Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Les 20 étoiles montantes de la foresterie au Canada

Le magazine Canadian Forest Industries a produit un palmarès qui fait la promotion de la relève forestière au Canada.


28 octobre 2013
Par Guillaume Roy

Travailler pour trouver de la jeune main-d’œuvre qualifiée pour couper des arbres ou pour transformer le bois au cours des prochaines années n’est pas la simple responsabilité des compagnies forestières. Pour y arriver, ça prend des efforts des fournisseurs, des corporations, des associations et de tous les autres intervenants pour faire la promotion de l’industrie forestière à tous les étudiants d’un océan à l’autre qui sont en quête d’un métier enivrant.

Pour le premier « Top 20 under 40 », le Canadian Forest Industries (le pendant anglophone d’Opérations Forestières) est fier de présenter 20 des meilleurs jeunes travailleurs, qui sont des modèles pour la prochaine génération de travailleurs dans l’industrie forestière canadienne. Sur ces 20 forestiers provenant d’un large éventail de partout au Canada, Opérations forestières vous présentent sept entrepreneurs du Québec et du Nouveau-Brunswick.


 

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Benoit Barrette, président et directeur général de Barrette-Chapais Ltée et BarretteWood inc.
Six cent cinquante kilomètres au nord de Montréal, la famille Barette a changé pour toujours la dynamique de Chapais, un petit village de 2000 habitants en plein cœur de la grande forêt boréale. Et Benoit Barrette, 36 ans, continue de faire fructifier l’héritage familial.

Il y a près d’un siècle aujourd’hui, Roméo Barrette lançait une entreprise familiale qui vendait du bois pour les compagnies de pâtes et papier. De son côté, Benoit a joint l’équipe en bas âge, d’abord en tant que soudeur dans la ligne de production, pour ensuite cheminer vers les ventes et la gestion. En 1995, il partit pour étudier à l’école d’administration à l’Institut de technologie de la Colombie-Britannique. En 2000, il effectuait un retour à plein temps dans l’entreprise. Dix-huit mois plus tard, il devenait le directeur général de la filiale BarretteWood.

Barrette est en fait une équipe d’entreprises dynamiques composées de Barrette-Chapais Ltée, BarretteWood, Barrette Outdoor Living et Barrette Structural. En tout, l’entreprise emploie 2800 personnes au Canada et aux États-Unis.

En 2005, Benoit Barrette s’est lancé un nouveau défi quand il est parti au sud de la frontière pour améliorer la chaine d’approvisionnement et la gestion d’inventaire de Barrette Outdoor living, ou il a été vice-président pour trois ans. En 2008, il est devenu le président de Barrette-Chapais Ltée, et, depuis 2012, il en est également de directeur général. Il est également le président et le directeur général de BarretteWood.

Benoit Barrette est en charge du secteur du bois d’œuvre et des produits transformés pour clôtures de bois et les sommiers de bois. Il est responsable des scieries de Weedon, Roberval, Saint-Jean-sur-Richelieu et Chapais.

La petite entreprise familiale est aujourd’hui devenue un des plus grands manufacturiers de produits de bois et de vinyle en Amérique du Nord.


 

Geneviève Bernier, présidente de COFOR, surintendante forestière chez Boisaco
Né au cœur d’une famille et dans une région forestière, St-Pascal-de-Kamouraska près de Rimouski, Geneviève Bernier a de la sève qui lui coule dans les veines. Après ses études en foresterie au Cégep, elle a travaillé pour des propriétaires de boisés privés, elle est partie au Témiscamingue pour un emploi de mesurage et elle a finalement occupé un poste pour le ministère des Ressources naturelles à Lebel-sur-Quévillon.

Pendant ses études d’ingénieur forestier à l’Université de Moncton, au département d’Edmundston, Geneviève Bernier a passé ses étés à travailler pour Kruger et Plani-Forêt à Parent.

