Innover avec la biomasse forestière

Opérations forestières vous présente quatre projets innovants de chauffage à la biomasse qui ont retenu notre attention.
Guillaume Roy
Juillet 27, 2017
Écrit par
Une chaudière Biotec 300 assure à elle seule les besoins de chauffage des Serres Belle de jour
Une chaudière Biotec 300 assure à elle seule les besoins de chauffage des Serres Belle de jour
En optant pour un chauffage à la biomasse, les serres Belle de jour, à St-Nazaire près d’Alma, ont pu réduire les coûts de chauffage annuels de 225 000 $ ! Ces économies permettront un retour sur investissement en seulement trois ans, car les couts d’acquisition de la chaudière Biotec 300 d’Uniconfort s’élèvent à 650 000 $.

Des légumes chauffés à la biomasse
Emplacement : Serres Belle de jour, Saint-Nazaire
Fournisseur : BeloTEQ
Puissance : 3 MW

En optant pour un chauffage à la biomasse, les serres Belle de jour, à St-Nazaire près d’Alma, ont pu réduire les coûts de chauffage annuels de 225 000 $ ! Ces économies permettront un retour sur investissement en seulement trois ans, car les couts d’acquisition de la chaudière Biotec 300 d’Uniconfort s’élèvent à 650 000 $.

Depuis trois ans, cette chaudière assure à elle seule les besoins de chauffage du complexe de serres de plus de 20 000 mètres carrés où sont cultivés des plantes ornementales et des légumes. Pour une coopérative comptant près de 55 employés, la réduction des coûts d’exploitation et la fiabilité sont deux impératifs incontournables.

Alimentée en copeaux de bois forestier, la Biotec 300 produit près de 3 mégawatts de puissance qui se convertissent en eau chaude pour le chauffage des serres. La combustion de la chaudière est contrôlée par des capteurs qui permettent d’ajuster les vitesses des ventilateurs de combustions et d’extraction afin de fournir la puissance exigée.


Conteneur clé en main
Emplacement : Scierie JH keeso, Listowel, Ontario
Fournisseur : Hargassner
Puissance : 100 KW

Manque d’espace pour installer un système de chauffage à la biomasse ? Pour régler cette problématique, Hargassner a développé la solution conteneurisée pour certains de ses clients comme pour la scierie JH keeso, à Toronto.

Le but du projet : réduire les coûts, les délais de réalisation et surtout offrir une solution clé en main moins polluante que le chauffage au bois. On retrouve donc une chaudière mixte Hargassner WTH, installée dans un conteneur, et tous les raccords de plomberie et d’électricité sont montés en usine. Le conteneur est isolé et offre une protection contre le feu pendant trois heures. Le chargement des copeaux ou des granules se fait par le toit qui s’ouvre pour recevoir le combustible par chargeuse à godet, par grue et godet, par souffleur, ou autre. Il existe plusieurs configurations pouvant aller jusqu’à 400 kW et 2 étages de silo.


Un campus à l’ère de la biomasse
Emplacement : Université de Dalhousie, Truro, Nouvelle-Écosse.
Fournisseur : Wellon FEI
Puissance : 5,4 MW

En 2016-2017, le campus agricole de l’Université de Dalhousie a entrepris un vaste projet de cogénération, qui comprend plusieurs facettes. D’abord, la première partie du projet consiste à convertir le réseau de chauffage urbain à la vapeur à un réseau circulant à l’eau chaude. Puis, une chaufferie à la biomasse qui génère 5,4 MW de fluide thermique sera installée. Et finalement, la troisième partie du projet consiste à implanter un système ORC de la compagnie Turboden afin de générer 1 MW de puissance électrique qui sera vendue à Nova Scotia Power.

Le système d’énergie Wellons FEI fournira le fluide thermique au système Turboden qui à son tour va générer 1 MW d’électricité. Comme sous-produit, le système Turboden produira de l’eau chaude qui sera circulée dans le nouveau réseau de distribution souterrain afin de chauffer les bâtiments du campus universitaire.

L’Université utilisera des copeaux, de l’écorce et de la biomasse forestière qui proviennent de fournisseurs locaux afin de stimuler l’économie régionale. Les cendres qui proviennent de la combustion seront valorisées à même les champs cultivés qui font partie du programme d’apprentissage de l’Université.


La biomasse dans une mine d’or
Emplacement : Mine Casa Berardi, La Sarre
Fournisseur : Saatotuli
Puissance : 7 x 500 kW

À près de 100 km au nord de Lasarre, en Abitibi, la mine d’or Casa Berardi a choisi un système de chauffage innovant, en misant sur la biomasse pour générer davantage de retombées sur l’économie régionale. C’est en fait grâce au travail de Norforce Énergie, une entreprise dédiée à la biomasse forestière, que la biomasse a fait son entrée dans une première mine au Québec. Comment ? En offrant un service clé en main et en vendant de l’énergie plutôt que de la biomasse.

Pour financer ce projet innovant, d’une valeur de 3,1 M$, Norforce s’est associé à des partenaires financiers tels qu’Investissement Québec, le Fonds biomasse Énergie, la Caisse d’économie solidaire Desjardins et le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Après avoir réussi un projet pilote en 2013, Norforce Énergie a installé sept générateurs air chaud alimentés à la biomasse d’une puissance de 500 kW chacun. Pour offrir une solution clé en main, tout l’équipement est installé dans des conteneurs.

Les générateurs sont placés aux deux entrées d’air de la mine, principalement pour réchauffer les équipements d’air comprimé, de ciment et d’eau, à une température de 4 °C. S’il fait moins de -15 °C, un système de chauffage au propane vient s’ajouter au système. Annuellement, près de 4500 tonnes métriques de biomasse à 35 % remplaceront une bonne partie de 3 millions de litres de propane consommés par la mine. Ce projet évitera l’émission de 1730 tonnes de gaz à effet de serre par année.

Ce projet ouvre la porte de l’industrie minière pour le chauffage à la biomasse forestière, car plus de 80 % des mines opèrent avec un chauffage à air chaud.






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