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Les pins blancs du Québec plus tout à fait chez eux ici


27 mars 2018
Par Le Soleil
Crédit: Le Soleil

Si on prenait les graines d’un pin blanc vivant en Pennsylvanie et qu’on les plantait à Québec, est-ce que leurs jeunes pousses parviendraient à survivre à nos hivers et à croître, même si elles proviennent d’une population située beaucoup plus au sud? En fait, ont trouvé des chercheurs de la région, non seulement ces arbres-là survivraient-ils, mais ils grandiraient plus vite que les pins blancs locaux — gracieuseté des changements climatiques.

Dans un article qui vient de paraître dans la revue savante New Phytologist, une équipe dirigée par Martin Girardin et Nathalie Isabel, du Service canadien des forêts, a récolté les fruits d’une expérience débutée en 1986. Cette année-là, des centaines de graines de pin blanc provenant de toute son aire de distribution — donc de nos latitudes jusqu’en Caroline du Nord, grosso modo — ont été plantées en serre, puis les semis ont été transférés à l’Arboretum de Valcartier trois ans plus tard. À la fin de 2014, une mince «carotte» de 5 mm de diamètre, allant de l’écorce jusqu’au cœur des arbres, a été prélevée sur chacun d’eux afin de mesurer leurs cernes de croissance.

Résultats: les graines de l’extrême sud (les Carolines) n’ont pas survécu, mais les arbres qui ont grandi le plus, en moyenne, n’étaient pas les pins blancs de populations québécoises. Ce sont les graines de Pennsylvanie qui ont donné les arbres qui «performaient» le mieux à Valcartier. Pas énormément (quelques pour cent en général), mais c’est suffisant pour indiquer une meilleure adaptation.

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