Opérations Forestières

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Bois d’oeuvre: le Québec mal pris


27 avril 2017
Par Le Quotidien

Les scieurs québécois vont avoir toutes les misères du monde à faire face à la combinaison d’une surtaxe sur le bois d’oeuvre exporté aux États-Unis et l’imposition de quotas par le gouvernement américain, alors qu’ils sont les industriels de l’Amérique du Nord qui doivent payer la fibre la plus chère en raison de l’entrée en vigueur du régime forestier.

Le spécialiste des négociations commerciales et des quatre derniers litiges sur le bois d’oeuvre avec les États-Unis, Carl Grenier, n’hésite pas à avancer que l’industrie québécoise va plonger dans un autre conflit sur le bois d’oeuvre alors qu’elle est grandement défavorisée par rapport à celle de la Colombie-Britannique. Le professeur en sciences politiques de l’Université Laval abonde dans le même sens que le patron de Produits forestiers Résolu Richard Garneau, voulant que les grands scieurs de la Colombie-Britannique pourraient se retrancher sur les marchés de l’Est du Canada pour écouler leurs surplus de production en offrant du bois à des prix plus bas que celui produit dans les scieries qui s’y trouvent.

Un joueur secondaire

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« Le régime forestier québécois a certains éléments positifs, mais le système de mise aux enchères coûte trop cher et a fait augmenter le prix de la fibre. L’industrie du sciage québécois a été érigée comme étant un joueur secondaire, car sa fonction première est la production des copeaux nécessaires à l’industrie des pâtes et papiers. Celle de la Colombie-Britannique compte sur une fibre plus avantageuse et donc moins chère. L’industrie de l’Ouest a été rationalisée et il s’agit d’un secteur industriel dont la vocation principale a toujours été le bois d’oeuvre », analyse le spécialiste.

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