Opérations Forestières

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25 ans de pratiques forestières pour le Groupe Rémabec 

Un employeur de choix pour la relève forestière


5 septembre 2013
Par Stéphane Riverin Solution Publicité

Sujets

C’est en décembre 1988 que le Groupe Rémabec débute ses activités, dans la région de la Mauricie. À cette époque, la plus importante entreprise forestière privée dans cette région, cesse ses activités et c’est à ce moment que Rémabec prend véritablement naissance, grâce à trois hommes d’affaires qui avaient comme dénominateur commun, l’acharnement au travail, les idées novatrices, la force de persuasion et une vision avant-gardiste.

25 années plus tard, Réjean Paré, Roger Tremblay et Camil Tremblay, sont toujours à la tête de ce fleuron québécois et leur passion pour la foresterie et le secteur manufacturier est encore bien ancrée et extrêmement contagieuse. Mais ces trois cofondateurs n’ont pas réalisé tout ce travail seuls; une équipe de gens compétents et passionnés s’est greffée à eux; vice-présidents, directeurs, superviseurs, coordonnateurs et employés ont tous et toutes été à l’origine de cette belle et grande aventure du Groupe Rémabec. « Ce qui a caractérisé toutes ces années à bâtir cette entreprise, c’est le travail d’équipe, les forces combinées des membres de la direction et la synergie de notre groupe; Réjean, Camil et moi avons toujours eu une vision commune et le fait que nous nous sommes bien entourés, que nous avons des forces complémentaires et que nous avons développé une confiance mutuelle ont été des atouts extrêmement importants pour le Groupe Rémabec », mentionne Roger Tremblay, cofondateur et vice-président aux opérations forestières. Le succès de cette entreprise au cours de ces nombreuses années repose aussi sur la trentaine de filiales qui composent l’armature d’affaires de Rémabec; chaque filiale couvre un créneau bien particulier, ce qui fait que cette grande entreprise en santé est très diversifiée et intervient dans presque toutes les sphères de l’activité forestière. « Il est très important de mentionner que Rémabec regroupe un peu plus de trente actionnaires-dirigeants et qu’ils jouent tous un rôle très déterminant dans le succès de l’entreprise », précise Réjean Paré, cofondateur, président et chef des opérations. Au cours de la dernière année, ce sont 2,9 millions de mètres cubes de bois qui ont été récoltés puis transportés par le Groupe Rémabec, sans compter la construction de centaines de kilomètres de chemins forestiers. Aujourd’hui, l’entreprise, via ses nombreuses filiales, assure de l’emploi à plus de 700 employés et 300 autres travailleurs en sous-traitance, incluant des propriétaires de machineries forestières. Il ne faut pas passer sous silence les rigoureuses procédures et politiques de l’entreprise en matière de santé-sécurité au travail, de même que la mise en place d’un système de gestion environnementale, extrêmement efficace et efficient. Pour le secteur manufacturier, l’obtention et le maintien des certifications, souvent complexes, sont nécessaires pour satisfaire la clientèle, toujours de plus en plus exigeante. Devant ce succès d’entreprise, pas étonnant qu’en 2008, Produits Forestiers Arbec s.e.n.c. se soit intéressé et se soit porté acquéreur de 50 % des actions du Groupe Rémabec; cette alliance stratégique est venue solidifier davantage la synergie qui caractérisait déjà Rémabec.

La relève forestière : une préoccupation constante chez Rémabec
La direction du Groupe Rémabec est très préoccupée par la relève forestière, qui se fait plus rare que dans le passé. La crise forestière a fait mal puisque les jeunes qui avaient un intérêt pour travailler en forêt se sont tournés vers d’autres formations et d’autres métiers. Réjean Paré est très préoccupé par la relève puisque certains de leurs employés partiront bientôt à la retraite. « Ça nous prend des jeunes et nous sommes très conscients que l’une des clés du succès de Rémabec au cours des prochaines années, c’est l’arrivée d’une relève dans notre organisation; le capital humain a toujours fait partie de nos réussites et les entreprises qui délaisseront ce volet auront de sérieux problèmes », mentionne Réjean Paré. L’autre problème qui guette l’industrie forestière, c’est le manque d’entrepreneurs forestiers et cette pénurie occasionne nécessairement des manques d’équipements sur les parterres de récolte et dans le secteur du transport, ce qui sera difficile pour Rémabec et les autres compagnies forestières. « Même si la relève est parfois difficile à attirer dans l’industrie forestière, il faut trouver des solutions pour l’attirer dans notre secteur économique; les générations d’aujourd’hui sont très différentes qu’il y a 20 ans et on doit absolument s’adapter à cette nouvelle réalité, car le futur de Rémabec repose en grande partie sur la qualité de notre relève, qui prendra un jour notre place », mentionne Réjean Paré.

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Des exemples concrets d’une relève forestière
Rémabec est toutefois en bonne position concernant le manque de main-d’oeuvre puisque la relève est bien présente dans l’organisation. C’est impressionnant de voir la quantité de jeunes, hommes et femmes, dans les bureaux de Rémabec de La Tuque et de Dolbeau-Mistassini. Et J’imagine très bien que cette jeunesse fait également partie du paysage dans les opérations fo-restières, c’est-à-dire dans les camps forestiers. J’ai eu la chance d’échanger avec deux ressources qui font partie de la relève chez Rémabec et leurs propos sont extrêmement positifs et motivants pour des jeunes qui souhaitent faire carrière dans le monde de la foresterie.

À 43 ans, Éric Verreault est un bel exemple d’une relève bien implantée et motivée. Éric en est à sa 11e année au sein de Rémabec et aujourd’hui, il occupe le poste de surintendant aux opérations forestières du secteur de Péribonka. Bien positionné dans l’entreprise, Éric Verreault a commencé au bas de l’échelle et aujourd’hui, il supervise, avec son équipe, l’ensemble des travaux forestiers aux camps Lisette et Noël. «  Rémabec est une entreprise très proactive dans le recrutement de sa main-d’œuvre puisqu’elle a réussi à embaucher beaucoup de jeunes; dans les camps forestiers, la relève est de plus en plus présente et c’est vraiment stimulant de voir de jeunes générations s’intéresser à la foresterie » ajoute Éric Verreault. Quand on écoute parler Éric, on comprend rapidement qu’il est un vrai passionné de la forêt et qu’il adore son travail. « Le travail en forêt n’a rien de routinier et chaque soir, tu te rends compte que ce que tu avais planifié le matin a complètement été chambardé par une série d’imprévus; en forêt, tu ne vois pas tes journées et on est continuellement en apprentissage » complète le surintendant aux opérations fo-restières. Éric est très fier et se considère privilégié de faire partie de l’équipe de Rémabec et la place qu’il occupe aujourd’hui est en partie grâce à la direction, qui lui a proposé de prendre du galon et d’occuper un poste plus stratégique dans l’organisation. « Les dirigeants de Rémabec prennent soin de leur personnel et ils sont très ouverts à nous faire progresser dans notre carrière; je leur dois un gros merci dans mon cheminement professionnel », complète Éric Verreault.

Éric Bernier est un autre exemple éloquent que la relève fo-restière est bel et bien en place. Âgé de 38 ans, Éric est ingénieur forestier et directeur des opérations pour la Mauricie. « Je travaille chez Rémabec depuis maintenant 14 ans; j’ai fait mes stages de travail ici suite à mon baccalauréat en génie forestier et j’y suis demeuré comme employé », mentionne l’ingénieur. Éric est très au fait que le secteur forestier vit certains problèmes de relève, mais Rémabec réussi très bien à amener du sang neuf dans son organisation. Le portrait de l’équipe d’Éric Bernier a passablement changé au cours des années, si bien que plusieurs jeunes se sont greffés à l’organisation et on retrouve même davantage de femmes qu’auparavant. « C’est très intéressant puisque les femmes apportent une autre dimension à l’organisation et c’est très stimulant », ajoute Éric Bernier. Actuellement, la moyenne d’âge de l’équipe de Monsieur Bernier est d’à peine 30 ans, ce qui démontre clairement que la relève est omniprésente.

Le Groupe Rémabec est véritablement à l’écoute des besoins de cette nouvelle génération de relève forestière. En effet, la direction donne beaucoup de défis aux employés, offre la possibilité de gravir les échelons sur une base constante et laisse place aux idées innovatrices, trois caractéristiques recherchées par les jeunes chez un employeur. « Aujourd’hui, avec la rareté de la main-d’œuvre, les jeunes peuvent choisir leur emploi et dans ce contexte, Rémabec s’adapte à cette réalité dans son modèle d’affaires; l’entreprise est très sensible à la conciliation travail-famille et l’applique concrètement et avec beaucoup de souplesse; par exemple, les travailleurs dans les camps forestiers peuvent en tout temps garder contact avec leur famille grâce à Internet via le courriel ou certaines applications comme Face Time et cela enlève l’isolement », complète l’ingénieur de 38 ans. Éric Bernier se trouve très privilégié de travailler pour Rémabec, qu’il considère comme un fleuron dans le créneau forestier. Les défis sont nombreux et les employés ont énormément de latitude dans l’exercice de leurs fonctions. « Aujourd’hui, les jeunes carburent aux défis et chez Rémabec, nous sommes bien servis; et en plus, nous travaillons dans un environnement de travail très convivial et accueillant, nos usines sont d’une propreté exemplaire et les équipements sont toujours à la fine pointe; chez Rémabec, la ressource humaine est au cœur des préoccupations de la direction et nous sommes considérés comme des professionnels de la forêt », renchérit Éric avec enthousiasme.

La crise forestière et le nouveau régime forestier : revoir nos façons de faire
Ceux et celles qui croient que la crise forestière est terminée n’ont pas tout à fait raison; du moins, c’est ce que pense Roger Tremblay. « Ça va mieux dans le secteur forestier qu’il y a quelques années, mais la crise n’est pas terminée, entre autres parce que le prix du bois de sciage est beaucoup trop bas; combiné à un prix du carburant qui ne cesse d’augmenter, ça coûte très cher d’aller récolter de la matière ligneuse; durant la crise, on s’est serré la ceinture et au cours des prochaines années, on devra continuer de se prendre en mains et revoir nos façons de faire » mentionne Monsieur Tremblay. Quant au nouveau régime forestier instauré en avril dernier, Réjean Paré considère qu’il y a du bon et du moins bon. « Pour l’industrie, ce régime forestier apportera certainement des aspects positifs puisque nos régions sont exceptionnelles en terme de potentiel forestier; nous avons de la matière ligneuse en qualité;  toutefois, il y a une surenchère des lots forestiers qui sont vendus sur le marché et ce sera difficile de vendre notre bois dans les conditions actuelles », mentionne Monsieur Paré. Et les volumes de bois qui ont été soustraits de la possibilité forestière font mal à l’industrie puisqu’actuellement, il y a trop d’usines par rapport au volume de bois disponible. Monsieur Paré résume bien, dans ses mots, cette situation : « Il faut garder le nombre de boulangeries selon la farine qu’on a de disponible », conclut le président et chef des opérations de Rémabec.