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Chaud devant! – Éditorial

L’enveloppe de 50 millions de dollars pour les projets de biomasse forestière résiduelle, annoncée par le gouvernement québécois en novembre dernier, est une ex


4 juin 2014
Par Mariève Paradis

Sujets
Guillaume Roy

L’enveloppe de 50 millions de dollars pour les projets de biomasse forestière résiduelle, annoncée par le gouvernement québécois en novembre dernier, est une excellente nouvelle. Encore faut-il garder ce programme en vie après les élections…

Plusieurs l’attendaient depuis longtemps. La faisabilité de certains projets de biomasse en dépendait, même. Une aide financière pour permettre aux institutions, aux entreprises et aux municipalités d’effectuer la conversion de système de chauffage ou de procédé industriel vers la biomasse forestière. L’industrie le dit depuis longtemps, maintenant certains groupes environnementaux dont Nature Québec emboîte le pas. La biomasse fo-restière est le carburant de l’avenir.

Qu’elle soit à l’état brut ou transformé en granules ou même en huile pyrolitique, la biomasse forestière résiduelle permet de diminuer les émissions de GES, valoriser des « déchets forestiers » en plus de créer et de conserver des emplois dans les régions. Le portrait semble parfait pour un succès sur toute la ligne.

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Or, la filiale biomasse est encore à ses balbutiements au Québec, malgré la demande croissante de l’Europe de l’Ouest. Les écueils sont nombreux pour les entreprises de biomasse. La production selon la disponibilité de la matière première, la logistique d’exportation, l’opinion publique « de brûler des arbres pour se chauffer ».

Dans le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec appelé Maîtriser notre avenir énergétique, on y mentionne la biomasse 181 fois. Selon ces experts, la biomasse est « une énergie renouvelable, si elle n’est pas exploitée au-delà de sa capacité à se régénérer ». On y mentionne également que « le remplacement du mazout par des énergies renouvelables, principalement par de la biomasse forestière résiduelle, offre, par exemple, des retombées économiques significatives ». On y lit également que si la moitié du budget consacré à l’achat du mazout était transféré vers la biomasse, ceci permettrait d’ajouter environ un milliard de dollars chaque année dans l’économie des régions, créant des milliers d’emplois

Au moment d’écrire ses lignes, la date des élections provinciales vient de tomber. Le 7 avril prochain, le Québec aura un nouveau gouvernement. Il est encore temps de rassembler le pouvoir de persuasion d’une industrie forte, celle de la forêt, pour démontrer l’importance de continuer à valoriser la biomasse forestière dans le portrait énergétique québécois. Il faut un discours concerté, de tous les acteurs, pour aborder l’indépendance énergétique du Québec. Parce que celle-ci passe aussi par l’exploitation des ressources renouvelables, comme le bois. Il faut aussi démontrer qu’il est possible de le faire en respectant les communautés locales et les nombreux usages de la forêt. Tout le monde peut y trouver son compte.

C’est le temps maintenant de faire front commun et de travailler à garder les emplois dans une industrie qui fait vivre le Québec depuis plusieurs siècles. Il suffisait d’être présent à la 2e Conférence canadienne sur le chauffage aux granules de bois en février dernier, pour constater que la seule pièce manquante au casse-tête est la collaboration. C’était d’ailleurs le mot d’ordre de tous les conférenciers.

Ce mois-ci, vous lirez d’ailleurs un compte-rendu de cette conférence et aussi du Congrès de Montréal sur le bois, un article sur le nouvel achat Ponsse de l’Entreprise forestière Lemieux et Girard, au Lac-Saint-Jean, l’histoire d’adaptation au marché des enchères de la Coop Girardville, un plaidoyer pour la biomasse forestière de Nature Québec et un retour sur le transport de bois par train, après la tragédie de Lac-Mégantic.

De retour
Je suis de retour à la barre du magazine après un an afin de donner naissance au p’tit dernier. Je suis heureuse d’avoir compté sur le professionnalisme de Guillaume Roy qui a su prendre la relève avec brio pendant mon absence. D’ailleurs, l’équipe d’Opérations Forestières et de Scierie est fière de garder Guillaume comme rédacteur web. Il sera également présent dans les forêts du Lac-Saint-Jean pour garder un œil sur toutes les innovations et les bons coups de la région. Pour ma part, je suis prête à vous visiter pour parler de vous, de vos contrats, de vos investissements. Pour montrer que l’industrie se relève, reprend vie après plusieurs années difficiles. Le magazine Opérations Forestières et de Scierie a été avec vous pendant ces moments, et maintenant, plus que jamais, est prêt à évoquer les succès de votre industrie.

Au plaisir de vous voir sur le terrain!
Mariève Paradis
Rédactrice en chef
mparadis@annexweb.com


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