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La MRC d’abitibi-ouest souhaite faire autrement

La MRC d’Abitibi-Ouest (MRCAO) mijote un projet de forêt de proximité d’envergure qui donnerait aux communautés locales de nouveaux pouvoirs sur la forêt qui les entoure et offrirait des opportunités de développement.


22 février 2013
Par Opérations Forestiéres

Au début de 2012, la MRCAO s’est vue octroyer, par le gouvernement du Québec, les droits d’approvisionnement en bois résineux pour un volume annuel de 41 200 m3 à prélever dans l’unité d’aménagement 085-51. Présente en partie sur le territoire de la MRC, cette unité s’étend jusqu’au delà du 50e parallèle.

Ces nouveaux droits pourraient conduire au développement d’activités profitables et durables pour la MRCAO, dont la mise en valeur de la forêt, des ressources fauniques et hydriques, des autres ressources non ligneuses ou encore la mise sur pied d’activités récréotouristiques.

La MRC met tous les efforts afin que les communautés locales et les acteurs concernés par le projet de forêt de proximité en ressortent tous gagnants.

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« Nous souhaitons que l’industrie nous perçoive comme de véritables partenaires et non comme « un mal nécessaire » ou de la concurrence. Comme nous, elle doit tenir compte des attentes des communautés. L’industrie vit aussi de grands changements dans le nouveau régime forestier prévu pour 2013 et nous croyons qu’il s’agit d’une belle occasion de partager ensemble de nouvelles façons de faire », affirme M. Daniel Rancourt, préfet de la MRCAO.

« Nous sommes très heureux d’avoir la possibilité de gérer une part de l’immense potentiel de nos forêts, poursuit M. Rancourt. Les communautés devront définir leur vision, leurs valeurs et leur potentiel afin de les transposer dans cette nouvelle forme de gestion de la forêt. La forêt de proximité ouvre les portes à une diversification économique sans précédent, à des emplois et à des milieux de vie stimulants qui contribueront à assurer la pérennité de nos communautés. »

Un premier volume de bois vendu La MRCAO a vendu, par appel d’offres à la fin septembre, un premier volume de bois de plus de 34 000 m3. La vente évitera à la MRCAO de payer, par une taxation des citoyens, les coûts liés à une forêt de proximité dont ceux découlant de la préparation et du développement d’activités et de services sur son territoire  de forêt de proximité à venir.

« Le juste prix que nous avons obtenu constitue un des éléments essentiels à la réussite de la future forêt de proximité. Nous devons dégager des revenus de la vente de bois pour subvenir aux besoins de notre forêt », a déclaré M. Rancourt une fois la vente conclue.

Favoriser la diversité
Après des mois teintés par la fermeture de la scierie Tembec de Taschereau, un moteur économique vital sur son territoire, la MRCAO a saisi l’opportunité offerte par la redistribution d’un contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier par le gouvernement pour récupérer, pour son territoire, quelques 41 200 m3 de bois.

« On croit que les municipalités fo-restières sont les mieux placées pour gérer la forêt et en maximiser les retombées positives, affirme M. Rancourt. Elles y vivent au quotidien et ont intérêt à la préserver. »

S’il se concrétise par la mise en application de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier, prévue pour avril 2013, le concept de forêt de proximité dans la MRCAO donnera un sérieux coup de main à sa diversification économique.

« Actuellement, plus de 40 % de tous nos emplois sont directement liés à la première et à la seconde transformation du bois, poursuit le préfet. Nous croyons qu’il est nécessaire d’assurer à nos communautés un filet économique plus large. »

Diversification économique signifie également nouvelles responsabilités pour les MRC. « Nous souhaitons que l’attribution d’une forêt de proximité soit accompagnée d’un processus de transfert d’expertise et d’un accompagnement concret, de la part du ministère des Ressources naturelles et de l’industrie, afin d’en arriver à une réelle prise en charge de la forêt par le milieu », souligne M. Rancourt.