Nouvelles de l’industrie

L'année 2018 s'annonce prometteuse pour l'industrie forestière, malgré l'imposition de taxes par les États-Unis sur les importations de bois d'œuvre canadien, selon le professeur Luc Bouthillier.
Tirée par la croissance économique, les nouvelles capacités de production en Europe de l’Est et la demande de biocarburant, la production mondiale de bois  connait une forte croissance, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Pour la septième année consécutive, la production mondiale des principaux produits ligneux s’est envolée en 2016 atteignant un taux de croissance de 3 à 6%, a récemment relevé l’agence onusienne. 
L'Association des produits forestiers du Canada (APFC) exprime aujourd'hui son soutien à l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne, qui s'applique de façon provisoire à compter d'aujourd'hui. Cette entente entraîne l'élimination immédiate de quotas et de tarifs allant jusqu'à 10 % sur les exportations canadiennes de panneaux à base de bois et d'autres produits du bois vers l'Union européenne.
Les exportations allemandes de bois d'œuvre ont explosé aux États-Unis pendant la première moitié de l'année, alors que des droits punitifs ont été imposés sur le bois de sciage canadien.
Le prix du bois d'œuvre connaît des hausses exceptionnelles depuis le début du mois de juillet. L'augmentation des mises en chantier aux États-Unis, la montée du dollar canadien et l'application des taxes à la frontière américaine poussent les prix à la hausse. Les feux qui ravagent la forêt de la Colombie-Britannique contribuent également à la flambée des prix.
Alors que les vacances de la construction commencent, certains anticipent déjà le retour dans deux semaines en raison de la hausse du prix du contreplaqué.
C’est avec enthousiasme que l’Agence forestière des Bois-Francs annonce la mise en ligne d’un nouvel outil virtuel interactif permettant de visualiser les étapes entourant les travaux d’amélioration d’un peuplement forestier.
Le bois brûlé est «LA» nouvelle tendance de l’heure en design d’intérieur et en architecture. Ce produit qui fascine le monde de l’habitation est encore assez nouveau au Québec et actuellement peu d’entreprises québécoises se spécialisent dans ce créneau. Mais, compte tenu de la vague de popularité que connaît le bois brûlé auprès des designers, des décorateurs et des architectes, il y a fort à parier que ce produit sera de plus en plus présent sur le marché québécois cette année.
Le président et chef de la direction démissionnaire de Résolu, Richard Garneau, considère qu’il laisse derrière lui une entreprise beaucoup plus solide qu’en 2011, alors que trois des quatre secteurs de production dans lesquels elle concentre ses activités sont en pleine croissance au moment où la Chine prend des décisions qui auront un impact positif à long terme pour le marché de la pâte commerciale.
Les producteurs indépendants de copeaux rongent leur frein alors qu’ils sont victimes de la politique de réduction des prix par les papetières, avec en tête de liste Produits forestiers Résolu (PFR) qui a imposé une réduction de 30 $ la tonne au cours de la dernière année.
La percée effectuée par Domtar en 2011 dans le secteur des produits d'incontinence s'avère plus difficile que prévu, ce qui oblige l'entreprise à comptabiliser une charge hors trésorerie de 578 millions US avant impôt au quatrième trimestre.
Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr, se dit prêt à venir en aide à l’industrie du papier journal pour atténuer les effets des droits compensateurs imposés le mois dernier par le département du Commerce des États-Unis.
Le ton se durcit à Washington à propos du bois d'oeuvre, estime le négociateur du Québec dans ce dossier, Raymond Chrétien, qui continue de plaider pour une solution négociée entre le Canada et les États-Unis.
Alors que plane une fois encore la menace de mesures de représailles contre l’industrie forestière québécoise, les maires de Rouyn-Noranda et Senneterre ont directement interpellé le premier ministre du Canada pour qu’un nouvel accord sur le bois d’œuvre soit rapidement signé.
En relançant des négociations sur le commerce entre le Canada et les États-Unis, il semble que l'administration Trump soit encline à revoir le dossier du bois d'oeuvre, qui pourrit les relations entre les deux pays depuis des décennies. Ne serait-il pas souhaitable, une fois pour toutes, que l'ALENA, qui s'applique sur les échanges des biens, des produits et de certains services, soit respecté dans le dossier du bois d'oeuvre?
Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitão, est lui aussi ouvert à une potentielle renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec l'administration Trump, et suggère même que certains dossiers, comme le bois d'oeuvre, y soient enchâssés.
Le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) se réjouit de la signature de l'Accord économique commercial et global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne.
Philippe Couillard promet d’aider l’industrie forestière si elle devait être frappée par un tarif pouvant atteindre 25 % sur le bois d’œuvre.

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