Quand elle a gradué en 2009, elle avait déjà travaillé dans la plupart des zones nordiques et isolées sur le territoire québécois et elle était prête pour un nouveau défi. Boisaco, un des pros gros producteurs de bois d’œuvre indépendant au Québec, l’a alors recruté en tant que coordonnatrice à l’environnement. Un an plus tard, elle prenait le chemin du département de la planification forestière pour quelques mois avant de devenir surintendante forestière. « Boisaco est une petite entreprise qui joue dans la cour des grands et on a accès à tous les niveaux de décision », lance la jeune femme de 31 ans qui a été en mesure de gravir les échelons rapidement au sein de l’entreprise. Boisaco est en fait une scierie qui a deux coopératives comme actionnaire, dont l’une d’entre elles, COFOR (Coopérative des travailleurs forestiers de Ste-Marguerite) est présidée par Mme Bernier. Les 500 travailleurs de Boisaco transforment environ 500 000 m3 annuellement.

Sans aucune hésitation, Geneviève Bernier avoue adorer son travail. « Pour moi, aller dans le bois, c’est la liberté. Pas de téléphone, pas de paperasse, ça me permet d’être à l’écoute de la forêt », dit-elle. Selon son directeur général, André Gilbert, elle est définitivement une étoile montante. « Geneviève exerce un très grand leadership. Elle se démarque grâce à son dynamisme, son efficience au travail et sa grande capacité d’adaptation. Elle est toujours positive au changement ce qui en fait une partenaire d’équipe stimulante.

Mis à part ses tâches quotidiennes à Boisaco et COFOR, elle participe également aux tables sur la gestion intégrée des ressources (GIR) et au comité de rétablissement du caribou forestier.


 

Simon Roy, directeur général, Coopérative forestière de la Matapédia
Après avoir gradué en tant qu’ingénieur forestier à l’université Laval en 2010, Simon Roy s’est fait offrir l’opportunité dont il rêvait : travailler dans la forêt où il a grandi. Natif de la région de la Matapédia, il a toujours eu une connexion avec la forêt alternant les parties de pêche, avec la chasse et l’aménagement forestier sur la terre à bois familiale. Et aujourd’hui, il continue de vivre de sa passion. « Je suis fier d’aider les gens de la région à vivre de la forêt », dit-il.

À sa graduation, la Coopérative forestière de la Matapédia (CFM) n’était pas à la recherche d’un jeune ingénieur, mais en voyant l’enthousiasme du « petit gars du coin », ils ont fait de la place pour lui. Deux ans plus tard, il devenait le directeur des opérations. Et il y a quelques semaines, il est devenu le directeur général de la Coopérative!

Âgé d’à peine 27 ans, il est confortablement installé dans sa ville natale, St-Alexandre-des-Lacs, et il croit que la forêt matapédienne a un futur prometteur. « Nous devons diversifier nos façons de faire en s’accommoder avec les nouvelles tendances sociales de développement durable afin de lier l’économie à l’environnement », croit-il. Et c’est exactement ce que sa coopérative fait. Grâce au financement du « laboratoire rural » qu’ils ont reçu il y a quelques années, la coopérative a lancé une nouvelle tendance de chauffage de bâtiments à la biomasse et de conception de réseaux de chaleur. Le concept fonctionne si bien que cinq projets ont émergé et plusieurs autres sont en plan.

Chaque année, les 75 membres et les autres travailleurs de la coopérative récoltent 240 000 m3 de neuf différentes essences d’arbres.

Simon Roy est aujourd’hui fort satisfait d’avoir gravi les échelons aussi rapidement. « Je veux apporter de l’eau au moulin. Je veux aider à diversifier pour amener la relève à travailler pour nous. Je veux que mes travailleurs soient fiers de travailler pour chez eux. »


 

Jérôme Simard, directeur général, Coopérative forestière Girardville
À 16 ans, Jérôme Simard s’est acheté un lot à bois. C’était en fait son tout premier contact de avec la foresterie. Il ne savait pas jadis à quel point ça allait changer le reste de sa vie.

