Opérations Forestières

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L’homme qui doit planter des arbres…


28 avril 2021
Par La Terre

Dans son plus récent plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement fédéral planifie la plantation de 2 milliards d’arbres en 10 ans (Ressources naturelles Canada, 2020). Cette initiative tire son origine de la capacité des arbres à fixer, par la photosynthèse, le gaz carbonique (CO2) atmosphérique pour l’incorporer à leur métabolisme. Les arbres, ces végétaux pouvant vivre des décennies, voire des siècles, séquestrent donc le carbone pendant un ­certain temps.

Cela dit, les arbres apportent d’autres bienfaits directs sur nos sociétés. Dans les grandes régions urbaines du monde, les arbres constituent le meilleur outil pour réduire les effets néfastes des chaleurs extrêmes et des îlots de chaleur. Avec les mesures actuelles, il est peu probable que la cible de limiter le réchauffement à +1,5 °C soit atteinte. Les épisodes de chaleur extrême seront plus fréquents et plus intenses. Une forêt urbaine peuplée d’arbres matures produit une canopée qui joue le rôle de parasol et diminue significativement la température au sol. Cependant, les arbres doivent être d’une certaine envergure et cela prend des années pour y arriver.

Malheureusement, le choix des espèces arboricoles en milieu urbain fait au cours des dernières décennies a participé à la diminution importante de la biodiversité. Tout comme une monoculture, la forêt urbaine se limitait en grande partie au frêne, au tilleul, à l’érable de Norvège et à l’érable argenté. Nous connaissons la suite en ce qui concerne les ravages faits par l’agrile du frêne, mais une espèce comme l’érable de Norvège apporte aussi son lot de problèmes (espèce envahissante des milieux naturels et anthropiques, exigence d’entretien, etc.). Dans un souci de créer une forêt urbaine apte à combattre le réchauffement climatique et à résister au stress urbain, la nouvelle orientation des villes par rapport à la gestion de la forêt urbaine est maintenant axée sur la biodiversité des espèces arboricoles pour qu’elle soit résiliente face aux enjeux de demain.

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