Opérations Forestières

En vedette Optimisation Sciage
Les nouveaux forestiers


10 novembre 2016
Par Guillaume Roy

Sujets

Au cours des dernières années, j’ai visité plusieurs usines de sciage et j’ai fait la rencontre de centaines de forestiers. Tranquillement, l’image des forestiers change. Les têtes grises dominent toujours, mais la relève est au rendez-vous.

Selon un sondage exclusif sur l’entrepreneuriat forestier publié dans l’édition de septembre du magazine Opérations forestières, seulement 13 % des répondants ont plus de 56 ans au Québec, alors qu’ils représentent 46 % des entrepreneurs ontariens. Le sondage révèle aussi que 42 % des entrepreneurs ont moins de 35 ans au Québec.

Ces chiffres sont impressionnants, mais sur le terrain, on voit en effet de plus en plus de jeunes prendre la place de leurs ainés, qui partent à la retraite. Quelques étoiles de la relève forestière du Québec le démontrent bien. C’est le cas de Cédrik Baudart qui a acheté sa première machine forestière à 16 ans, avant de lancer son entreprise forestière à 18 ans.

Advertisment

La réalité en forêt change et l’image des forestiers aussi avec l’avènement de la foresterie 4.0. Désormais, les opérateurs doivent en quelques sortes devenir des « geek » électroniques pour maximiser les performances des machines. Et la technologie fait poindre de nouveaux métiers, comme c’est le cas avec les pilotes de drones, que l’on retrouve de plus en plus dans les cours des scieries pour évaluer les inventaires de bois. D’ici quelques années, il y a fort à parier que l’utilisation des drones en forêt sera beaucoup plus fréquente, pour faire des inventaires, mais aussi simplement pour maximiser la récolte et les déplacements. L’implantation de la technologie LiDAR, dont on parle également dans notre édition de septembre, en est un autre bon exemple.

La même réalité frappe en usine alors que l’optimisation est le mot d’ordre un peu partout. Il faut désormais faire plus avec moins. Pour y arriver, il faudra travailler sur l’intelligence forestière, dont nous parle Stéphane Roche, vice-doyen à la recherche et aux études à l’université Laval. La forêt Montmorency, plus grande forêt d’enseignement et de recherche au monde, est en voie de devenir la première « forêt intelligente »  au monde, nous apprend ce dernier. À terme, ce genre de technologie permettra de lier les besoins de l’industrie avec la ressource présente en forêt, le tout, en temps réel.

Pour y parvenir, il faudra des jeunes forestiers bien branchés sur le monde et sur la technologie. L’Association des produits forestiers du Canada a d’ailleurs développé un nouvel outil en ligne pour lier les travailleurs et les employeurs forestiers partout au Canada. Au moment d’écrire ces lignes, il y avait plus de 200 offres d’emplois au pays, dont 53 au Québec. Il y a probablement un poste pour vous!


Imprimer cette page

À propos



Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*