Opérations Forestières

Nouvelles de l’industrie
Fierté forestière


21 janvier 2016
Par Guillaume Roy

Aventure. Flexibilité. Développement durable. Liberté. Travail d’équipe. L’industrie doit miser sur ses forces pour recruter la main-d’œuvre de demain.

« Le travail a changé, mais les gens sont restés les mêmes », croit Éric Termuende, le cofondateur et directeur de Gen Y inc., une entreprise spécialisée dans le diagnostic des besoins de main-d’œuvre et la recherche des meilleurs outils de recrutement, en particulier avec les nouvelles générations.

À en croire l’horaire de fou d’Éric, il n’y a pas que l’industrie forestière qui cherche à séduire les « milléniaux », ces jeunes de 18 à 34 ans qui combleront en bonne partie les nombreux départs à la retraite des baby-boomers dans toutes les industries.

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La situation est particulièrement critique dans l’industrie forestière, car il existe carrément un fossé de recrutement causé par la crise forestière de 2005 à 2010. Pendant cette période, plusieurs usines ont fermé et rares étaient les étudiants qui ont pris le pari d’étudier en foresterie ou en transformation du bois.

Dans la tête de plusieurs parents, rien n’a changé et il existe peu d’opportunité d’emplois dans l’industrie. C’est le message que les jeunes interviewés dans le cadre de cette édition spéciale nous ont dit. Malgré le doute de leurs parents, ils ont persévéré et déniché des emplois payants et motivants.

Ce que leurs géniteurs ne savent peut-être pas, c’est qu’il y a 45 000 postes à combler dans l’industrie forestière d’ici 2020, dont plus de 15 000 au Québec. Et la plupart des jeunes diplômés se trouvent un emploi avant d’avoir terminé leur cours. La compétition est parfois même féroce entre les employeurs pour recruter la main-d’œuvre compétente.

Même si les perspectives d’emplois sont excellentes, certains jeunes hésitent encore et d’autres ne connaissent tout simplement pas les emplois potentiels. Pour attirer la relève en forêt et dans les usines, il faut miser sur les forces de l’industrie, explique Eric Termuende. « C’est impossible de plaire à toute une génération. Il faut cibler des individus qui ont des valeurs compatibles avec celles de l’industrie. Il faut miser sur les éléments de fierté », lance le jeune entrepreneur dynamique de 23 ans.

Par exemple, les jeunes à la recherche de liberté, allergiques au travail derrière un bureau, sont des cibles idéales pour le travail en forêt. D’autres jeunes, créatifs, qui se soucient de l’empreinte environnementale des matériaux feraient d’excellents candidats pour devenir un ingénieur du bois.

Selon Eric Termuende, les gens ne sont pas tellement différents qu’il y a 60 ans. « Ce sont les technologies qui ont changé les modes de communication. Il faut trouver de nouvelles façons d’engager la conversation avec les jeunes qui nous ressemble ».

Comme vous le découvrirez dans cette édition spéciale, plusieurs jeunes ont découvert les métiers forestiers par hasard. Ils ont été séduits par le travail et ils « contaminent » maintenant leur entourage, qui se tourne aussi vers la forêt.

Faites de même. Soyez fiers et engagez la conversation avec les jeunes, sur le web et par tous les moyens que vous trouverez.


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