Opérations Forestières

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Épidémie localisée de spongieuse européenne en contexte forestier privé et de production acéricole


8 octobre 2021
Par La Terre

Une forte épidémie de spongieuse européenne (Lymantria dispar dispar [L.]) touche actuellement le Québec. De graves défoliations ont été observées dans les régions de la Montérégie, de l’Estrie, du Centre-du-Québec, de la Mauricie, de l’Outaouais et de la Capitale-Nationale. Déjà, des propriétaires forestiers et des producteurs acéricoles sont inquiets. Certains se rappellent encore la récente épidémie de livrée des forêts ayant notamment sévi dans Lanaudière et dans les Laurentides.

La spongieuse européenne : une chenille défoliatrice

La spongieuse européenne est un papillon introduit, à la fin du 19e siècle, par un entomologiste désireux de développer la production de soie en Amérique du Nord. Malheureusement, ces efforts se sont surtout soldés par l’introduction d’un insecte dont les chenilles sont capables de consommer le feuillage de plus de 500 espèces végétales différentes : le chêne rouge est leur essence préférée, mais les larves (chenilles) peuvent aussi se nourrir des feuilles du bouleau à papier et gris, du saule, du tilleul, du mélèze, du peuplier, du hêtre, de la pruche, du pin et de l’épinette. L’érable à sucre est acceptable pour ces chenilles, tandis qu’elles ne toucheront pas à l’érable rouge. En dévorant le feuillage des arbres au printemps et au début de l’été, la spongieuse, comme tous les défoliateurs, réduit la capacité photosynthétique des arbres. La photosynthèse leur permet de produire les sucres nécessaires à l’accomplissement de leurs activités biologiques (croissance longitudinale et radiale, fructification, protection…). Une incapacité à réaliser cette activité essentielle peut avoir des impacts importants. Heureusement, les arbres ont des réserves leur permettant de faire face à ces épisodes. Toutefois, l’état de ces réserves est largement dépendant des conditions dans lesquelles se trouvait l’arbre avant sa défoliation. Ainsi, un arbre « stressé » aurait des réserves plus petites, et donc une capacité à survivre et prospérer à la suite d’une défoliation moins grande qu’un arbre sain évoluant dans des conditions qui lui sont favorables.

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