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Les cicatrices de la crise forestière en Abitibi-Témiscamingue

Dix ans après le début de la crise forestière, 1654 travailleurs ont perdu leur emploi dans les usines de l’Abitibi-Témiscamingue.


6 mars 2014
Par abitibiexpress.ca

À compter de 2004, la diminution de la demande de bois aux États-Unis, combinée à un nouvel épisode du conflit du bois d’œuvre, avait provoqué un effondrement des prix. De 2004 à 2009, selon les données de Statistique Canada, la valeur des ventes était ainsi passée de 16,9 à 5,9 milliards $, soit une baisse de 65,1 pour cent. Au cours de cette même période, la production de bois d’œuvre a également diminué, passant de 84,6 à 45,2 millions de mètres cubes, soit une chute de 46,5 pour cent. La situation s’est depuis sensiblement améliorée, mais elle n’a en rien retrouvé sa santé d’avant la crise.

Une ronde infernale
L’Abitibi-Témiscamingue a fait plus que les frais de ce conflit. De 2005 à 2013, pas moins de 15 usines sont passées sous le couperet, envoyant 1578 travailleurs au chômage. De plus, 76 travailleurs ont été retranchés du personnel de l’usine d’Uniboard à Val-d’Or (15 postes en février 2006), de l’usine de papier d’Abitibi-Consolidated à Amos (28 postes en avril 2012) et de l’usine de Tembec à Senneterre (33 postes en novembre 2013) en raison d’une réduction permanente d’effectifs.

La période la plus noire est survenue en 2005, alors que la fermeture de deux usines de Tembec à La Sarre (152 employés) et à Témiscaming (29) plus celle de l’usine de pâte de Domtar à Lebel-sur-Quévillon (425) a privé de gagne-pain pas moins de 606 personnes.

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