Dans un premier temps, ce lot à bois lui a permis de payer ses études au Cégep. Mais plus important encore, c’est grâce à ce lot à bois qu’il a réalisé à quel point il aimait la foresterie et ce fut le tournant pour qu’il s’inscrive à l’Université Laval pour devenir ingénieur forestier.

Pendant sa dernière année d’études, sa fibre entrepreneuriale s’alluma encore, alors qu’en 1999, il lance Aztek Développement Forestier, sa première entreprise forestière. En 2003, il déménage au Lac-Saint-Jean pour devenir le directeur des opérations de la Coopérative forestière de Girardville. « J’ai toujours été un entrepreneur et je ne voulais pas travailler pour quelqu’un d’autre. Une coopérative était le milieu idéal pour moi, car je suis copropriétaire », dit l’entrepreneur de 39 ans.

Avec les pressions environnementales et gouvernementales grandissantes, tout le monde doit faire plus avec moins. Depuis son arrivée à la CFG, M. Simard a grandement favorisé la diversification des activités. Depuis qu’il est devenu le directeur général de la coopérative en 2006, il a lancé des filiales dans le domaine de la biomasse, des produits forestiers non ligneux (PFNL), dans le transport forestier et dans la construction de routes forestières. La CFG vient également de lancer une usine de transformation de billes surdimensionnées en septembre 2013.

« Notre mission est de donner de la valeur ajoutée au territoire forestier », ajoute M. Simard, qui cherche constamment à consolider les emplois de la coopérative.

La Coopérative forestière de Girardville est la plus importante entreprise d’aménagement forestier au Québec. Entre autres choses, elle plante plus de 20 millions d’arbres annuellement. La Coop est également propriétaire d’équipement unique en Amérique du Nord, tel que la planteuse forestière Bracke P11.a et la scarifieuse à monticule M36.

Jérôme Simard est également le président de la Coopérative des PFNL du Québec, président de l’Association pour la commercialisation des PFNL du Québec et vice-président de la Coopérative de valorisation de la biomasse.


 

Vincent Roy, Chercheur, FPInnovations
Pour Vincent Roy, il a été facile de faire un choix de carrière en devenant ingénieur forestier : « C’est une excellente façon de rendre l’utile à l’agréable. J’ai toujours aimé jouer dans le bois », lance le natif de 32 ans de St-Étienne-de-Lauzon.

Lorsqu’il a gradué de l’Université Laval en 2004, il s’est dirigé vers FERIC, l’ancien nom de FPInnovation, qui est le plus grand centre de recherche sur la foresterie au monde. Il travailla d’abord sur les impacts des coupes partielles sur les forêts de conifères et mixtes. « Notre but était de mesurer la productivité et les coûts des opérations de sylviculture afin de rendre l’exercice profitable », dit-il.

En 2012, il fait le transfert vers le secteur du transport et de l’énergie où sa recherche est aujourd’hui dirigée vers l’Efficacité énergétique, la consommation de carburant, la réduction des gaz à effets de serre et l’informatisation des plateformes web pour la gestion de la performance des transporteurs.

Viccent souhaite contribuer à l’amélioration de l’image de la foresterie et aux conditions de travail des travailleurs grâce à l’innovation et à l’optimisation.

Nicolas Gagnon, gestionnaire des opérations, Tronconnage Gagnon Inc.
La famille a toujours été la pierre angulaire pour l’entreprise forestière Tronçonnage Gagnon, et Nicolas est au cœur des opérations.

En tant que directeur des opérations pour l’entreprise lancée par son père André en 1984, Nicolas est responsable de la cohésion de l’équipe et de la productivité. Avec ses 50 à 70 employés qui travaillent à la récolte, à la construction de chemins, à la scierie et au transport, il s’assure que les volumes de coupe soient en harmonie avec tous les secteurs de l’entreprise.

