Opérations Forestières

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Grève au port de Montréal: Le CIFQ veut une solution à court terme


13 août 2020
Par CIFQ

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec demande aux parties concernées qu’une entente négociée soit conclue rapidement ou que le gouvernement fédéral utilise dès maintenant tous les leviers à sa disposition pour éviter de mettre davantage en danger la pérennité des entreprises québécoises, de fragiliser les emplois et de faire reculer l’économie des régions du Québec.

Le conflit de travail opposant les débardeurs du Port de Montréal et l’Association des employeurs maritimes affecte la reprise économique dans l’industrie forestière. L’instabilité créée actuellement fait en sorte de détourner des navires vers d’autres destinations, augmentant ainsi les coûts de transport et d’entreposage, sans compter les retards de livraison et de réception de marchandise.

Un nouvel obstacle à la relance économique
L’industrie forestière, qui compte 60 000 emplois, est déterminée à participer à la relance économique du Québec et de ses régions. Au Québec, la vitalité économique d’une municipalité sur 5 repose de façon importante sur l’industrie forestière.  Le Port de Montréal est l’une des plaques tournantes du commerce au Québec, et constitue l’un des maillons de la chaîne logistique et d’approvisionnement de l’industrie forestière. La situation actuelle affecte donc directement la capacité d’exportation des entreprises du secteur forestier déjà durement touchées par la première vague de la pandémie ainsi que leur compétitivité.

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Dans le secteur du papier journal par exemple, les exportations avaient déjà chuté de 37 % au mois de mai dernier par rapport aux 3 premiers mois de l’année 2020. Considérant qu’en moyenne en 2019 45% des exportations de papier journal étaient destinées à des pays outremer dont notamment l’Inde et le Royaume-Uni, le prolongement d’un conflit comme celui-ci pourrait entraîner des impacts négatifs importants. En plus, de mettre en péril les parts de marché des entreprises québécoises, cela risque d’exacerber encore davantage la problématique d’écoulement des copeaux, sous-produit important de la transformation du bois nécessaire à la production du papier journal. C’est donc toute la chaîne de valorisation du bois qui s’en trouve affectée.

Citation
« Alors qu’une première vague de la pandémie a touché l’industrie forestière québécoise et qu’une deuxième est anticipée, l’économie québécoise ne peut se permettre d’être mise à risque très longtemps par un conflit de la sorte. Prendre en otage cette industrie, c’est mettre à risque le revenu de milliers de familles québécoises. Après l’imposition de tarifs douaniers américains sur le bois d’œuvre, le conflit ferroviaire et les impacts de la COVID-19 sur l’économie, les travailleurs de l’industrie forestière ne peuvent être une fois de plus affectés.

Pendant que le conflit se prolonge, l’économie et les industries se fragilisent. Il est temps d’en arriver à une solution durable, de lever les obstacles à la réussite de nos entreprises et que les activités puissent reprendre le plus rapidement possibles. Le CIFQ demande donc au gouvernement fédéral de s’impliquer activement et rapidement afin de dénouer cette situation. »

– Jean-François Samray, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec