquant pourquoi les entrepreneurs québécois sont parmi les plus jeunes au pays. L’âge moyen des entrepreneurs est de 40 ans, comparativement à la moyenne nationale de 49 ans, un bon signe pour la longévité de l’industrie. Au Québec, près de 46 % des forestiers ont entre 36 et 45 ans, et un autre 31 % ont moins de 35 ans. Seule l’Alberta a des nombres comparables, avec 25 % d’entrepreneurs de moins de 35 ans. En Ontario, seulement 6 % ont moins de 35 ans, et plus de 45 % ont plus de 55 ans.

Contractor age

Planification de la relève

Avec une moyenne d’âge plus basse, les forestiers québécois espèrent être en affaire plus longtemps, en moyenne 15 ans. Près du tiers d’entre eux disent qu’ils seront en affaires pour encore 20 ans.

Leur âge explique aussi pourquoi 57 % d’entre eux n’ont pas de plan de succession pour l’entreprise. En Colombie-Britannique, près de la moitié des forestiers estiment qu’ils ne seront plus dans l’industrie d’ici 5 ans.

À peine 9 % des entreprises disent vouloir vendre ou mettre aux enchères leurs équipements, une bonne nouvelle pour le Québec. En Alberta ou en Colombie-Britannique, les réponses indiquent plutôt une proportion de plus de 20 % voulant faire de même.

Le futur

Alors que les forestiers québécois cherchent à améliorer leur industrie – citant les inquiétudes sur le recrutement de la main-d’œuvre et sur la négociation de meilleurs tarifs – les chiffres semblent démontrer que les forestiers de la belle province font mieux que leurs homologues du reste du Canada. Les choses peuvent bien sûr s’améliorer, mais les autres régions devraient prendre bonne note des actions faites au Québec, particulièrement en ce qui a trait à l’arrivée de plus jeunes entrepreneurs.
C’est dans le cadre du lancement officiel de son tout premier événement dédié au secteur forestier, le Congrès Forêt Signature, que l’organisation Réunions & congrès Hautes-Laurentides (RCHL) a dévoilé les détails d’une programmation multiforme. Rappelons que les activités sont prévues les 5, 6 et 7 juin 2019 à Mont-Laurier, et visent à attirer quelque 150 congressistes des quatre coins du Québec. 
L'histoire des coopératives forestières du Québec repose sur l'occupation du territoire. « Les plus vieilles ont 70 ans et elles sont nées parce que les gens cherchaient des moyens de créer des emplois et d'occuper le territoire », raconte le directeur général de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF).
Le président de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce (APBB), Éric Cliche demande que la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’implique concrètement envers la forêt privée.
Le député libéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, se réjouit de l’annonce faite par son collègue aux Finances, Bill Morneau, visant l’industrie forestière. Une somme supplémentaire de 100 M $ sur cinq ans a été prévue dans le cadre l’énoncé budgétaire dévoilé mercredi.
Au Québec, 90 % de la forêt est publique. Par conséquent, elle est accessible à tous. Il y a donc de multiples utilisateurs qui, en soi, peuvent être en compétition par les activités qu'ils pratiquent en forêt. Pourtant, tous ces gens arrivent à vivre en harmonie.
Une personne sur quatre à Chibougamau est sur le payroll de Chantiers Chibougamau, une entreprise de plus de 50 ans qui fabrique et commercialise des produits forestiers. C’est sans compter les emplois indirects.
Les bonnes nouvelles ont été rares ces dernières années dans l'industrie du bois du Bas-Saint-Laurent, mais en voici enfin une. Bois d'oeuvre Cedrico annonce un investissement de 26 millions $ à ses installations de Price et de Causapscal.

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