Opérations Forestières

En vedette Biomasse Granules
Le marché de la granule veut plus de stabilité

La rareté des granules de bois fait mal à toute la filière de production et de vente au détail. L'industrie sera-t-elle en mesure de trouver des solutions pour redonner la confiance aux consommateurs ?


20 février 2015
Par Guillaume Roy


Sujets

C’est la question qui a été débattue lors d’un panel organisé dans le cadre de la 3e Conférence canadienne sur le chauffage aux granules de bois tenue le 19 février dernier à Montréal.

« Tout le monde a assez de capacité sur 12 mois. Le marché est capable de livrer, mais pas en six mois », souligne André Bédard, directeur des ventes de Granules LG. Le réseau devra donc se discipliner pour répondre à la demande.

En tant que produit énergétique, le réseau de distribution gagnerait à imiter le secteur du pétrole, qui livre son produit lorsque le client en a besoin. Une quincaillerie typique, qui a entre 50 et 100 clients qui consomment des granules, devrait être en mesure d’assurer un contact direct avec le client pour lui assurer trois ou quatre livraisons au cours de l’année, au lieu de vendre la demande annuelle en même temps, soutient M. Bédard. Un tel système de distribution existe aux États-Unis.

Advertisment

Alors que la granule se fait rare, les commerçants, qui veulent écouler leur produit, vont même lancer des campagnes de publicité et réduire leur prix en septembre pour attirer les clients.

« On essaie d’éduquer la clientèle en faisant des spéciaux en juin pour répartir les ventes. Mais plusieurs personnes attendent les spéciaux de septembre offerts dans les : quincailleries. Ça détruit l’éducation que l’on veut faire » souligne Marie-Claude Deshaies, copropriétaire de Transport Jedan. Les quincaillers qui n’ont pas fait de spéciaux ont pu vendre les sacs de granules de 50 à 70 cents plus cher au bout de la ligne.

Mais pourquoi faire de la publicité pour un produit de nécessité comme la granule ? Devrait-on maintenir un prix plancher pour assurer une meilleure répartition de la demande ? Les clients sont-ils prêts à payer plus cher pour assurer un meilleur approvisionnement ? Les différents intervenants dans la salle avaient parfois des points de vue différents, mais tous s’entendent pour dire que l’industrie devra travailler ensemble pour assurer un développement intéressant à la filière de la granule énergétique. Des pistes de solutions ont été amenées sur la table. Tous les intervenants de la filière, de la production jusqu’au client, devront s’entendre pour discipliner un réseau qui cherche plus de stabilité.