Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Les effets pervers d’une ruée vers le bois de construction


28 août 2020
Par Le Droit

La COVID-19 et le long épisode de confinement du printemps dernier ont creusé chez les propriétaires de maisons un fort appétit pour la rénovation. Coincés entre leurs murs à longueur de journée durant des semaines, les gens ont d’abord misé sur le design et le réaménagement intérieur de leur demeure pour ensuite entamer la période estivale, marquée par des voyages annulés ou des sorties limitées en raison de la pandémie, en investissant massivement dans leur cour arrière.

Résultat : le bois traité est en rupture de stock chez la plupart des détaillants de matériaux de construction de l’Outaouais. Qui plus est, le bois d’œuvre, ressource première pour la construction de charpente de résidences neuves, connaît présentement une flambée des prix sans précédent avec comme toile de fond la menace d’une potentielle pénurie de cette matière. Tout ce casse-tête cause bien des ennuis aux entrepreneurs en construction et en rénovation de la région, qui craignent des effets dévastateurs sur l’industrie si la situation perdure. Tour d’horizon.

« La vente de maisons est bonne, la demande pour de la construction neuve et pour la rénovation est bonne. Les gens ne voyagent pas donc mettent plus d’argent dans leur maison. Le problème, c’est qu’il n’y a plus de matériel sur le marché. […] Tous les lundis matins, je magasine habituellement entre 15 et 20 camions de bois. Cette semaine, j’ai été capable d’acheter seulement deux camions. Il n’y a rien à vendre sur le marché. Les cours sont vides », lance Stéphane Nadon, directeur général de l’entreprise gatinoise Pilon Ltée, qui se spécialise dans la vente de matériaux de construction.

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