Opérations Forestières

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Congrès de Montréal sur le bois

Plaque tournante pour acheteurs et vendeurs


6 juin 2017
Par Maria Church
Robert Glowinski, l’American Wood Council, travaille pour faire accepter les bâtiments de 20 étages en bois dans le code du bâtiment américain.

Montréal était au cœur du marché des produits forestiersà la fin mars, alors que les acheteurs nord-américains et internationaux sont venus rencontrer les petits et grands fournisseurs.

Plus d’une centaine d’exposants et 900 personnes ont participé au 5e Congrès de Montréal sur le bois à l’hôtel Bonaventure du 28 au 30 mars dernier.  Au menu : réunions, des séances et un salon professionnel très achalandé. L’événement réalisé en partenariat entre le Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB), le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), le Bureau du bois d’œuvre maritime (Maritime Lumber Bureau) et l’Association des industries forestières de l’Ontario.

Sven Gustavsson, un des organisateurs de l’événement au QWEB, a déclaré que la convention est unique, car elle vise à introduire les acheteurs mondiaux auprès des producteurs canadiens.

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« Nous avons dépassé nos prévisions. Nous avions plus de gens d’outre-mer et beaucoup d’entre eux étaient des acheteurs sérieux à la recherche de produits de bois canadiens », a déclaré Gustavsson.

Entre 60 et 80 acheteurs étaient présents en provenance de plus de 10 pays, dont la Chine, la Pologne et le Pakistan, ainsi que 150 des États-Unis. Environ 16 pays ont été représentés au total, en incluant les représentants des exposants.

En dépit des restrictions américaines imminentes sur le marché du bois, Gustavsson a déclaré que l’atmosphère de la convention était positive. « Les gens qui viennent ici veulent améliorer les affaires sur une base quotidienne. Nous ne pouvons pas nous arrêter parce que nous savons que cela se produira. »

Le premier jour de la convention a commencé avec les visites de l’industrie pour les acheteurs d’outre-mer, suivis d’un séminaire sur le bois et l’avenir de l’industrie des meubles et du revêtement en bois.

Le deuxième jour a accueilli trois orateurs invités pour parler de l’économie, des marchés et du marketing.

D’abord, Hamir Patel de CIBC Capital Market a partagé des données sur les mises en chantier aux États-Unis et au Canada. Même si la croissance a ralenti, Patel prévoit une hausse au cours des quatre prochaines années grâce à une tendance pour la construction de maison à faible coût. De plus, les acheteurs qui ont perdu leurs maisons lors de la crise de 2008 commencent tout juste à se qualifier pour les prêts hypothécaires.

Si on se fie au dernier accord sur le bois d’œuvre paraphé en 2006, les droits compensateurs seront d’abord très élevés, estime Patel. Puis, ils descendront progressivement au fur et à mesure que le Canada s’opposera en formulant des appels auprès des organismes de régulation des marchés.

Robert Glowinski, président et chef de la direction de l’American Wood Council, a ensuite participé à une présentation sur les efforts des États-Unis pour faciliter la construction de bâtiments en bois de plus grande taille.

Le projet Tall Wood consiste en un plan quinquennal pour insérer la construction de bâtiments de 12 étages dans le code du bâtiment américain en 2021. La première étape du plan était de créer le Comité ad hoc de Tall Wood au sein du Conseil international du Code (CPI). Au cours d’une réunion de la CPI avec ce comité, l’objectif a évolué jusqu’à 20 étages d’ici 2021.

Glowinski a décrit le processus qui menait à un changement de code, qui comprend entre autres des tests de feux et des tests sismiques. L’AWC travaille en étroite collaboration avec le Conseil canadien du bois et le Conseil national de recherches du Canada, mais tous les essais doivent être effectués dans les laboratoires américains pour qu’ils se qualifient. Cela signifie que toute recherche internationale existante doit être refaite, a mentionné Glowinski.