Opérations Forestières

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Le carbone des tourbières


15 juillet 2021
Par Actualités UQAM

Une équipe de recherche de l’UQAM est parvenue à montrer, pour la première fois, que l’accumulation de matière organique au sol, sous forme de tourbe, offre à court et à long terme une meilleure capacité de séquestration de carbone que les arbres. Les résultats de cette étude sont présentés dans l’article «Peat deposits store more carbon than trees in forested peatlands of the boreal biome», paru le 29 janvier dernier dans Scientific Reports, une revue publiée par Nature Publishing Group.

«Nous avons comparé la quantité de carbone stockée dans les horizons tourbeux, soit les couches de tourbe accumulée au sol, et les arbres depuis les 200 dernières années à partir d’une tourbière forestière de l’est du Canada, plus précisément dans la région boréale du Québec, au nord de l’Abitibi», explique Joannie Beaulne, première autrice de l’étude, qui vient d’obtenir son diplôme de maîtrise en géographie. Les professeurs Michelle Garneau et Étienne Boucher ainsi que le postdoctorant et chargé de cours Gabriel Magnan, tous rattachés au Département de géographie et au Centre de recherche sur la dynamique du système de la Terre (GÉOTOP), ont cosigné l’article.

Les résultats de la recherche sont issus d’une partie des travaux menés par Joannie Beaulne dans le cadre de sa maîtrise, sous la codirection de Michelle Garneau et d’Étienne Boucher. Ces résultats confirment une fois de plus que les tourbières ne sont pas des terrains marécageux infertiles et inutiles, comme on l’a cru pendant longtemps, mais des puits de carbone essentiels à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère, qui contribuent à atténuer le réchauffement climatique.

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