Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
L’industrie forestière: durable, point final!

Nous pouvons être fiers de notre résilience qui démontre que notre industrie est bien enracinée dans le paysage économique du Québec et qu’elle n’est pas une industrie du passé, mais une industrie qui occupe et occupera une place de choix tant dans le présent que dans l’avenir.


17 juillet 2014
Par André Tremblay
L’industrie est toujours debout et est là pour rester. - André Tremblay.

Malgré une longue traversée du désert, force est de constater que l’industrie est toujours debout et est là pour rester. La preuve : elle continue à assurer des emplois à plus de 60 000 travailleurs répartis dans toutes les régions du Québec.

À l’image de l’arbre qui ajoute des anneaux de croissance à sa structure pour en assurer le renforcement et la durabilité, l’industrie a multiplié ses efforts pour assurer sa croissance malgré la situation difficile. Toutefois, tout comme l’arbre, l’industrie doit pour ce faire pouvoir bénéficier d’un environnement propice, c’est-à-dire un environnement économique qui lui permette d’être compétitive.

Aujourd’hui, le vent semble enfin tourner en notre faveur. Prenons, par exemple, la baisse du dollar canadien qui facilite nos exportations aux États-Unis, où le marché de l’habitation reprend enfin du poil de la bête. Mentionnons aussi la demande grandissante pour des produits plus respectueux de l’environnement. Dans ce contexte, le bois, ressource renouvelable, sera très certainement un matériau privilégié, d’autant plus que nos pratiques forestières sont parmi les plus durables au monde.

Advertisment

Notre industrie a également investi beaucoup d’efforts dans la recherche et l’innovation, travaillant de concert avec FPInnovations pour développer de nouveaux produits et de nouvelles technologies de pointe. Le Québec occupe ainsi une position enviable sur l’échiquier mondial et doit poursuivre ses efforts pour maintenir sa position de leader en termes de produits innovants faits à partir de la fibre de bois.

Malheureusement, tout n’est pas rose partout. Malgré les promesses répétées des gouvernements précédents, le nouveau régime forestier est loin d’avoir rempli ses promesses, soit d’améliorer la compétitivité de notre industrie. Après un an d’application, le bilan est plus qu’inquiétant. Il n’est pas normal que le Québec, province forestière par excellence, ait les coûts de la fibre les plus élevés en Amérique du Nord. Il n’est pas normal non plus que nous n’utilisions pas le plein potentiel de la forêt pour assurer l’approvisionnement de nos usines. Cet environnement économique défavorable nous empêche de profiter pleinement de la reprise, contrairement à ce qui se passe dans les autres provinces canadiennes.

À l’heure actuelle, la possibilité forestière du Québec est de 28 766 300 m3 pour toutes les essences et de 19 271 200 m3 pour le SEPM. Le message que nous lançons est clair : on ne peut tout simplement pas se permettre de diminuer davantage la possibilité forestière au Québec. Face aux enjeux de protection tels que le rétablissement du caribou forestier, l’augmentation des aires protégées, la reconnaissance des droits autochtones et autres, nous devons développer et mettre en place des mesures d’amélioration de la production forestière afin de compenser les réductions de volumes en découlant.

Il semble exister une certaine incrédulité et méfiance par rapport aux revendications de notre industrie en regard du nouveau régime forestier. Il est important d’instaurer un véritable partenariat qui permettra d’adresser et de régler rapidement nos problématiques, tel que le partage des responsabilités au niveau de la planification forestière, les modalités de fonctionnement du Bureau de mise en marché des bois, l’imposition de la rente annuelle, la mise en place d’un programme de construction, de réfection et d’entretien des chemins multiressources, etc.

Nous sommes l’endroit au monde qui détient le plus grand nombre de certifications forestières sur son territoire. Nous sommes aussi une des plus importantes industries au Québec : nous sommes même loin devant l’industrie aéronautique et les mines.

J’interpelle le gouvernement pour lui signifier que nous lui tendons la main. Nous voulons tous la même chose, au fond : utiliser le plein potentiel de la ressource forestière dans l’intérêt économique, social et écologique du Québec.

Nous avons encore des idées, des projets de recherche porteurs et des applications innovantes pour nos produits. C’est en travaillant ensemble, avec le gouvernement, que nous pourrons enfin redonner aux Québécois et Québécoises leur fierté d’antan vis-à-vis de l’industrie forestière.


André Tremblay président du Conseil de l’industrie forestière du Québec