Bioénergie
L’expérience du chauffage à la biomasse forestière a donné de bons résultats pour la Municipalité de Rivière-Bleue. Démarré en octobre 2015, le nouveau système permet aujourd’hui une économie de plus de 20 % du cout de chauffage pour chaque utilisateur.
Le conseil de la Première Nation de Tlingit à Teslin au Yukon poursuit son projet de chauffage à la biomasse, après un premier hiver concluant. Plus de 900 personnes du monde entier ont déjà visité les installations.
La Tuque compte devenir le premier endroit au pays producteur de carburant 100% renouvelable, fabriqué à l’aide de résidus de coupes forestières. C’est le défi que souhaite relever l’équipe de BioÉnergie La Tuque (BELT) d’ici 2023. Patrice Mangin, directeur général de BELT viendra justement partager les grandes lignes de cet ambitieux projet de bioraffinerie lors de la conférence Grands projets d’investissement privés au Québec, présenté le 28 mai prochain, à Montréal. Un projet dont la construction est estimée à près de 1,2 G$.
Pour produire de l’électricité dans les centrales thermiques, le charbon a été, depuis le XIXe siècle, le combustible roi. Avec le réchauffement climatique et les engagements plus ou moins partagés par tout le monde de réduire les émissions de gaz à effet de serre, le combustible noir s’est retrouvé, à juste titre, au rang des bannis, trop pollueur. Pour le remplacer, les industriels sortirent une idée géniale de leur chapeau : faire brûler la biomasse. En clair, brûler du bois et des végétaux plutôt que du charbon. Une politique encouragée notamment par l’Union européenne pour gagner la bataille de la transition énergétique. Ce que l’on avait oublié c’est que le bois vient des arbres et que pour alimenter les réacteurs de nos centrales thermiques, certains imaginent détruire des forêts entières. Pire, des études récentes annoncent que le bois n’est pas meilleur que le charbon pour ce qui concerne ses émissions de CO2 dans l’atmosphère. De Charybde en Scylla, on marche sur la tête…
Depuis quelques mois déjà, des rumeurs sur l’acquisition de Chapais Énergie par Nexolia Bioénergie couraient dans la région. Tous savaient que le dossier avançait mais peu d’informations étaient connues du grand public sur l’avenir de l’usine. Qui était derrière Nexolia, cette entreprise presque inconnue qui venait de vendre une usine désaffectée de pâte et papier à Lebel-sur-Quévillon pour venir acquérir Chapais Énergie? Plusieurs questions restaient en suspens.
Le Fonds Biomasse Énergie, dont Fondaction est le gestionnaire, annonce un investissement de 100 000 $ afin de financer la conversion de la Ferme JRS Maheux, en Estrie, au chauffage à la biomasse forestière résiduelle. Le projet permettra de valoriser les résidus de coupes de bois de cette ferme familiale de production laitière, en plus de réduire significativement l’empreinte environnementale liée à ses activités.
Dans la magnifique vallée qui borde la rivière Matapédia, on retrouve différentes industries d’importance dont le tourisme : l’exploitation de la forêt, mais également d’autres moins connues utilisant ses résidus forestiers. C’est en visitant un centre de recherches, une école, un hôpital, des serres et des édifices municipaux qu’il devient évident combien cette ressource renouvelable a beaucoup à offrir, et ce, pour de nombreuses régions du Québec.
La 2e conférence sur le chauffage à la biomasse forestière résiduelle a rassemblé plus de 150 personnes à Québec le 8 novembre dernier. Opérations forestières vous présente un tableau des différents défis et opportunités présentées lors de cette journée.
Le développement de la filière du gaz naturel renouvelable, qui se fera principalement avec des résidus forestiers d’ici quelques années, pourrait générer 5,7 milliards de dollars d’investissements et 536 millions en retombées annuelles au Saguenay-Lac-Saint-Jean d’ici 2030, selon une nouvelle étude commandée par Énergir. 
L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a procédé récemment à la création du nouvel Institut d'innovations en écomatériaux, écoproduits et écoénergies (I2E3) à base de biomasse, un regroupement de chercheurs et étudiants de plusieurs disciplines qui participera à l'avancement de la bioéconomie circulaire, une économie basée sur l'utilisation de la biomasse et le respect de l'environnement.
Le 7 février dernier, la centrale thermique de Drax en Grande-Bretagne a testé pour la première fois son unité de captage de CO2. Malgré ses résultats très modestes, l’unité ne captant qu’une tonne de gaz carbonique par jour, cette initiative ouvre néanmoins de nouvelles perspectives pour la lutte aux changements climatiques. En effet, la centrale de Drax introduit depuis 2016 une portion croissante de biomasse forestière pour la substituer au charbon comme combustible. La biomasse qu’on brûle émet du CO2, mais celui-ci n’est pas comptabilisé comme facteur de changement climatique si le territoire d’où il provient conserve sa vocation forestière. Les arbres qui poussent captent en effet une quantité de ce gaz équivalente à celle qui provient de la combustion.
Optimiste, le maire Pierre-David Tremblay s’attend à des mouvements positifs dans les 6 à 8 prochains mois dans le dossier de la future usine de bioraffinerie forestière, qu’on veut implanter en Haute-Maurice. Le maire faisait le point sur ce dossier dans le cadre du cahier Projection de l’Écho de La Tuque.
Selon une étude commandée par Énergir, 66 % du gaz naturel pourrait provenir de sources renouvelables, dont près de 50 % serait issu de résidus forestiers, d’ici 2030. Et c’est au Saguenay–Lac-Saint-Jean que ce potentiel de production est le plus élevé.
L’entreprise Barrette-Chapais a confirmé mardi un investissement important du côté du Port de Saguenay, alors que deux dômes d’entreposage et un système de convoyeurs seront construits au coût de 17 M $ pour stocker, avant l’expédition par bateaux, la granule industrielle qui sera produite dès cet été à leur usine en construction actuellement à Chapais.
L’entreprise Combustion Expert Énergie se spécialise dans la vente de centrales thermiques à la biomasse ainsi que dans l’automatisation et l’optimisation de chambre à combustion à la biomasse. Et dans les trois dernières années, la compagnie s’est bien implantée dans le secteur des énergies renouvelables grâce aux efforts de Sylvie Milette et Claudia Goulet, associées justement depuis 2015.
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