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Forêt boréale: pour en revenir des coupes à blanc


17 octobre 2018
Par Science Presse

Le documentaire L’erreur boréale avait alarmé la population québécoise, il y a près de 20 ans, en dénonçant les coupes à blanc dans la forêt boréale. De l’histoire ancienne ? Pas du tout : on apprenait récemment que même la réserve faunique de Matane n’a pas été épargnée par ces coupes dans un territoire où on étudie pourtant un projet d’aire protégée et où se réfugient les caribous de la Gaspésie.

Et pas n’importe quelles coupes, mais ce que les experts appellent des « coupes totales » (par opposition aux « coupes partielles »), au cours desquelles plus de 90 % du bois avec une valeur marchande est récolté.  « La coupe totale représente 93 % de la surface récoltée dans la forêt boréale canadienne », soutient Miguel Montoro Girona.

Le chercheur au post-doctorat du Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi, actuellement en Suède, a publié en août une étude sur l’aménagement durable de la forêt boréale. Les résultats montrent que les peuplements d’épinettes noires soumis à des coupes partielles expérimentales se régénèrent mieux que ceux issus des coupes totales.

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« La régénération y a été quatre fois plus importante que dans la section de la coupe totale. Elle arrive également a établir un niveau de régénération assez élevé pour garantir la persistance de la forêt », relève le chercheur qui souligne aussi que la croissance des arbres résiduels a même été, dans certains cas, 20 fois plus élevée qu’avant la coupe : cela produit des arbres de plus grand diamètre et d’une valeur commerciale plus importante. « Cela pourrait permettre de rentabiliser la deuxième récolte des arbres résiduels », note encore Miguel Montoro Girona.

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