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La forêt boréale est digne d’un engagement constructif


17 mars 2016
Par François Dufresne président de FSC Canada

Sujets

La forêt boréale canadienne est un trésor national, et comme beaucoup de trésors, il est vivement contesté.

Les Premières nations reconnaissent la forêt boréale comme leurs terres ancestrales. Les compagnies forestières y voient des opportunités pour le développement économique et l’emploi. Les écologistes se concentrent sur de vastes étendues de forêts intactes et sur l’habitat pour de nombreuses espèces, y compris le caribou forestier.

En surface, ces intérêts peuvent sembler être en opposition. En réalité, ils peuvent être alignés si la forêt est gérée en respectant les valeurs sociales et environnementales. Cet alignement ne se produit pas par accident; il est le produit d’un dur labeur entre les parties prenantes afin de trouver des solutions dans l’intérêt commun.

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Représentant la société civile, Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation indépendante qui a été créée il y a plus de 20 ans pour trouver un équilibre entre les intérêts sociaux, économiques et environnementaux. L’équilibre de ces intérêts est inhérent à l’approche du FSC en ce qui a trait à la gestion responsable des forêts. Avec plus de 187 millions d’hectares certifiés aux normes FSC dans le monde, dont 53 millions d’hectares au Canada, il est clair que la certification FSC a su démontrer son fonctionnement.

Toutefois, la promesse d’une gestion responsable des forêts n’est possible seulement lorsque les parties prenantes agissent de manière constructive. Voilà pourquoi FSC offre une opportunité pour régler les questions controversées dans la forêt boréale canadienne : le consentement des Premières Nations avant la récolte, et la protection des espèces en péril, notamment le caribou forestier.

Nous devons maintenant nous réunir autour d’un projet commun afin de rétablir la confiance et de trouver des solutions pour les défis réels auxquels nous faisons face.

Bien que nous approuvons et soutenons fortement le leadership des divers paliers de gouvernement, il est de la responsabilité du Forest Stewardship Council d’assurer avec les parties prenantes dans le but d’assurer le succès de la nouvelle norme FSC au Canada. Bon nombre d’acteurs impliqués sont membres du FSC et ils sont déjà engagés à participer à des discussions vers des solutions communes. Ils sont disposés à aller au-delà des lignes de base juridiques et, ainsi, accéder à une norme de pratique plus élevée.

En outre, la demande de produits certifiés FSC représente la justification économique de cette norme plus élevée, en particulier dans une région aussi spéciale que la forêt boréale. Dans les marchés domestiques et d’exportation, FSC est l’étalon-or qui fournit aux clients le degré de confiance recherché pour des produits forestiers de source responsable.

Dans les mois à venir, nous allons parler avec les parties intéressées pour encadrer l’implantation de la résolution 65 sur les paysages forestiers intacts ainsi que des paysages culturels autochtones. Compte-tenu que les forêts canadiennes appartiennent à tous les Canadiens, beaucoup de gens ont un intérêt envers ce processus. Nous allons engager les Premières nations, les sociétés forestières, les communautés locales, les syndicats, les groupes environnementaux et les leaders du gouvernement. Pour être efficace, le processus doit être inclusif.

Néanmoins, nous ne sommes pas aveugles quant aux défis à venir. Après beaucoup d’acrimonie, nous avons besoin de reconstruire la confiance entre les parties prenantes. Et nous avons besoin de la participation constructive de tous les acteurs. Mais il y a trop en jeu pour laisser passer une pareille occasion.

Couvrant 270 millions d’hectares, la forêt boréale canadienne est plus vaste que plusieurs pays dans le monde. Il existe plus de 500 communautés autochtones dans la forêt boréale et de 400 000 Canadiens en dépendent pour leurs moyens de subsistance. On retrouve 25% des forêts intactes du monde dans la région boréale du Canada, qui abrite des milliers d’espèces faunique. En bref, il s’agit d’un endroit unique et digne de notre engagement constructif.

Le Forest Stewardship Council encourage toutes les parties prenantes à y participer. Non seulement le résultat sera de déterminer comment les forêts sont gérées de façon responsable, mais aussi il y va aussi de la façon dont le monde voit le Canada comme étant un chef de file dans le maintien d’un équilibre entre les enjeux de société et l’environnement.


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