Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
ÉDITORIAL: Urgent besoin de main-d’œuvre

Le manque de main-d’œuvre est le problème le plus important auquel devra faire face l’industrie au cours des prochaines années.


21 juillet 2021
Par Guillaume Roy

On parle souvent du manque d’approvisionnement et de l’impact éventuel de la protection du caribou forestier comme des menaces pour l’industrie forestière, mais l’enjeu le plus important à court, à moyen et à long terme, est le besoin de former davantage de main-d’œuvre, tant pour la récolte que pour la transformation du bois. 

Au cours des derniers mois, plusieurs forestiers ont noté qu’ils ne sont pas en mesure de réaliser tous les contrats qui s’offrent à eux, et qu’ils ne miseront pas sur certains lots mis aux enchères, car ils n’ont pas la force de frappe nécessaire pour récolter le bois. 

À court terme, le bois devrait tout de même être récolté, mais ces anecdotes semblent démontrer que la situation ne cesse de s’empirer. Il faudra donc mettre les bouchées doubles pour attirer de jeunes travailleurs dans l’industrie, pour les former, les mettre à niveau. Mais il ne faudra pas oublier de tout faire pour garder ces jeunes professionnels au sein de l’industrie. 

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Opérations forestières souhaite faire sa part dans cette démarche en racontant les histoires de jeunes forestiers et de jeunes forestières qui se sont démarqués au sein de l’industrie. Pour raconter les plaisirs des métiers de la forêt. Pour parler de la liberté qu’amènent ces métiers. 

C’est pourquoi nous relançons notre palmarès des étoiles de la relève forestière du Québec, pour une 7e édition. Encore une fois, nous souhaitons mettre en valeur la relève de 40 ans et moins au sein de l’industrie. Si vous connaissez des jeunes étoiles, c’est le temps de nous en faire part en visitant notre site internet. 

Vous avez peut-être remarqué qu’Opérations forestières a aussi verdi son logo ainsi que son image dans toutes ses communications. En fait, on n’a jamais trouvé pourquoi notre logo n’était pas déjà vert. Après tout, le vert est la première couleur qui vient en tête quand on pense à la forêt. Et c’est aussi l’avenir de l’industrie forestière, car c’est une des seules qui peut se targuer de pouvoir générer des émissions de gaz à effet de serre négative, en captant le carbone de l’atmosphère. 

C’est ce message qu’il faudra véhiculer davantage pour améliorer l’acceptabilité sociale de la foresterie, qui est trop souvent remise en question, basée sur de vieux préjugés qui ne s’appliquent plus. 

La foresterie au Québec a changé. On récolte en moyenne 0,47% des forêts commerciales chaque année. Si on comparait la forêt commerciale à 1000 arbres, ça veut dire que l’on récolterait 5 arbres par année. Pour mieux comprendre l’état réel de la foresterie, nous devons aussi vulgariser ce qui se fait dans le bois. En partenariat avec le Collectif pour une forêt durable, Opérations s’est aussi engagée en ce sens et nous vous présentons un premier graphique éducatif, accompagné d’un texte en page 8. 

La main-d’oeuvre autochtone fait aussi partie de la solution pour combler les besoins de main-d’oeuvre, comme le démontre Jean-Michel Beaudoin et Marie-Ève Dufour, deux professeurs de l’Université Laval, à la page 30. 

D’une part, l’implication des autochtones dans le secteur forestier fait énormément de sens, car ce sont ces peuples qui ont occupé nos forêts pendant des millénaires. De plus, leur inclusion permettrait de construire des ponts entre les nations pour construire une industrie forestière plus forte et plus inclusive. 

Il existe plusieurs solutions pour résorber la pénurie de main-d’oeuvre et elles sont toutes essentielles pour assurer la une bel avenir au secteur forestier.

Bonne lecture.