Nicolas joue aussi un rôle fort important lorsque vient le temps de renouveler la machinerie. Avec son père, ils choisissent les meilleurs équipements pour faciliter la vie de leurs employés en forêt. En plus de son travail en forêt, Nicolas est connu pour ses courses de « drag », lui qui a d’ailleurs remporté les honneurs du circuit provincial en 2010.

En aidant à prendre de bonnes décisions en forêt, il entame le processus de qualité qui fait la marque de Tronçonnage Gagnon pour que l’entreprise continue à être à être reconnue comme un fournisseur de billes de bois de qualité dans le sud-ouest du Québec.


 

Mathieu Leblanc, propriétaire, ACFOR Gestion forestière, Nouveau-Brunswick
La base du travail de Mathieu Leblanc est de créer un modèle d’aménagement forestier puissant pour l’industrie forestière.

En tant que propriétaire d’ACFOR, il travaille avec les entreprises de récolte dans les maritimes afin de créer de nouvelles solutions pour une gestion durable des forêts. Il souhaite former les entrepreneurs forestiers de la prochaine génération avec les meilleures pratiques qui permettront de récolter la juste part de bois pour les générations à venir. Mathieu Leblanc travaille également sur des solutions impliquant l’utilisation de la bioénergie dans la province, car des marchés potentiels d’utilisation des copeaux et des granules de bois existent au Nouveau-Brunswick et à l’Ile-du-Prince-Édouard.

Le travail de Mathieu Leblanc dans la gestion durable des forêts lui a mérité des prix régionaux d’excellence, dont le « Southeast New Brunswick Wood Marketing Board Forest Management Award ». De plus, il a réalisé plusieurs conférences autour du monde sur le travail d’ACFOR.


 

Et voici la liste des 13 autres sélectionnés dans le reste du Canada. Pour connaître leurs faits d’armes, consultez le http://www.woodbusiness.ca/harvesting/top-20-under-40.

Greg Stewart, président du Sinclar Group Forest Products, Colombie-Britannique

Dan O’Brien, propriétaire de O’Brien Equipment, Colombie-Britannique

Megan Smith, spécialiste du programme sur la bioéconomie forestière du ministère des Ressources naturelles, Ontario

Tyler Hodgkinson, gestionnaire des opérations, Kalesnikoff Lumber Co., Colombie-Britannique

Russ Vaagen, vice-président, Vaagen Fibre Canada, Colombie-Britannique

Jonathan Lok, associé, Strategic Group, Colombie-Britannique

Seth et Jesse Taylor, opérations de rabotage et opérations de déchiquetage, Taylor Lumber, Nouvelle-Écosse

Sheldon Peters, contremaître, Peters Contract Falling, Ontario

Mark Bannerman, vice-président et directeur général, Next Generation Forest Management, Nouvelle-Écosse

Tom Thompson, directeur des opérations, Millar Western Forest Products, Alberta

Lacey Rose, forestière, County of Renfrew, Ontario

Jean Christie, coordinateur de la sylviculture, West Fraser Timber, Colombie-Britannique

L’équipe d’Opérations forestières (et de Canadian Forest Industries) félicite ces travailleurs pour leur labeur acharné. Grâce à leur dévouement pour l’industrie, ils créent des exemples qui peuvent nous aider pour faire, ensemble, la promotion de l’industrie forestière canadienne.


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1 Comment » for Les 20 étoiles montantes de la foresterie au Canada
  1. azleindel dit :

    j’apprécie beaucoup ce que vous faites, cependant je voudrai avoir des contacts de certaines entreprises pour leurs présenter une offre de plus meilleur, dans la foresterie, je possède dans ma forêt des espèces de toutes qualités . je suis en Afrique , au Cameroun
    pour toute personne intéressée.
    azleindel@yahoo.com

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